‹ La littérature SyriaqueChapitre 123 sur 214 · Merx, Historia art. gramm., p · texte numérisé non relu

Merx, Historia art. gramm., p

2. Les fragments de Londres, ms. Add, 17217 et 14665, ont été publiés par Wright, Catal.^ p. 1468-1173, et réimprimés avec les fragments d'Oxford par Wright, Fragments of the syriac Grammar of Jacob of Edessa, Londres, 1871, et par Merx, Historia art, gramm,, p. 73 des textes syriaques.

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(le syriaque), en dehors de voyelles additionnelles pour les voyelles qui manquent dans Talphabet. Au moyen des lettres additionnelles, on montrerait l'emploi de ces règles et Torthographe des noms et des verbes qui s'y réfèrent. Étant tiraillé en deux sens , d'un côté par ta demande, et d'un autre côté par la crainte de la perte des livres anciens, crainte qui avait ému mes prédécesseurs, voici ce que j'ai imaginé : pour l'intelligence et la confirmation de ces règles-là seulement, on ajouterait des lettres indiquant les modifications et la prononciation exacte des voyelles, mais cette addition n'aurait pas pour objet de compléter et de corriger l'alphabet lui-même ^ » Jacques distinguait huit voyelles ; il créa , en imitant les voyelles grecques , sept lettres-voyelles : Va long était représenté par Vola/ et les sept autres voyelles par les sept nouvelles lettres. Il introduisit ces lettres -voyelles dans les mots, mais seulement dans les mots cités comme exemples à l'appui des règles de sa grammaire. Cette invention ne survécut pas du reste à son auteur ; après Jacques d'Édesse, les Jacobites admirent seulement cinq voyelles qu'ils désignèrent par des signes analogues aux voyelles grecques. Les Nestoriens reconnurent sept voyelles qu'ils marquèrent par des points simples ou doubles et dont la valeur résultait de leur position au-dessus ou au-dessous de la ligne ^.

1. Comparer Baruebraus, Œuvres grammaticales , éd. Abbé Martin, Paris, 4872, I, p. 196, 1. 16-22.

2. Il était utile de rappeler ces faits parce qu'on a cru à tort que les points-voyelles des Nestoriens existaient au temps de Jacques d'Édesse et que celui-ci inventa les voyelles des Jacobites pour simplifier un système trop compliqué, Wright, Catal., p. 1168; Fragm. of the syriac grammar of Jacob ofEdessa, Préface; Syriac literature, 2« éd., p. 151 et 152; en sens contraire, voir Abbé BIartin, Jacques d'Édesse et les voyelles syriennes ^ dans le Journ. asiat.^ 1869, p. 456 et suiv.; La massore chez les Syriens, t6td.,1875, p. 132; R. Duval, Traité de grammaire syriaque^ p. 71 ; Merx, Historia art, gramm., p. 49-50.

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29â LA. GRAMMAmÈ.

La tradition rapporte que Théophile d'Édesse (f 785) fit, le premier, usage des voyelles jacobites dans sa traduction de V Iliade d'Homère. Mais l'invention de ces voyelles est sans doute due aux massorètes Karkaphiens qui , selon Barhebraeus , ont ramené les voyelles syriaques au nombre de cinq*. Quant aux sept points-voyelles des Nesto riens, leur apparition n'est peut-être pas antérieure à la seconde moitié du VHP siècle*.

L'essor que Jacques imprima aux études grammaticales suivit de près la conquête arabe de la Syrie. La langue syriaque, menacée par l'idiome des conquérants, dut être dès cette époque stéréotypée, pour ainsi dire. Aussi Jacques , dans sa grammaire , comme après lui les massorètes dans leurs annotations des textes sacrés, s'ingénia-t-il à fixer d'une manière minutieuse la prononciation des lettres et des syllabes et l'accentuation des phrases, en suivant la méthode grecque ^. Il introduisit de nouveaux points diacritiques et compléta le système des accents , dont le nombre s'éleva à trente-six '*.

Auparavant ce nombre était beaucoup moins grand. Joseph d'Ahwaz se servit de neuf accents^, comme nous l'avons dit plus haut, p. 70; puis on en admit vingt-quatre, dont l'énumération est fournie par la liste du diacre Thomas, probablement le même que Thomas d'Harkel , l'auteur de la version Héracléenne. Cette liste et plusieurs petits traités sur la grammaire et les accents sont conservés dans les manuscrits de la massore jacobite, que nous avons cités ci-dessus, p. 73-74. On doit à l'Abbé Martin et à Philipps l'édition

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