‹ La littérature SyriaqueChapitre 129 sur 214 · Historia artis gramm., p. 1S · texte numérisé non relu

Historia artis gramm., p. 1S

4. Ce traité a été analysé par Philipps dans l'appendice III, p. 85, de son opuscule, A letter of Mar Jacob, bishop ofEdessa, on syriac orthography. Il est imprimé, p. 19, 1. 13 et suiv., dans l'édition du traité de Bar Zoubi, faite par l'Abbé Martin d'après le ms. Add, 25876 du Musée britannique et le ms. 450 du Vatican, Traité sur V accentuation chez les Syriens orientaux, Paris, 1877.

5. Merx, Historia artis gramm,, p. 167; p. 158 et suiv. Merx a donné une analyse de ces deux grammaires. L'Abbé Martin a publié la partie relative aux accents, voir la note précédente.

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Sa petite g^rammaire, en vers de sept syllabes, est un épitomc destine aux jeunes élèves. Ces deux ouvrages étaient très estimes des Syriens.

David, fils de Paul (XIII*' s.), est l'auteur d'un ouvrage grammatical dont plusieurs fragments sont conservés dans le ms. syr. de Tlndia Office, à Londres. Ces fragments ont été publiés avec une traduction anglaise par M. Gottheil dans les Proceedings oflhe American Oi\ Society, mai 1891, p. cxi-cxviii.

Le premier livre des Dialogues de Jacques ou Sévère Bar Schakako, le disciple de Bar Zoubi, traite en premier lieu de la grammaire ; suit une dissertation sur les accents d'après le système de Jacques d'Édesse. Cette seconde partie a été éditée par M. Merx dans son Historia artis gt^ammaticœ apud Syros d'après des ms. d'Oxford , de Gœttingue, de Berlin et de Londres * . Jacques Bar Schakako composa aussi une grammaire métrique en vers de douze syllabes avec le titre HHarmonie, jjJiàoif. Merx a publié de cet ouvrage, à la §uite du dialogue sur la grammaire , les fragments relatifs à des questions qui n'étaient pas traitées dans le dialogue^. Selon le savant éditeur^, ce grammairien mit à contribution les livres des philosophes grecs et des maîtres d'école syriens , mais il ne suit pas son maître Bar Zoubi, dont il ne prononce même pas le nom.

Nous terminons par Barhebrseus cet aperçu historique de la grammaire syriaque. Dans son œuvre grammaticale, Barhebrœus s'est montré le vulgarisateur érudit et critique qu'il fut dans la plupart de ses autres

1. L'Abbé Martin en avait donné quelques passages dans le Journal asiatique^ avril-mai 1872.

2. Un extrait répondant à Tédition Merx, p. 45, 1. 15, avait été publié avec une traduction française par TAbbé Martin en appendice à son opuscule De la métrique chez les Syriens, Leipzig, 1879, p. 68-71.

3 Historia artis grammaticœ, p. 215.

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écrits. Nous avons rappelé plus haut que c'est grâce à lui que nous connaissons F importance de la grammaire de Jacques d'Édesse. Aux travaux de celui-ci , Barhebrseus adapta la méthode arabe qu'il suivit avec plus d'intelligence que ne l'avait fait Elias de Tirhan^ Sa grande grammaire, intitulée Le Iwre des splendeurs, IJiiôjj i^lo, est l'œuvre la plus complète de ce genre , on y trouve expliquées les particularités des deux dialectes syriens, l'occidental et l'oriental; les remarques linguistiques des massorètes jacobites etnestoriens y sont reproduites, ainsi que les minuties orthoépiques que les grammairiens inventèrent pour distinguer les formes analogues des noms et des verbes. Barhebrœus est encore l'auteur d'une petite grammaire métrique , Le Ui>re de la grammaire y JLai^v4! 1^^, suivi d'un traité sur les mots ambigus avec un commentaire ^. Il laissa inachevé un autre petit traité grammatical. Le Iwre de l'étincelle y jLSjàjLa» i^Eo 3.

Nous laissons de côté les grammaires des Maronites qui puisèrent leur science en Europe, comme Amira, Abraham Ecchellensis , Isaac Sciadrensis et Joseph Acurensis. Merx en a parlé dans son Historia arUs grammaticœ apud Syrosy p. 272-273.

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