‹ La littérature canadienne, 1878-1888 [microforme]Chapitre 2 sur 6 · ET 5, RUE SAINT-SIMON, 2 ET D · texte numérisé non relu

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Par M. RAMEAU

Depuis le Congrès de 1878, la littérature canadienne a enregistré dans ses annales une page mémorable; M. Fréchette, jeune poète canadien, qui depuis quinze ans s’est élevé graduellement aux premiers rangs du monde littéraire dans l'Amérique du Nord, a vu couronner par l'Académie française un charmant recueil de vers intitulé : Les Fleurs Boréales.

En réalité, ce prix couronne deux recueils, car un grand nombre de ces pièces de vers, et parmi les meilleures, avaient déjà paru dans un volume précédent intitulé Péle-Mèêle, publié en 1877. Nos académiciens ont dù être surpris et touchés à la fois, en retrouvant de l’autre côté de l'Océan, la langue française si gracieusemeut conservée dans toute sa pureté ; on ne conserve si bien que ce que l’on aime beaucoup, et cette pureté de la langue est le meilleur témoignage de l'affection profonde que les Français d'Amérique ont si soigneusement gardée dans leur cœur, pour la mère patrie. Mais l'Académie a été aussi particulièrement séduite par les qualités brillantes du lauréat; si le Canada a parfaitement conservé notre langue française, elle nous apparait entre les mains de M. Fréchette, si merveilleusement ciselée en strophes harmonieuses, que l’on pressent aussitôt un versificateur d'élite. Les plus brillantes qualités de M. Fréchette sont en effet, d’après l'opinion générale des critiques, la facture du vers et un profond sentiment musical dans le maniement de ses rythmes; cette mélodie, soutenue par une facture de vers irréprochable, produit d'incomparables effets qui par l'oreille pénètrent jusqu'au cœur.

La délicatesse de la pensée ne le cède en rien à la beauté de la forme, et il est plusieurs pièces que pourraient signer, sans s amoindrir, les meilleurs de nos poètes ; nous en indiquerons particulièrement deux : Une nuit d'élé et Vieille histoire, qui sont chacune en leur genre deux petits chefs-d'œuvre.

Depuis la palme académique, notre poète a fait paraître la Légende d'un peuple, qui n’a pas dérogé de ses aînées ; bien loin de

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là, car je sais plus d'un connaisseur qui considère ce poème comme l'emportant sur elles par une certaine chaleur d'inspiration qui communique aux vers plus d'ampleur dans la forme.

Si l'œuvre poétique de M. Fréchette a conquis de tels succès, les travaux historiques publiés au Canada dans ces dernières années n'ont pas été moins remarquables. Nous noterons d'abord Ja nouvelle édition de l’Æistoire du Canada, de Garneau, qui nous a valu la bonne fortune d'une excellente préface, par M. Chauveau, l'éminent doyen de la littérature canadienne. Dans cette préface, l'organisateur de l'instruction publique se retrouve tout entier ; la vigueur de la plume, l’entrain de l'esprit, la hauteur de la pensée, sont toujours celles de sa jeunesse ; cette jeunesse avait été contemporaine des luttes où Garneau avait pris sa part ; et son talent était déjà müri par le succès, quand M. Chauveau avait été son admirateur, avant de devenir son ami.

Garneau était un cœur loyal, un esprit élevé, et derrière une simplicité presque timide il cachait une âme ardente, toute dévouée à la science et à son pays. Rien de plus touchant que les récits de M. Chauveau sur les vicissitudes de cette vie généreuse, sur les travaux obstinés qu'il a consacrés à la recherche des origines du Canada, sur son voyage en France, si longtemps rêvé, et caressé dans ses espérances |

Partout dans ces pages ressortent les émotions qu'éprouvait à sa vingtième année, l'ancien président du Sénat, au contact de ce patriote éminent, de ce savant modeste et passionné. Le cœur est toujours resté très jeune chez M. Chauveau, et si cette préface magistrale a été écrite avec la maturité de son talent, on sent partout qu'elle a été conçue avec les jeunes souvenirs de son cœur.

Derrière ce célèbre vétéran de la littérature canadienne, son fils, déjà entré dans la virilité, marche sur ses traces, comme le jeune lutteur de Virgile derrière le vieil Entelle. Il a voulu faire revivre dans la Nouvelle-France, au sein de la jeunesse d'élite de ce pays si chrétien, la mémoire d’un homme illustre qui nous est cher à tant de titres ; la mémoire d'Ozanam au cœur d’or, à l'âme si haute, à l'esprit si puissant! Nous ne saurions dire combien nous avons été ému de cette heureuse pensée, par laquelle un jeune écrivain plein de talent est venu s'unir d'esprit, en racontant la vie d'Ozanam avec les soucis, les espérances et les combats qui éprouvent en France les âmes chrétiennes depuis plus d’un siècle. Bien que le jeune Chauveau ne soit jamais venu en France, il a parfaitement compris notre situation, et c'est dans les termes les plus touchants qu'il raconte les travaux, les luttes

et les triomphes d'Ozanam qui, après avoir élé le modèle des étudiants chrétiens, a montré au monde, en suivant les traces de l'illustre Ampère, le type accompli d'un savant catholique.

