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ÉLECTION DES OFFICIERS

«Une assemblée importante a eu lieu hier soir à la salle Poiré, ancien théâtre Delville. Un bon nombre de personnes s'étaient réunies dans le but de fonder une association connue sous le nom de Ligue d^ Enseignement, dont l'objet serait de s'occuper d'une manière pratique des questions d'instruction publique.

«Parmi les personnes présentes étaient MM.J.-T. Cardinal, Henri Mercier, Dr L. Laberge, Denis Lanctôt, l'échevin Faucher, J.-A. Drouin, l'échevin Martineau, Godfroy Langlois, Arthur Beauchesne, A. St-Martin, H. Gervais, J.-A. Roch, Dr Gaston Maillet, David Brisebois, l'échevin Dagenais, Hector Garneau, L. Larose, A. Boudet, l'échevin Lapointe, Valmore Lamarche, J.-A. Deniger, A. Bergevin, M. P. P., J.-W.-A. Geoffrion, Ev. Brassard, Jos. Archambault, J. Portier, Robert Rocher, Dr Adelstan de Martigny, Dr J. Warren, E. Pelletier, B. Lippens, inspecteur d'écoles, etc.

* M. l'échevin Faucher a été élu président de l'assemblée et M, Godfroy Langlois, secrétaire.

«M. Langlois appelé à adresser la parole a dit quelques mots de l'instruction publique. Il a rappelé que nos institutrices reçoivent des salaires ridicules et que les contribuables, en général, ne s'intéressent pas assez à l'enseignement. Il a suggéré que l'on forme une ligue qui s'occuperait de cette grave question au même titre que les Chambres de commerce discutent les matières commerciales. // a fait remarquer qu'en France il y a une ligue d' enseignement dont les membres, fort nombreux, exercent une influence fort considérable sur fins-

truction publique. Le conseil qui a charge de notre administration scolaire est sans doute fort respectable et possède la confiance des têtes dirigeantes, mais il ne siège que deux fois par année et n'est pas renseigné des détails de notre système.

« M. l'inspecteur Lippens a exprimé, lui aussi, le regret de constater l'apathie de nos compatriotes sur une question aussi grave. Les Canadiens, a-t-il dit, possèdent de grands talents naturels qui ne demandent qu'à être développés, mais malheureusement ils sont parfois victimes du fait que leur formation première a été négligée. En maints endroits, il est difficile d'avoir de bonnes institutrices, vu la maigreur des salaires et le trop grand désir des commissaires, qui veulent toujours trop économiser.

«M. le professeur Brisebois a abondé dans le même sens.

«M.J.-T. Cardinal s'est déclaré très favorable au projet de former une ligue qui contribuera à améliorer notre instruction publique et a promis son concours à tout projet fondé dans ce but.

«D'autres discours ont été prononcés par MM. les échevins Martineau, Lapointe et Dagenais, M. Achille Bergevin, M. P.P., et M. Honoré Gervais, C. R.

«Enfin, il a été résolu unanimement de fonder la Ligue d'Enseignement et d'en nommer les officiers suivants:

« Président, M. 0. Faucher, échevin ; vice-président, M. Godfroy Langlois; secrétaire-archiviste, M. Napoléon Brisebois; secrétaire-correspondant, M. Arthur Beauchesne; trésorier, M. Valmore Lamarche.

«Ces Messieurs devront dresser les règlements et la constitution de la Ligue, conjointement avec MM. Honoré Gervais, Dr L. Laberge, DrJ. Warren, Robert Rocher, A. Bergevin, J.- T. Cardmal, E. Pelissier, J. Portier, échevin Martineau, Dr A. de Martigny, Dr Gaston Maillet et B. Lippens.»

(Le Journal àe Montréal, du 10 octobre 1902.)

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