MORALISTE EN BADINANT
G'efit, ma foi, ud fort gentil volume que je viens de parcourir ; en deux traits, je Pai lu, 224 pages : mais ça cQm mande votre intérêt du commencement à la fin. Si vous ne l'avez pas
encore fait, ouvrez ce livre-là, et je parie que j'aurai des imitateurs, tant ça vous empoigne, ces traits légers, si rapidement esquissés.
Ce qui frappe le plus, de prime abord, dans les Covps de Orayon, c'est l'esprit éminemment pratique de l'auteur ; on y reconnaît aisément la plume qui sait toujours si bien moraliser, en style aimable, dans nos deux seules revues de la jeunesse, VEtudiarU et le Couvent, que l'abbé Baillairgé rédige depuis leur fondation avec ce talent qui lui est propre. Il faut voir avec quelle habileté l'auteur sait fait flèche de tout bois, l'orsqu'il s'agit de proposer à ses lecteurs une pratique chrétienne ou simplement morale. Observateur diligent, le moindre bout de discours, i'action d'apparence la plus commune lui donnent occasion d'un bon conseil ; il nous le sert sur place en des termes toujours convain cants, malgré leur extrême concision. Il n'insinue pas, il démontre, il ne flatte pas, il persuade. C'est comme en se jouant, dans le cours, de ce récit tout plein d'animation, qu'il prouve qu'il est nuisible à un jeune homme d'user du tabao, qu'il est mal à lui de courtiser une jeune personne sans dessein âxe de mariage; qu'il ne convient pas mademoiselle de forcer la main à sa maman pour valser avec celui-ci, sortir en chaloupe, seul, avec celui-là, que la
mère doit y bien veiller ; que messieurs les commissaires d'écoles ont tort, enftn, de donner comme prix des livres cartonnés aux élèves avancés dans les classes, et encpre plus, de ne pas encourager notie librairie nationale, quand " nos écrivains meurent de faim," etc, etc. Ou je me trompe fort, ou c'est là du sens pratique, pour nous, n'est-ce pas ? Un autre point de vue sur lequel ne ressort pas moins vivement l'esprit pratique de l'auteur c*est qu'il ne manque pas l'occac^ion de glister un bon mot, dans le cours de ses pages ou au talon d'icelles, en faveur d'un livre ou d'un journal utile : Le Naturaliste canadien, de l'abbé Provancber, y a le sien, à côté de Une fête de Noël sous Jacques Cartier, de M . Ernest Myrand ; TEtudiant et le Couvent eu bénéficient pareillement : c'est bien naturel, mais ce n'est pas moins juste.
Ce caractère qui les distingue ne semble pas prêter peu de consistance aux Coups de Crayon et pallierait, au besoin, aux yeux des prévenus, leur apparente légèreté. Sur ce point là, d'ailleurs^ il faut bien s'entendre avec l'auteur, comme il nous l'indique au début. II n'a pas prétendu faire de riches tableaux ni mênie de grands dessins, mais de simples coups de crayon : il s^est agi, pour lui, de faire voir à
8ea lecteurs les hommes et les choses peints sur le vif, tels qu'on les rencontre, tous les jours, sur le chemin de la vie, et de faire avec eux les réflexions que commande naturellement la vax'iété de situations qui résulte de ce contapt. On ne pourra s'empêcher de constater qu'il n'a pas nqal rempli son cadre.
Les Coups de Crayon sont dejbon augure :
voilà un genre nouveau, un genre plein d'agréments dont vous dotez notre bibliothèque canadienne ; nous en sommes vos obligés, monsieur l'abbé. Comme vous le dites bien : " Celui-là n'arrivera jamais à tirer de sa plume toute l'utilité dont elle est capable qui n'ose pas commencer à écrire'" Vous avez noblement débuté, nous aimons à croire que vous ne vous en tiendrez pas là.
Jules Saint Elme.
