LA GRÈCE
Les Erreurs de la diplomatie ; la méconnaissance des peuples, par Auger de Cottenet. Paris, F. Lointier, 19 16. In-8, lé p. — o fr. 50.
Après avoir tracé, en traits rapides, l'histoire de la guerre, « contenue dans les faits et gestes de cette maison infâme des Hohenzollern », l'auteur cherche, dans le passé de la Grèce et dans l'exemple que donne à celle-ci la Belgique, des leçons qui puissent contribuer à préparer « l'avenir rêvé ».
Le Déclin de rHellénisme, par Louis-Paul Alaux et René Puaux. Paris, Payât, 1916. In-i6, 1 36 p. — 2 fr. 50.
Les auteurs se sont fait connaître par leurs campagnes, comme correspondants de guerre, dans les Balkans, en 1912-1913. — Après avoir défini l'Hellénisme moderne, « eftbrt en vue de la réalisation intégrale de l'unité nationale », après en avoir étudié les origines et l'histoire au cours du xix* siècle, jusqu'en 1912, ils le montrent en butte depuis trois ans aux attaques répétées des Jeunes-Turcs et des Bulgares : ils établissent par des témoignages» des chiffres et des faits, que les persécutions et sévices envers les Grecs ottomans, les trahisons des Bulgares et leurs atrocités en Macédoine, sont la manifestation d'un projet arrêté d'extermination de l'Hellénisme. Les Allemands favorisent ces menées : a ayant des. vues sur l'Orient, ils sont heureux d'en voir disparaître le seul agent commercial et colonisateur dont ils eurent à craindre la concurrence et dont ils comptent prendre la place. » La neutralité d^-' la Grèce, qui rendra la nation impuissante au moment de la paix^ consacre la ruine de l'Hellénisme.
La Grèce et les Barbares, par G. Deschamps. Revue hebdomadaire du 30 janvier 191 5.
Les nouveaux « Barbares » sont les Allemands et les Turcs, dévastateurs de l'Anatolie.