En entrant ici sur le domaine de l'histoire, nous devons parler tout d'abord d'un des érudits les plus laborieux, .en même temps qu'il est un des meilleurs écrivains du Canada : M. Benjamin Sulte, le gendre de M. Parent, qui fut le plus éminent penseur de ce pays. M. Sulte poursuit une grande tâche, l'Histoire des Canadiens Français. Ce n'est pas sans dessein que je rapproche ce livre de l'Histoire du Canada, par Garneau; car l'un et l'autre ont leur raison d'être et se complètent. Les nuances que présentent les deux titres suffiraient pour indiquer la différence du caractère de chaque œuvre. L'une austère et philosophique, se tenant dans les sphères élevées d'où l'on embrasse les faits généraux, les grandes scènes, les négociations diplomatiques des peuples entre eux et leurs combats; c'est l'histoire du Canada de Garneau. L'autre, analyste et fouilleuse, au lieu de s'appliquer à la philosophie des événements, à l’histoire des princes et des gouvernants, se propose avant tout de faire l'histoire des gouvernés. Non pas que j'aie le mauvais goût d'opposer ici une histoire prétendue démocratique à une histoire monarchique, ce qui est un non-sens àda mode; mais j'entends dire que M. Sulle considère les groupes locaux, la famille comme la base élémentaire, la molécule de l'histoire, système original par lequel on étudie les sociétés humaines, comme font les chimistes pour les métaux, en observant la forme des cristaux atomiques qui les composent. C’est ainsi qu'après avoir acquis une connaissance intime de la famille et de la vie sociale, on reconstruit avec science et patience les grandes séries historiques, les grands phénomènes sociaux et les nations qui ne sont que l'agglomération des familles superposces par le cours des âges. C'est ainsi qu'a été conçue l'histoire des Canadiens, dont M. Sulte poursuit la publication.

M. l'abbé Casgrain semble s'être donné la mission d’être le trait d'union entre ces deux méthodes, l'une et l’autre fécondes et puissantes; il à d'abord débuté par l'étude de certaines localités, de certains groupes précis; puis, après l'histoire un peu hagiographique de quelques communautés religieuses, il a publié des biographies palpitantes de vie et d'intérêt; enfin, il nous à donné dans ces dernières années la pittoresque monographie d'une seigneurie canadienne qui appartient à sa famille (Za Rivière Ouelle).

La seigneurie, la paroisse, sont les éléments spéciaux qui sont pour la société canadienne ce que les formes cristallines sont

LA LITTÉRATURE CANADIENNEs LE

dans les corps métalliques : ils en constituent la base, Telle est l'heureuse idée qu'a eue M. Casgrain, en racontant avec des détails lumineux, l'origine, la formation et le développement de la seigneurie de la Rivière Ouelle, Dans ce livre charmant, chacun peut trouver matière à son plaisir ; car tandis que l'érudit le plus sévère suit avec un grand intérêt le progrès, l'enchaînement, le but final des faits racontés, le lecteur le plus superficiel s'attache avec attrait au récit pittoresque des événements, et la mise en scène mouvementée des personnages ; il n'est pas de petite scène pour un habile écrivain.

Aujourd'hui, M, Casgrain se consacre tout entier à rectitier, à illustrer l'histoire des malheureux Acadiens; il a publié l'automne dernier un ravissant voyage qu'il a fait dans la Nouvelle Écosse, pour mieux préparer son œuvre; el l'hiver, ce savant intrépide, bravant la souffrance, bravant la faiblesse de sa vue, altérée par le travail, s'est rendu à Londres, où il est parvenu à recueillir dans les Archives britanniques des documents précieux que l'on croyait perdus. Ces découvertes co: stituent toute une révélation sur cet horrible drame où Longfellow a puisé la poétique légende d'Évangéline, qui a fait le tour du monde,

Pour compléter ce compte rendu des travaux historiques, il est absolument nécessaire de vous entretenir d’une autre forme d'étude, aussi originale que féconde : c'est le Dictionnaire généalogique de l'abbé Tanguay. Ce chercheur ingénieux, ayant observé combien était petit le nombre des émigrants venus de France au Canada, et combien la multiplication des familles était rapide, a pensé que le nombre des souches primitives, desquelles est sortie la nation actuelle des Canadiens, était relativement assez restreint pour que l’on püût en recueillir et ordonner les noms. Ce travail déjà considérable, il l'exécuta; mais comme une idée féconde se développe bien vite dans l'esprit humain, l'abbé Tanguay comprit toute l'importance qu'il y avait à faire sortir de chaque nom les ramifications qui se sont étagées, époque par époque, dans chaque famille primitive; progression presque aussi effrayante que celle du grain de blé sur l'Échiquier du calife, dans ce pays où la moyenne des enfants est de 8 à 10 par foyer.

