MURAT
tait
les accusations portées contre l'enseignement secondaire et primaire dans la province de Québec.
Depuis 1846, la route parcourue est considérable, dit M. Magnan. La province de Québec possède plus de 5,000 écoles primaires, 600 écoles primaires-supérieures, 3 écoles normales, 1 école polytechnique, 2 écoles d'agriculture, plusieurs écoles d'arts et métiers, 2 écoles pour les sourds-muets, d'admirables orphelinats, 19 établissements d'enseignement secondaires, 2 universités dont l'une, l'Université Laval, avec ses deux sections (Québec et Montréal) surpasse, en valeur intrinsèque, la plupart des maisons similaires du continent am ‘icain. (Maoenan : Mémorial, p. 25-26.)
Le progrès général de tout peuple dépend du développement qu'on apporte à son instruction intellectuelle et morale. Or, sous ce double rapport, la province de Québec, loin de rétrograder, a fait un grand pas en avant.
Un tableaucomparatif du mouvement de l'éducation dans notre province montrera mieux, que tous les raï-
sonnements, les progrès accomplis de 1867 à 1901.
1867 1901 TORRES COE..srennuu OU 6,015 Écoles primaires... == 3,863 5,985 Total des élèves... 212,837 326,507 Écoles primaires, = nn 205,520 317,051 Total des professeurs... 1,536 11,370 Écoles primaires... — L,280 10,192
Le budget scolaire, qui, en 1867, était de $1,569, 191.00, dont $520,326 étaient fournies par les établissements religieux, s'élevait déjà en 1899 à $4, 921,785.00, dont $2,460,000.00 forment la part des établissements religieux d ‘enseignement.
I v a donc eu de 1867 à 1901 une augmentation de 2 122 écoles, c'est-à-dire 62 écoles, et plus, par année. Il n'y «a qu'une diminution à constater, c'est dans la contribution mensuelle payée par les élèves. En 1867, les élèves de l'école primaire n'étaient qu'au nombre de 205,
520 et p: ivaient $452,868.
En 1901, ilsétaient 317,051 et n'ont p« uvé que : 5222, Er 5
L'instruction a donc fait un très sensible progrès dans la province de Québec.
Sans doute, il ne faut pas se croiser les bras et demeurer en contemplation devant l'œuvre accomplie. Il y a encore à faire: le progrès n'a pas de point d'arrêt.
Maus il n’est pas juste, et c'est faire œuvre antinätionale et antipatriotique, que de dénigrer et jeter le mépris sur l'œuvre accomplie, aux prix des plus pénibles sacrifices de tout un peuple.
Que prétendent donc faire les fondateurs dela ‘Ligue canadienne ?” [ls ne cessent de citer l'œuvre du gouver-
nement français. Savent-ils seulement ce qui se passe en France? Le gouvernement françé us, de puis 1881, a fait
plus du douze lois pour rendre l'instruction ‘gratuite et obligatoire.” Depuis cette époque néfaste, 1 il a dépensé
des milliards et dépense encore plus de 300 millions par
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année pour l'instruction primaire. Cependant il est obligé de constater son insuccès : et, pour le cacher aux yeux du peuple, il ferme les écoles de ses adversaires !
Qu'avons-nous L. soin d'aller chercher modèle auprès du gouvernement français ?
Les six volumes des procès-verbaux de l'enquête sur la faillite de l'Enseignement gouvernemental, (1899, présidée par M. Ribot) n’est qu'une longue constatation de cet insuccès complet. On sait que c'est à la suite de cette enquête si favorable à l'école congréganiste que la maçonnerie résolut de porter le dernier coup à la Loi Falloux.—"" 11 faut rattraper la clientèle,” s'était alors écrié M. Combes. C'est ce qui lui valut l'honneur de la présidence du Conseil.
Nous ne pensons pas que cesoit,en fermant les écoles de ceux dont l'incontestable supériorité les écrase, (1) comme l'ont entrepris les ministres Waldeck-Rousseau- Combes, que les sectaires relèveront le prestige des écoles gouvernementales.
Mais M. Magnan a aussi montré que, si la province de Québec était à la tête de toutes les provinces, elle le devait au zèle de nos instituteurs et institutrices catholiques, au zèle et au dévouement des religieux, des religieuses et des prêtres qui, à eux seuls, au point de vue pécuniaire, donnent autant que l'État, à l'œuvre de l'éducation.
Maurice Croisé: L'Institut des Frères des Écoles chrétiennes du Bulletin de la Société général
extrait d'Education et d'Enseignement : — Déposition du F, Justinius, secrétaire général de l'Institut des Frères des Écoles carétiennes, dans l'enquête sur l'enseignement secondaire : présenté par M. Ribot,
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Quant à la valeur de l'instruction donnée dans les écoles canadiennes-françaises et catholiques, voict un jugement qui vaut bien celui des sectaires.
Après une minutieuse enquête sur les besoins et les résultats de l'enseignement actuel, rapporte la Gazette, M.le major Macaulay, principal de l'académie Westmount, a été surpris de l’unanimité de ses correspondants à déclarer que la moyenne des jeunes Canadiens français, en général, est bien plus apte aux affaires que les jeunes Anglais. C'est que les premiers, pour la plupart, comprennent l'anglais et le français, ce qui est La Gazette, mai 1905.
plus rare chez les Anglais.
Et d'ailleurs, les 11: “odes d'enseignement de nos religieux n’ont-elles pa -:f"enu les premières médailles
aux expositions de Philade:phie en 1876: de Paris en 1878: de Londres en 1884; de Chicago en 1893; de Paris encore en 1900 ? n'est-ce pas suffisant ?
Honneur done à la méthode d'enseignement qui a mis la province de Québec au premier rang dans tout le Canada !
Oui, le dévouement religieux, voilà ce qui porte au premier rang de la province de Québec. Voilà aussi, hélas! ce quiénerve tant certains laïcisateurs au Canada comme en France. Ces hommes ne peuvent supporter ja supériorité des œuvres cathonques; et, dans leur haine aveugle, ils ne craignent poiut d'insulter leur pays.
Si un arbre se reconnaît à ses fruits, on devra recon-
naître la supériorité de l'éducation catholique donnée à
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la majorité de la jeunesse de la province de Québec: car, d'après les statistiques de la criminalité, la province de Québec a l'honneur de compter le plus petit nombre de condamnations.
Daprès les statistiques du gouvernement fédéral, la moyenne dans le pays entier est de une condamnation par 127 habitants.
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(Magnan.—Mémorial, p. 8.)
Honneur donc à notreéducation catholique qui produit de si bons résultats!
Honte à ss insulteurs !
Mais, quels peuvent bien être les motifs qui font crier si fort les promoteurs de la Ligue de l'Enseignement ? Et quelles raisons pouvait bien avoir M. Langlois, le 9 octobre 1902, pour fonder cette Ligue? Mystère !