Onide français de la Nouvelle- Angleterre et de l'Etat de New- York. Iii-8 de 666 pages
Ce volume donne une foule de renseignements sur nos compatriotes des Etats-Unis ; il est propre à les rapprocher les uns des autres et à nous rapprocher d'eux. Il est indispensable aux hommes d'affaires en re-
lations avec les Canadiens- Américains. Une compilation de ce genre ne peut se faire sans beaucoup de dépenses ; c'est faire œuvre patriotique que de Tencourager. S'adresser A. la société de Publications Françaises, à Lowell, Mass.
Principes de littérature, â l'usage des académies, des couvents et des institutions commerciales, par J. Seguin, curé de Verchères. Tome 1er, in- 12 de 308 pages. En vente chez Cadieux et Derome. Prix de l'exemplaire 60 centins.
L'ouvrage complet aura deux volumes.
Le premier donne, en 100 pages, les notions les plus nécessaires et les plus utiles sur les éléments et les qualités du style, sur le style simple, sur la composition, la narration, la description et les lettres.
Ce livre est classique. Il procède avec méthode par questions et réponses.
L'auteur met sous les yeux la pratique de ce qu'il enseigne. * Il est clair et précis.
Les conseils pratiques sont nombreux et appropriés.
M. le curé Séguin, il est aisé de le voir, a
rait une étude approfondie : il est tout à fait maître de sa matière.
Après les préceptes, l'auteur doune dans un appendice de 200 pages un choix d'exemples des maîtres en chaque genre. Ce choix est excellent.
L'auteur s'est fait un devoir de citer en différents endroits nos écrivains canadiens.
Ce premier volume est donc de bon augure pour le second, Nous le recommandons avec plaisir. P. A. B.
Bevolutions and Evolntions in Ireland, par le R. P. E. Piché.
Cette brochure reproduit une conférence que notre ami a faite à Belfast en décembre 1889. Cette conférence a été très applaudie.
Après avoir défini ce qu'il entend par révolution ( transformation violente ) et par évolution ( transformation lente ), il parle des révolutions de 1803, 1843, 1867, et constate qu'elles ont été peu fructueuses pour l'Irlande.
Il parle ensuite des évolutions : le champ de bataille s'est déplacé, il est en Angleterre même ; le landlord et son agent ne sont pîuà des protestants ; les catholiques n'ont
plus à payer pour le soutien d'une église étrangère ; l'Irlande a 85 membres- grÂce à Tacte des Franchises ; les Irlandais du Nord naissaient avec la crainte de Dieu et dea orangites, la crainte de Dieu leur reste, mais non plus celle des orangistes I L'Irlande poursuit ses glorieuses évolutions sous Parnell et Gladtjtone. Dieu leur soit en aide.
Catéchisme! d'Hygiène privée, par le Docteur Desroches.
L'hygiène et la morale, indissolublement unies, constituent les bases véritables de toute éducation. Si l'hygiène du corps est indispensable, l'hygiène de l'âme ne l'est pas moins, la santé de ces deux éléments cons^ titutifs de Thomme formant le bien le plus précieux dont nous puissions jouir ici-bas.
Cette indiscutable et sage maxime, que le poète latin résumait, si justement^ dans son Mens Bana in corpore sano, nous la retrouvons, développée tout aussi clairement, dans un petit opuscule fort intéressant que nous adresse notre confrère et ami, le Dr Desroches, dont le nom est intimement lié à toutes les questions d'hygiène qui intéressent ce
pays ami, que nous avons laissé de Pau ire côté de TÂtlantique, le Canada.
Pensant avec juste raison que les sentences dogmatiques des TraUés sont trop savantes pour les enfants, voir quelquefois même pour les parents, le Dr Desroches a voulu présenter à M. tout le monde, qui a plus d'esprit... surtout que M. de Voltaire, un petit livre classique, où seraient exposés, d'une manière simple, concise .et méthodique, les notions les plus indispensables de l'hygiène. Son Gaiéùhianie d'Hygihne privée^ dont le titre seul exprime l'idée, avec ses questions et ses réponses, remplit admirablement le but qu'il s'était proposé, et servira particulièrement et utilement aux enfants pour leurs exercices de lecture et de mémoire.