Nos anciens Bénédictins eussent peut-être été épouvantés de cette entreprise, mais l'abbé Tanguay n'a pas reculé; à force d'habileté dans les méthodes de travail, à force d'énergie, il a déjà conduit cette œuvre gigantesque presque à la moitié de l’alphabet.

Les Espagnols disent qu'ils sont tous gentilshommes, mais tous n'ont pas leurs papiers ; or, on peut entrevoir le moment où les

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Canadiens, plus sérieux que les Espagnols, pourront tous avoir dans leur poche la filiation bien justifiée par laquelle ils se rattachent tous au groupe glorieux des premiers conquérants du pays.

Les historiens sont les greffiers de la vie publique, et les orateurs sont les promoteurs de cette vie publique ; ceux-ci se rattachent donc étroitement à la science historique; au Canada, ils jouent un rôle d'autant plus important, que peu de pays, excepté l'ancienne Grèce, contiennent autant d'orateurs et, ajoutons-le, d'éminents orateurs.

Permettez-moi donc de passer des historiens aux orateurs; j'en serai d'autant plus aise que cela me donnera l'occasion de vous présenter un type d'orateur singulier et remarquable, c'est l'orateur des hustings, dont l'équivalent n'existe pas en France.

Nous avons bien l'orateur des clubs, mais celui-ci tire son principal talent de l’habileté avec laquelle il s'adapte aux idées de son auditoire; quelle que soit l’exagération ou la sottise de celui-ci, il parvient toujours, en enflant sa voix, à le dépasser de quelque point ; il se fait applaudir à force de jouer la folie, mais il n’apprend jamais rien à ceux qui l'écoutent, ce sont au contraire eux qui lui indiquent les points sur lesquels il doit détcruer; il remplit un rôle, et c'est le public qui lui sert de souffiour., En Amérique, il n’en est pas tout à fait ainsi; l'orateur des hustings n’a pas tant pour but de se faire applaudir, que de dire ce qu'il veut et de se faire écouter. Charles Thibaut, que je veux vous présenter, est presque toujours le contradicteur-né de ceux qui se rassemblent autour de lui; ce n’est pas lui qui sera jamais le flatteur servile de son auditoire ; s’il y a quelque détail où il sache d’avance n'être pas d'accord avec lui, c'est par là qu'il commence : on le contredit, il répond bravement, trait'pour trait ; le public se fâche ou crie; on l'injurie, rien ne l'émeut ; il y a longtemps qu'il mesure sa voix avec celle de la foule. Si l'orage devient trop fort pour qu'il puisse se faire entendre, il ne s'opiniâtre pas, précisément parce qu’il connaît la puissance de sa parole ; il cesse de crier, mais il reste toujours en communication avec ses auditeurs, par ses gestes, par son rire, par sa physionomie; il sait bien qu'ils se lasseront et qu’il aura alors toute la puissance de son organe, pour saisir l'instant favorable, rentrer en scène et dominer ce public qui l'injurie en ce moment et qui va l’acclamer tout à l'heure; et c'est ainsi qu'il en arrive en effet. Ne craignez point que, pour en venir là, il s'aplatisse en quelque comédie grotesque, ou dans de grossiers propos : point du tout, car c'est par l'élévation de sa pensée qu'il domine ces turbulents bien plus

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encore que par la vigueur de ses poumons ; quand il a pu leur décocher quelque trait vibrant de sens commun, et cependant empreint d'une mordante critique contre eux, la lutte est terminée, ils sont dans sa main. Jamais il ne s'abuisse, toujours il s'élève, etil les conquiert en les élevant avec lui. On ne comprend pas d'ici, tout ce qu'il peut leur dire alors et leur faire accepter. Car Thibaut, cet orateur de carrefour, monté sur une borne, est une

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etune forte intelligence ; je l'ai entendu une fois sur

la fin d'une de ces luttes, tracer l'histoire de la civilisation humaine en quelques traits vigoureux, que souvent de très grands orateurs ne savent pas trouver. En voici un rapide croquis :

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‘est une ébauche ri sur de vieux souvenirs.

