CHAPITRE II But véritable de la Ligue
EAN Macé disait en 1866:
« Je fais appel à tous ceux qui conçoivent la Ligue future comme un terrain neutre, politiquement et religieusement parlant,et qui placent assez haut la question de l'instruction populaire, dans le sens strict du mot, pour accepter de la servir toute seule sur ce terrain-là, abstraction faite du reste.» (1) (J. Macé, Les origines p. 219, Opinion Générale, 15 Novembre, 1866.)
Protestations mensongères! nous avons déjà eu l’occasion de le voir. La Ligue de l'Enseignement est dans toute la force du mot une société politique et religieuse, mais cachée sous le voile du ‘“sousentendu,” c’est-à-dire de la fourberie et du mensonge. Dès les commencements, elle a poursuivi deux buts, l’un religieux, l’autre politique.
(1) Comparez, amislecteurs, cet appelhypocrite avec la déclaration suivante que M. Arthur Beauchesne publiait dans le Journal du 21 janvier 1903 :
«Elle (Ja Ligue) a été fondée pas plusieurs personnes avides de se rendre utiles au pays et ouvre ses portes à tous les citoyens qui désirent perfectionner notre système d'éducation Le radical ou l'ultramontain peut en faire partie; le conservateur peut y coudoyer le libéral.»
M. Steeg déclarait au Congrès de la Ligue tenu à Tours en 1884:
«Jusqu'ici, assaut du Pouvoir, elle hui elle doit travailler
blique, avoir l'État à son servi
Pher ses idées.» Si nous voulons voir accomplir notre devise: L'État c'est nous!» (Georges Goyau, l’École d'aujourd'hui.)
«Voyez pour la politique, dit M. Eugène Tavernier, Comme Jean Macé a dissimulé et comme ensuite, il s’est enorgueilli d’avoir su le faire. En 1877, il se vantait “d’avoir pu, sous les yeux de l’Empire déclinant, pré. Parer les voies à la République, à la condition de ne pas