J. DE PiETRA Santa.
Traité de philosophie scolastiqne, tome II, Cosmologie et Psychologie, par M. Elle Blaoc, pire, professeur aux focaltés catholiques de Lyon, 1889.
Voici le SêconJ volume du Cours de philo' Sophie scolastique dont M. l'abbé Blanc a entre-
pris la publication. Nous eo avons abordé la lecture avec une vive curiosité. C'est, on le sait, en cosmologie et en psychologie que se rencontrent les doctrines les plus caractéristiques de la scolastique, et celles qui passionnent le plus les contemporains. Il y avait dans l'entreprise si nouvelle d'exposer en français ces notions, d'assez grandes difficultés ; Nous estimons que M. l'abbé Blanc s'en est tiré avec bonheur. Toutes les théories de l'Ecole sont aussi fidèlement présentées qu'elles Pauraient pu être en latin. L'ordre des matières est bon ; le style est très clair et intéressant, ce qui n'est pas un petit mérite dans un travail de ce genre î quelques chapitres sont vraiment remarquables pour l'élévation des idées et la solidité
de l'argumentation, celui, par exemple, qui traite de la création.
Nous sommes donc en possession d'un manuel où sont résumés sous une forme heureuse les enseignements traditionnels de la philosophie thomiste. Ces enseignements, tout le monde pourra désormais les lire et les discuter, et nous croyons que ce sera pour le plus grand avantage de l'Ecole. En la discutant, on apprendra à rappyécier $ 'elle-même apprendra à mieux juger des difiicultés de certaines thèses.
M. Blanc, par cette publication, rend un vé-
rftable service à la cause de l'Ecole, el nous l'en remercions sincèrement.
DOMET DE VoRGES.
Nous recommandons ce nouveau Irailé de philosophie ( 3 volumes, $3.00 ) aux eludiants du Canada. On peut s'adresaer au bureau de TEtodiant, Jolietle.
Le Guide Floral de Vick. Nous avons reçu
de J. Vick, Rochesler, N.-Y, , son Guide Floral lequel pour la beauté de l'apparence et la commodité de Tarrangement, surpasse tout ce que nous avons vu Jusqu'ici dans le genre. C'est une brochure de huit pouces par dix, contenant cent pages juste de matière, en comptant la couverture qui n*est pas la partie la moins importante.
Bien qu'appelé '• guide floral,'^ ce livre est autant consacré aux légumes, et il comprenil une liste et une description de fleurs, de légumes et de petits fruits aussi complète qu'il en pouvait être renfermé dans un volume de cette grosseur.
Nous conseillons â tous nos lecteurs de Taire venir ce guide en envoyant la somme de dix centins, laquelle pourra êtr^ déduite de la première commande : et s'il se trouve quelque dame de nos amis qui puisso réussir â faire éclore une rose naturelle comparable, en b-au-
té, à la nouvelle rose ray«^e que l'on montre dans la gravure, il nous ferait plaisir d'être invité à aller la voir
Lk N:vTT'>\al dk Plattsburg.
Ceux qui s'occupent, au Canada, do la culture des fleurs et des légumes, feront bien d'acheter cette brochure. C'est à ce litre que nous reproduisons cette note qui ne trouve pas ici sa place naturelle. F. A. B.
Au Royaume du Saguenay. "'Voyage au
pays de Tadoussac, par J. Edmond Roy — Côté— Québec— 1889.
Je sais plus d'un écolier qui recevrait avec •^^plaisir — prix de thème ou de version — ces 230 pages, In- 12, dans leur jolie toilette typographique.