« Cette civilisation, des hommes qui a commencé dans l'Orient, à toujours suivi le cours du soleil ; née dans les empires d'Assyrie, elle a traversé l’Asie-Mineure, s'est implantée en Grèce ; passée en Italie, elle a conquis ces fiers Romains, pendant qu'ils conquéraient le monde ; mais à mesure qu'elle passait la lumière semblait s'éteindre derrière elle, de même que la nuit se fait derrière le soleil, et il a fallu que Jésus-Christ vint sur terre pour ressusciter ce glorieux Orient qui allait s'éteindre.

« cependant la civilisation reprenait son cours ; ce furent la France, l'Allemagne et l'Angleterre qui devinrent ses véhicules ; elle était parvenue sur les bords de l'Océan, elle y fit une longue station ; et pendant ce temps Rome tombait déjà en ruine quand vint le Pape pour la réveiller et la relever, en s'y fixant,

« Tous ces faits constituent visiblement une loi générale, la marche de la civilisation suivait toujours le cours du soleil: elle parut s'arrêter un instant, mais quand on découvrit l'Amérique, elle reconnut sa route, traversa l'Océan avec ce qu'il y avait de mieux en Europe, et la voilà aujourd'hui qui envahit l'Amérique ; c'est là un fait providentiel, car c’est vous maintenant, Canadiens, qui êtes appelés à lui servir de véhicule pour franchir sa dernière étape. Les Yankees disaient qu’ils étaient entrainés par une manifesl aivini!ty. Is se trompent, parce qu'ils n'en sont point dignes. C'est vous qui avez une manifesl divinity. C'est là précisément votre mission, d'installer la civilisation jusque sur les bords du Pacifique ; là, ayant fini le tour du monde, elle jettera avec vous un der-

nier éclat, et elle s’affaissera pour toujours. »

Mais tout ce que je vous dis ici, c'est abrégé, sec, décoloré, accourcie, tracée au courant de la mémoire, [1 fallait l'entendre et le voir! voir avec

quel brio tout cela était richement exposé et vigoureusement

enlevé.

Gette foule qui l’écoutait ne comprenait peut-être pas très bien

tout ce que disait Thibaut; mais elle pressentait qu'il y avait

là quelque chose de très gran poignée ; l'applaudissait par

d; elle était pénétrée, elle était emet toute frémissante, mais Sans troubler sa voix, elle son silence, avec bien plus d'enthousiasme

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qu'elle ne l’eût fait en l’acclamant. Une heure avant, elle l'avait peut-être criblé d’injures, car Thibaut est un moraliste sévère, qui ne ménage pas ceux auxquels il parle. :

Voilà l’orateur populaire en Amérique; est-ce qu'il y a quelque chose de commun entre l’orateur des hustings et l’orateur de nos clubs ? J'ai détaillé ce type un peu longuement peut-être, mais parce qu'il m'a semblé très curieux.

Ne croyez pas, du reste, que nos frères d'Amérique n'aient que ce genre d'orateurs.— M. Chapleau, depuis longtemps ministre, est un puissant orateur, et sa parole vibrante resplendit d'un feu superbe. C'est un chef politique, qui enlève les suffrages en passionnant une autre sphère d’esprits. M. Routhier, magistrat et savant, a sa parole mieux modulée; son discours est correct, sa parole pleine d’élévation, il ne s'emporte pas, et ne vous emporte pas non plus, mais il vous pénètre et vous persuade; c’est un orateur académique.

Voilà, si je ne me trompe, les plus puissants parleurs d’un pays où il y en a tant.

Mais le temps se passe et j'en abuse bien au-delà du droit que j'aurais d’en user; voilà déjà que dans ces dernières lignes je me suis vu obligé d'écourter, il faut donc m'arrêter, et ce n'est pas que l’éloffe manque, mais je pourrais en dire si peu de chacun, que j'aime mieux me taire sur tout le monde ; laissons donc pour une autre année le roman et les voyages; les beaux-arts et la science, le journalisme et les gens d'esprit, sauf cependant à rappeler à votre souvenir ce Canadien si spirituel et si attrayant, que vous connaissez tous, dont les récits sont si gais et les critiques si fines, qu'elles vous pénètrent toujours sans mordre jamais, qui remplit tout Paris de conférences charmantes qu'on ne se lasse pas d'écouter. Quelques-uns croient le flatter en disant qu'il est Parisien, moi je tiens que c’est lui faire injure; c’est bien un Canadien français, qui à Paris a su rester Canadien, et c’est un de ses plus jolis traits d'esprit. Je ne l'indique pas, mais personne de vous ne se méprendra sur le nom qu'il faut placer ici.

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