UNE JEUNE FILLE PARLE
T ES fenouils m'ont dit : Il t'aime si ■^ Follement qu'il est à ta merci ; Pour son revenir va t'apprêter.
— Les fenouils ne savent que flatter !
Dieu ait pitié de mon âme.
Les pâquerettes m'ont dit : Pourquoi
Avoir remis ta foi dans sa foi 1
Son cœur est tanné comme un soudard.
— Pâquerettes, vous parlez trop tard !
Dieu ait pitié de mon âme.
Les sauges m'ont dit : Ne l'attends pas, Il s'est endormi dans d'autres bras.
— O sauges, tristes sauges, je veux Vous tresser toutes dans mes cheveux.
Dieu ait pitié de mon âme.
{Le Pèlerin passionne'.)
T7N chacune des manifestations poétiques, en ■^^' France, une note plus tendre — une note à la Valmore — retentit; le nouveau mouvement, en Marie Krj'sinska, eut cet accent rare, plus profond dans sa molle cadence que certains appels bruyants ; venu — dirait-on — de source souterraine.