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CANADA ARTISTIQUE

Numéro d'avril

Biographie intéressante, par M. A. Filiatrault, de M. Calixa Lavallée, artiste canadien distingué, maître de chapelle à la cathédrale de Boston.

L'article de M. Legendre sur le chant dans les écoles renferme de bonnes suggestions : ‘‘ Une chose à laquelle on doit veiller, dit-il, c’est de ne pas prendre un ton trop haut. La musique écrite pour les enfants et les jeunes geus ne devrait jamais dépasser le fa naturel et la cinquième ligne dans la clef de s0/.” Il ajoute : «ll va sans dire que le maître doit en même temps donner des leçons de solfège...»

M. Calixa Lavallée dit, dans un article sur l'art musical au Canada, que plusieurs de nos professeurs ne sont pas assez qualifiés. Il ajoute avec raison que l’excellence des écoles et l’éru dition des professeurs est le secret de tout pays qui produit des artistes.

L'article de M. Fréchette sur la ‘‘ décoration du salon ” renferme beaucoup de choses vraies, agréablement dites ; certain point cependant est au moins contestable. ‘Les prêtres qui conseillent à leurs ouailles d’orner leurs salons comme des chapelles ont tort ; et les écrivains qui excluent tout objet religieux du salon, à moins que ce ne soit un chef-d'œuvre, ont également tort. Pas d’ojets religieux, pourquoi ? ‘‘ Le salon est l’endroit le plus profaue de la maison. C’est le lieu où l’on rit, où l’on flirte malheureusement ! le lieu où l’on joue aux cartes, où l’on danse, où l’on chante des romances sentimentales, et — encore plus malheureusement — des chansonnettes plus ou moins risquées.”

‘* Vous voyez bien ce n’est pas la place des christs saignants et des madones au cœur percé de dards. ”

Ce qui n’est pas à sa place, c’est précisément la danse indue, la chanson risquée, etc. Le salon comme toute autre partie de la maison doit être respectable, et des lors un usage modéré des objets religieux a droit de cité au salon comme ailleurs. M. Fréchette fait exception pour une vierge de Raphaël ou un crucifix de Benvenuto Celliui, sous prétexte qu’ils sont là non comme images édifiantes mais purement et simplement comme chefs-d'œuvre à admirer.

Si une madone passable ne peut Gn * place

dans un salon à cause des danses mauvaises ou des chansons inconvenantes, une vierge de Raphaël n’y peut pas rester non plus, car pour être de Raphaël elle ne cesse pas d’être la Vierge et mérite non moins d’égard à ce point de vue, que toute autre Vierge.

Quant à la guerre aux chromos et aux peintures à quatre sous, M. Fréchette ne la fera jamais trop rude.

Madame Dandurand fait avec grâce des réflexions heureuses sur la loi relative aux familles de 12 enfants vivants, seulement elle n’entre pas assez tôt en matière, nous semble-t-il.

Monsieur Sulte fait ressortir avec esprit et perspicacité les anomalies qui existent dans le nom des mois.

M. Faucher de Saint-Maurice sait faire vibrer la note patriotique dans Souvenir de voyage.

M. Gabriel Marchand fait une bonne étude de mœurs dans ‘* Un sujet palpitant.” Ce titre n'est-il pas trop général ?

Le Médaillier du Canada par Jos. Leroux, M. D. 1388. Splendide in-8o de 300 pages, illustré, avec traduction en anglais. M. le docteur Leroux est un numismate des plus distingués. Son livre en est une preuve sur-

abondante ; nous trouvons là une description dét illée ( avec illustrations ) des monnaies, des jetons, des cartes d’affaires, des méreaux et des médailles de tout genre qui ont eu cours au Canada depuis le commencement de la domination française jusqu’à nos jours. Cette étude est beaucoup plus intéressante qu’on se limagine de premier abord. C’est ici surtout que la connaissance de certains détails auxquels on ne prête jamais attention, ouvre pour ainsi dire des horizons et fait naître dans certaines âmes une véritable passion. La religion, l’histoire et l'éducation sont loin d’être étrangères à cette étude. En vente chez C. 0. Beauche-

min, rue St-Paul, Montréal.

Petit manuel du Saint Sacrifice de la Messe, ou les cérémonies et les rites de la Sainte Messe mis à la portée des fidèles, 1890, 192 pages, — chez Casterman, 66 rue Bonaparte, Paris. Ce manuel est tout à fait circonstancié, clair, méthodique, classique en un mot ; il est propre à rendre service au catéchiste tout comme aux fidèles. Très

recommandé.

Pratique de la vraie dévotion envers S.

Joseph. Recueil des plus belles prières et pratiques de dévotion en l’honneur du saint Patriarche, avec des lectures et des méditations pour une ÜVeuvaine, l’Exercice des sept Dimanches et le Mois de saint Joseph, par le KR. P. H. FAURE, S. M. Directeur des Annales du culte de saint Joseph. Un beau vol. in-18, 860 pages avec vignettes et encadrement rouges. Prix franco : 2 frs. Relié en percaline anglaise, tranches rouges, 2,75. A la librairie Casterman, à Tournai ( Belgique ) et Paris, rue Bonaparte, 66.

L'auteur à réuni dans cet ouvrage, destiné aux serviteurs de saint Joseph, les plus belles prières composées en son honneur et les pratiques de dévotion envers le saint Patriarche, approuvées et proposées par l'Eglise A ces prières et à ces pratiques pieuses le R. P.

Faure a ajouté une série de méditations sur la Vie et les vertus äu saint Epoux de Marie, pour une Veuvaine, pour l'Exercice des Sept Dimanches ou des Sept Douleurs et À llégresses et pour le Mois DE SAINT JOSEPH.

Ces méditations ou entretiens, pour chaque jour du mois de saint Joseph, suivis d’exemples choisis et très intéressants, présentent successivement à notre imitation les vertus

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