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CHAPITRE II

Pourquoi cette Ligue ?

INSI donc le système d'éducation de la Province de Québec était jugé insuffisant par le fondateur de la Ligue.

Il y avait de quoi s'étonner dans les milieux bien pensants, d’une si audacieuse déclaration, quelque voilée qu’elle fut par l’euphémisme des mots. Si la création nouvelle n’a rien que cela pour justifier son existence — se dirent les vrais amis de l’Instruction publique — que vient-elle donc faire ? que pouvons-nous en augurer de bon ?

On peut bien accuser d'insuffisance notre système scolaire, on peut même crier, comme l'ont fait de vils détracteurs, que notre population française de la Province de Québec a toujours croupi et croupit encore dans l'ignorance. Mais celui qui s’est donné la peine d’aller aux renseignements, qui a lu, par exemple, la très intéressante étude de M. C. J. Magnan ‘‘ Mémorial sur l Education au Canada,” (1) et a jeté un coup d’œil sur le volumineux

(1) Ouvrage que les dévoués de la Ligue ne pardonnent pas à son auteur. 5

“ Rapport du

tt

Surintendant de l'Instruction pu-

blique de la Province de Québec pour l’année 1900.

Depuis 1846, la route parcourue est considé.

rable, dit M. Magnan. La Province de Québec

sèque,

la plupart des Maisons similaires du conti.

Total des écoles 6,015 Ecoles primaires 5,985 Total des élèves 326,507 Ecoles primaires 317,051 Total des protesseurs 11,370 Ecoles primaires 10,192

Le budget scolaire, qui, en 1867, était de $1,569,191.00 dont $520,326 étaient fournies par les établissements religieux, s'élevait déjà en 1899 à $4,921,785.00 dont $2,460,000.00 forment la part des établissements religieux d'enseignement.

Il y a donc eu de 1867 à 1901 une augmentation de 2,122 écoles, c’est-à-dire 62 écoles (et plus) par année. Il n’y a qu’une diminution à constater, c'est dans la contribution mensuelle payée par les élèves. En 1867, les élèves de l’Ecole primaire n'’étaient qu’au nombre de 205,520 et payaient $452,868.

En 1901, ils étaient 317,051 et n’ont payé que $222,132.

L’instruction a donc fait un très sensible progrès dans la province de Québec.

Sans doute, il ne faut pas nous croiser les bras et demeurer en contemplation devant l’œuvre accomplie. Il y a encore à faire, le progrès n’a pas de point d’arrêt.

Mais il n’est nationale et anti.

aux yeux du peuple il saires.

Qu’avons-nous bes auprès du Pour de

an cs

oin d'aller ch

ercher modèle

Je ne crois pas que ce soit en fermant les écoles, comme l'ont entrepris les ministres Waldeck- Combes qu'ils relèveront leur prestige et qu'ils pourront se poser en modèles.

Mais, M. Magnan a aussi montré que si la Province de Québec était à la tête de toutes les Provinces, elle le devait au zèle de nos instituteurs et institutrices catholiques, au zèle et au dévouement des religieux, des religieuses et des prêtres qui, à eux seuls, donnent autant que l’État à l’œuvre de l'Éducation.

Oui, le dévouement religieux, voilà ce qui porte au premier rang la Province de Québec. Voilà aussi, hélas! ce qui énerve tant certains laïcisateurs au Canada comme en France. Ces hommes ne peuvent supporter la supériorité des œuvres catholiques, et dans leur haine aveugle, ils ne craignent point d'insulter leur pays.

Si un arbre se reconnaît à ses fruits, on devra reconnaître la supériorité de l'éducation catholique donnée à la majorité de la jeunesse de la Province de Québec, car d’après les statisques de la criminalité, la Province de Québec a l’honneur de compter le plus petit nombre de condamnations.

D’après les statistiques du

Souvernement fédéral, la moyenne dans Je

Pays entier est de une condam.

nation par 127 habitants.

Colombie... 1 pour 56 habitants Territoires... OR : : 5 CR ne “114 e | Manitoba... OS à. di | Nouveau-Brunswick...1 « 144 jé | Nouvelle-Ecosse..….…

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