E. — LA BULGARIE
Les Origines de la décision bulgare.
La participation de la Bulgarie à la guerre présente est une suite directe de la volte-face de cette puissance en 191 3 et des défaites qui en furent la conséquence. Cette première « félonie » fait l'objet d'un réquisitoire énergique, œuvre d'un homme politique serbe, traduite en français :
La Bulgarie. Ses ambitions. Sa trahison, par Balca-
xicus. Ouvrage traduit du serbe, accompagné des textes de tous les traités secrets et correspondances diplomatiques. PariSy Colin, 1916, In-ié, x-296 p. — 3 fr. 50.
L'ouvrage — antérieur à la décision bulgare d'octobre 191 5 — est une histoire détaillée de la trahison fameuse par laquelle, le 16 juin 1913» ^^ Bulgarie se retournait contre ses alliés serbes et grecs, pour tâcher de leur ravir une partie de leurs conquêtes sur les Turcs. L'auteur prouve de façon très complète — en reproduisant tous les documents, connus ou inconnus, utiles i sa thèse — que l'attitude de la Serbie tut entièrement loyale, la conduite de la Bulgarie pleine de félonie. Cette dernière puissance, depuis sa trahison, est inféodée aux Kmpires centraux et entretient des rapports amicaux avec la Turquie : malgré sa prétendue neutralité, ses tendances se sont précisées durant la guerre. L'auteur termine en établissant l'inanité des prétentions bulgares concernant la Macédoine grecque et serbe.
Les Bulgares ont essayé de se justifier, et c'est un habile plaidoyer que le livre de l'ancien chef du conseil des ministres bulgare :