M. Rousseau est un écrivain sérieux. Ce volume est rempli de détails historiques du plus haut intérêt, présentés dans un très bon style. F. A. B.
s **I1 se fait dans l'antique royaum-î du Sague-
nay un travail, non de découvente, mais comme on l'a dit, de résurrection. Les regards se tournent avec surpris© et intérêt vers cette contrée et l'on croit y voir se lever les plus chères espérances de notre avenir canadien français.
La religion y fleurit, le peuple se livre arec activité à l'agriculture, le premier de tous les arts de la paix, et conquiert, chaque jour, sur la forêt de nouveaux domaines. Dans cette vallée, autrefois inculte, que parcourait le missionnaire à la recherche des tribus nomades»
s^asseoit aujourd'hui une belle chrétienté à demeure fixe ; le clocher des églises* et des cathédrales a remplacé l'humble croix de bois que le PajUiasse attachait jadis à la porte de la primitive cabane d'écorce.
Les écrivains et chroniqueurs notent avec soin tous ces progrès nouveaux ; le livre de M. Buies, celui de M. Routhier, divers autres écrits nous ont maintenant familiarisés avec les beautés de ce payii et surtout avec cette mystérieuse rivière qui s'ouvre un passage si profond et si tourmenté à travers la chaîne des Laurenlides.
Cependant les annales du vieux Saguenay semblaient s'enfoncer de jour en jour dans les ténèbres et l'oubli du paseé ; si l'on parlait de cette vaste région, de ses richesses, de ses ressources, c'était surtout en vue de l'avenir.
Monsieur J. K. Roy a pensé avec raison que c'était temps de jeter un regard en arrière et d'exploiter la mine féconde que nous offre
l'histoire du Sagtienay : nous ne pouvons qu'applaudir à son succès.
Prenant Tadoussac pour centre d'opération, il pousse à droite, à gauche, des excursions pleines d'intorêt, et sur les pas des missionnaires, explore à nouveau tout ce territoire depuis les -falaises du St. Laurent jusqu'à la Baie d'Hudson. Il voyage en touriste et raconte en amateur, semant son récit d'anecdotes heureuses et attachantes ; il relève partout avec une exactitude scrupuleuse les traces à demi effacées des apôtres de la foi, constate leurs épreuves, leurs sacrinces, leur dévouement, fait revivre la mémoire de leurs travaux obscurs et oubliés, et ne ménage pas à ces homnies de Dieu l'adiniration que tout esprit sain, que tout âme bien née, que tout chrétien doit éprouver en fo liant ce sol fertilisé de leurs labeurs pénibles, de leur sueur, et quelquefois de leur sang.
. Il a compris le rôle patriotique joué par ces pionniers de la civilisation et n'a pas craint de le mettre en lumière avec autant de franchise que de justice. " L'œuvre des missionnaires'^ nous dit-il, " ne s'est pas bornée à évangéliser les Sauvages. Elle doit être envisagée à un double point de vue. Apôtres et soldats, les Jésuites ont p'Miétré partout, cherchant les plus
oh-cnres retr.iitf^s p)ir y proiignor leur vie an nom ie Die.i et .lu roi 1? France. Dj in^juc qu'ils s'appuyaient sur l'îiîtaî, l'Etat sV<t appuyo sur eu.\. Missionnaire.--, ils travaillaient à la converç'ion «le-» peuples ; a:.çent-i politiques, ils surveillaient les néopliylO'*, les éloignaient ile-s Anglai-?, faisaient b^uéricier l'Eglise et le ^rjuvernernent civil Ju résultat de leurs observations. Ils ne vivaient pus pour eux, mais pour la religion et la patrie." Monsieur J. E. R')y fait peu «le cas lies calomnies que Ton a accumulées sur la Compagnie de Jésus au sujet \\q la traite des pelleteries ; d:ins tO'M les cas, ce n'est pis à lui qu'on fera croire, comme à Michelet et antre naïfs, que les chefs de l'Ordre s'étaient réserve sur le-î bords du Lac St. Jean, une retraite inviolable, une sorte de palais enchanté île mille ET UXE NUITS, oiî ils venaient à tour de rôle pa"«er une grande année à faire chère lie loin de tout regard, mangeant de rambroi-=ie, sablant du nectar et, chose incroyable, mais digne d'envie, fai^sant couler des flots intarissable«» «le Champagne à la glace ! ! Il semble m^rne trouver que le " boucan, sec comme une semelle de soulier et le plat a^sez rarement net ou lavé " auraient pu être améliorés et il en soupire ; h'^las ! ilit-il, les gra'^ses prébendes ne furent point pour ces rudes missionnaires I
Il s'arrête avec une complaisance marquée à raconter les œuvres des P. P. de Crépieul, Coquart et surtout du complexe P. de la Brosse^ dernier missionaire jésuite au Saguenay et autres lieux, et que la légende s'est plu à entourer d'une auréole de prodiges et de merveilles.
