PHRYGIEN
cités par les auteurs anciens. Le nombre de ces derniers mots est assez important, et comme leur sens est bien fixé par les auteurs mômes qui les rapportent, ils peuvent servir de point de départ, à toute l'étude du phrygien. Leur inscription, sans doute, peut être plus ou moins exacte, mais il ne faut pas penser qu'elle soit trop défectueuse.
Que l'on rapproche ces langues indo-européennes du grec ou des langues éraniennes, notamment de l'arménien, la transcription des mots de ces différents idiomes en langue grecque doit être relativement fidèle. Les anciennes langues éraniennes, en effet, ne sont pas fort éloignées des dialectes grecs, et il est permis de penser que les idiomes indo-européens de l'Asie Mineure relient davantage ces deux familles.
Ils n'appartiendraient donc ni au groupe des langues éraniennes, comme l'ont pensé beaucoup d'auteurs, ni au groupe des dialectes grecs, mais ils formeraient une branche spéciale aussi rapprochée du grec que de l'arménien et de l'ancien perse.
Ce n'est encore là qu'une simple hypothèse que l'avenir pourra tout aussi bien renverser ou confirmer. Peut-être découvrira-t-on, d'ailleurs, que si certains idiomes de l'Asie Mineure sont intimement alliés, comme, par exemple, le coréen et le lycien, il en est d'autres qui n'ont entre eux que des rapports assez éloignés ; peut-être même faudra.-t-il les classer en deux groupes, dont l'un se rattacherait aux langues éraniennes, l'autre au grec. Mais la question est dans la première période d'étude, et ces différentes langues ne peuvent être rangées que parmi celles dont la classification n'est point encore possible.