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‘historique de la Ligue canare ressortir Je Caractère et l’origine
nseignement de
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justificatives. que veut voir verra alors
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cri d'alarme.
Oui, Canadiens-fran ais Je le répète, vous n'avez Ligue qui semble
tête, Sinon, la
Il faut que tous le sachent bien: La Ligue de l'Enseignement de France, appelée par son fondateur, Jean Macé, ‘ la fille de la maçonnerie ”’, a été l'instrument dont s'est servi la franc-maçonnerie dans la lutte qu'elle a livrée à l'Église, lutte qui a eu pour résultat le vote de toutes les lois anti-chrétiennes faites depuis trente ans, y compris la loi des associations, Dès 1882, le projet de cette loi était déposé par Waldeck-Rousseau devant les Loges,et provoquait cette déclaration très suggestive du F. Poulle: “ je viens de prendre connaissance du projet de loi ‘“ Waldeck-Rousseau ” sur les associations. Ce projet est à l'étude de la Commission. S'il est voté, même avec ses amendements, nous y trouverons de quoi faire vivre le Grand-Orient de France et les Loges” (1).
Or, ce que beaucoup de Canadiens-français ne savent pas, c'est que le Grand-Orient de France a des ramifications au Canada. Deux Loges de Montréal obéissent à ses lois !
L'apparition sur nos bords d'une fille de la Ligue de l'Enseignement n’a donc rien que de trèsnaturel. Mais rien aussi de plus naturel que la fille se propose, comme la mère, la destruction de l'Eglise, en Soustrayant à sa salutaire influence l'âme de nos
(1) Bulletin du Grand-Orient, 1882, P. 133.
enfants. Rien de plus naturel encore que la fille, Comme la mère, use d’astuce et de mensonge pour arriver à ses fins, se présente sous un dehors patriotique et national, et commence par arracher les signatures de hauts Personnages, dont les noms lui servent de talismans Pour mieux surprendre la bonne foi des 8ens et faire plus ample moisson.
J'ai svus les yeux la liste des membres de la Ligue canadienne, I] y a des sénateurs, des miuistres, des juges, des conseiliers législatifs, des députés, des avocats, des médecins, des échevins, des Journalistes, des marchands, des fonctionnaires publics, des hommes enfin de toutes professions. Je suis persuadé que la bonne foi du grand nombre a été surprise, Beaucoup de ces noms que je connais Sont certainement à l'abri de tout soupçon. Voilà Pourquoi je les tairai ici.
Quant à ceux qui ont assumé sur leur tête la responsabilité de la création de cette Ligue, il fallait qu'ils fussent impitoyablement montrés du
i ai fait; non par esprit de haine pour leurs Personnes, mais par amour pour l’Église et la patrie Canadienne-française menacées dans ce qu’elles ont de plus cher.
HENRI BERNARD
Notre-Dame des Neiges-Ouest, près Montréal,