Mais c'est Tadoussac qui concentre toute l'affection de ce voyageur ; c'est Tadoussac dont il décrit les vicissitudes et la lente vie ; Tadoussac, le vieux poste de traite, fréquenté par les Européens longtemps avant l'immortelle entreprise de Christophe Colomb ; Tadoussac, qui, suivant les prévisions de notre auteur, sera bientôt le port d'hiver de tous les Canadas ! au reste, c'est déj& un endroit charmant et la main de l'homme y multipliera facilement toutes les beautés. ^'Blotti dans une *' échancrure au flanc des Laurentides, il est " comme un nid de Verdure, qu'enlacent des '' ormes stériles et isolés. Le plateau qui lui " sert de piédestal, est ainsi taillé que d'un cô- '* té les eaux du grand fleuve y battent inces- *' samment sur une grève rocailleuse, et que ** de l'autre, le flot noir du Saguenay vient '' mourir au fond d'une baie tapissée d'un sable ** si fin et si moelleux qu'il n'y a pas de plage ' qui lui soit comfiarable."
Bref» le tôt âge au pats de tadoussao est un petit livre plein d'intérêt et d'amusement. Le style en «st rapide et sûr, et, sauf quelques distractions du prote, il est toujours d'une tenue correcte et avenante. L'érudition s'v met à l'aise et ne gêne personne, et l'on est tout surpris d'avoir recueilli tant ^e détails précieux, d'avoir appris tant de choses dans une lecture de si peu de durée. C'est que, contrairement à l'usage que nous voyons s'introduire, M. Roy n'a pas voulu délayer en cinq ou six cents pages une matière qui ne comportait point cette étendue, mais s'est borné à dire ce qui devait être dit et n'a rien ajouté pour le plaisir équivoque de signer un gros volume,
La Reeue Ccmadiehne, février, 1890.
Alphabet of flrst things in Canada, par
M. George Johnson. —
Sous le titre Alphabet of fint things in Car nada, M. George Johnson vient de publier une brochure de 43 pages remplies d^ renseignements très utiles ai aux journalistes et aux hommes publics.
Avez- vous oublié la date de l'inauguration du pont Victoria ? voyez le titre Bridffe et ii vous dira que ce pont fut ouvert au trafic en 1860, que le premier convoi de passagers le
(raverfa !o IG décombre 1859, qu'il coûte $7,- 800,000 et que pa longueur est de 9, 184 pieds.
C'est tout un nombre de menus faits de ce genre rappelant la date de la fondation des premiers journaux canadien^, de nus premières institutions liiiuncières, historique-», législative?, religicu'-'e-', etc, que M. Johnson a recueillis dans son opuscule.
Tel qu'il est, ce |>remier essai est encore bien incomplet mais avec de la patience et de l'attention il finira, nous l'espérons, par devetiir indispensable.
Le Monde Illustré.