De dialectorum reliquiis, Berlin
2. Abbé Martin, Œuvres grammaticales dCAboul-Faradj, II, p. 77. Le traité de Jésu bar Noun, qui semble ne plus exister, est cité aussi dans les gloses du lexique de Bar Bahloul. Celui d'Abdochos se trouve à Rome, à Saint Pierre in MontorÂo (Assèmani, B, 0., III, pars I, p. 308); à la Bibliothèque nationale {Calai. Zolenberg, p. 203) ; et à Berlin {Coll. SachaUf n» 182).
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noms, on doit ajouter celui d'Enanjésu, plus connu par sa version du Paradis de Palladius. Son Liber canonum de aequilitteris est conservé avec l'ouvrage analogue d'Honein dans une collection publiée par M. Hoffmann [Opuscula nestoriana, Kiel, 1880, p. 2-49), d'après un manuscrit de l'India office à Londres. Ce ms. renferme une recension abrégée; une partie d'une recension plus développée est fournie par le ms. 72 de la Collection Sachau à Berlin, et a été publiée par M. Gottheil à la suite de son édition de la grammaire d'Elias deNisibe. Unms. de V Union Théological Seminary de New- York, analogue à celui de Berlin, a quelques-unes des gloses d'Honein qui ont passé dans la grammaire d'Elias de Tirhan et qui manquent dans rédition Hoffmann. Ainsi se trouve confirmée la conjecture de M. Nœldeke, suivant laquelle ces gloses appartenaient au fonds primitif de l'ouvrage ^
Le livre d'Honein a été retravaillé et augmenté par un auteur anonyme. Il semble, à en juger par le ms. de Berlin, ColL Sachau^ n° 72, que Bar Zoubi compléta le travail d'Honein, et Wright pensait que l'auteur anonyme en question pourrait être Bar Zoubi ^.
Les Opuscula nestoriana de M. Hoffmann contiennent ensuite, p. 49-84, un traité métrique d'Ébedjésu de Gozarte, qui devint patriarche des Nestoriens en 1552. Cet écrit, en vers de sept syllabes, est suivi d'un com-
1. Nœldeke, Zeitschr. der deut. morgenl, GeselL, XXXV, p. 94. Voir sur ce sujet Gottueil, Hehraica, VI, p. 21S et suiv., où ce savant a donné des variantes à l'édition d'Hoffmann d'après le ms. de New-York.
2. Whight, Syriac literature^ 2« éd., p. 259. II existe encore un traité anonyme dans les ms. 19i et 450 syr. de la bibliottièque du Vatican, et une dissertation sur les homonymes sans nom d'auteur et incomplète dans le ms. 4i9 syr. de la même bibliothèque, voir Hoffmann, Opuscula nestoriana, p. XVIII; comp. Assémani, B. 0., III, parsî, 308, IX ; un autre traité à Berlin, Collect, Sachau, n« 130.
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mentaire ; il a pour objet les mots semblables par récriture et différents par le sens ^.
Le Liber canonum de œquilitteris d'Enanjésu ne doit pas être confondu avec une compilation de cet auteur relative à la prononciation exacte des mots difficiles qui se rencontrent dans les écrits des Pères 2.
Les lexiques syriaques suivirent de près la renaissance des études grecques chez les Nestoriens de Bagdad, où les écoles florissaient au temps des califes Abbassides. Ces lexiques, rédigés par ordre alphabétique , comme les recueils de mots ambigus , avaient le double but d'expliquer les locutions difficiles ou peu usuelles, dont le nombre s'accrut chaque jour après l'introduction de l'arabe comme langue populaire, et de donner la clef des termes techniques grecs conservés dans les versions syriaques. Ce n'étaient pas de vrais dictionnaires de la langue, mais des compilations, plus ou moins étendues, de gloses syriaques expliquées quelquefois en arabe.
Le célèbre Honein, qui traduisit tant de livres grecs, rédigea le premier lexique syriaque. Cet ouvrage était vanté pour son exactitude et pour sa méthode ; il passa dans les compilations postérieures où il perdit son individualité^. Son titre, Explication des mots grecs en syriaque ^^ Vi^'iLui^ M^oT \^s^ai uiJl^, indique qu'Honein avait surtout en vue ici les mots grecs ; il avait traité
i. Cet ouvrage se trouve aussi, en dehors du ms. de Tlndia Ofûce , dans le ms. du Vatican 419 syr. (voir Hoffmann, Op. ciL, p. xix) , et dans le ms. appartenant à VUnion Theological Seminary, voir Proceedings of the American Oriental Society, XIII, 134.