‹ La lignée des poètes français au 19e siècleChapitre 29 sur 42 · UNE JEUNE FILLE PARLE · texte numérisé non relu

UNE JEUNE FILLE PARLE

T ES fenouils m'ont dit : Il t'aime si ■^ Follement qu'il est à ta merci ; Pour son revenir va t'apprêter.

— Les fenouils ne savent que flatter !

Dieu ait pitié de mon âme.

Les pâquerettes m'ont dit : Pourquoi

Avoir remis ta foi dans sa foi 1

Son cœur est tanné comme un soudard.

— Pâquerettes, vous parlez trop tard !

Dieu ait pitié de mon âme.

Les sauges m'ont dit : Ne l'attends pas, Il s'est endormi dans d'autres bras.

— O sauges, tristes sauges, je veux Vous tresser toutes dans mes cheveux.

Dieu ait pitié de mon âme.

{Le Pèlerin passionne'.)

T7N chacune des manifestations poétiques, en ■^^' France, une note plus tendre — une note à la Valmore — retentit; le nouveau mouvement, en Marie Krj'sinska, eut cet accent rare, plus profond dans sa molle cadence que certains appels bruyants ; venu — dirait-on — de source souterraine.

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