La ligue à Metz
^^^'iMPREssiON de ce volume, intérim rompue par la mort de son auteur, s'achève aujourd'hui par les soins pieux de deux de ses amis, qui ont accepté la mission d'accomplir, dans la mesure de leur pouvoir, la volonté suprême du si regretté Ernest de Bouteiller.
Par les dernières lignes qu'ait tracées sa main déjà défaillante, M. de Bouteiller m''avait désigné, en des termes d'une bienveillance affectueuse, pour continuer son œuvre et la compléter par les notes qu'elle réclame, avec l'honneur de mon nom associé au sien sur le titre de l'ouvrage.
Pénétré de l'iyjip or tance de ce travail et de mon insuffisance à m en acquitter dignement à moi seul, animé du désir que ce livre posthume ne fût pas inférieur à ses aînés, j'ai prié Madame de Bouteiller de confier cette partie de la tâche à M. Auguste Prost qui, sur sa demande, a bien voulu s en charger, au double titre d'ami et de compatriote. M. Prost s'est mis à l'œuvre iynmédiatement, avec le ^èle que lui connaissent pour les travaux de ce genre tous ceux qui s'intéressent à l'histoire du pays de Met^.
Met:{ ! ville dont le souvenir imprègne si fortement l'esprit de qui l'a connue, c'està-dire aimée; Met:(-la-Pucelle, à l'exaltation de laquelle le cher et regretté Ernest de Bouteiller avait consacré toute la force et l'éclat de son intelligence ; Met^ violée, dont la perte l'a frappé au cœur; Met^ a fait à ce Messin, à ce Français, des funérailles dignes de lui et dignes d'elle-même.
Met^, qui se souvient, honorera pieusement
la mémoire de celui de ses enfants dont la vie s'était identifiée avec le culte de ses' intérêts^ et qui , sur son lit de mort , a formulé la dernière expression publique de sa pensée d'historien en ces termes, empreints d'affection tout ensemble et de regret : a. Il y a encore « bien des choses à trouver sur Met\ ! »
Ces mots étaient tracés dans la soirée du 22 mai. Proche à ce moment était Vheure où, M. de Bouteiller entrait dans sa douloureuse agonie !
Fr. Bonnardot.