‹ La lignée des poètes français au 19e siècleChapitre 7 sur 42 · THÉODORE DE BANVILLE · texte numérisé non relu

THÉODORE DE BANVILLE

Les dieux eux-mêmes meurent, Mais les vers souverains Demeurent Plus fort que les airains.

Sculpte, lime, cisèle ; Que ton rêve flottant Se scelle Dans le bloc résistant !

(L'Art — Émaux et Camées^

T EJîoi romantique monte, va — semble-t-il — tout ■^ couvrir, puis s^ enlise dans les sables de V école du bon sens. Le vocabulaire énorme reste — la vague disparue — ntont de cailloux prêt pour les Banville qui voudront faire des ronds dans Veau, avant de se perdre au détour de la route, à la recherche des grands parents disparus.

T L (Hugo) regarda le monde, et, sachant dans son cœur

Les secrets oubliés du lyrisme vainqueur, S'écria, plein déjà du céleste délire : ' Je serai l'Harmonie et je serai la Lyre ! ' Et, sans faiblir après sous ce sublime effort, Il dit aux fronts courbés, se sentant assez fort Pour ourdir à son tour quelque sublime trame : ' Je serai l'Épopée et je serai le Drame ! '

Page 1