D'ŒUVRES PROFANES
de Sindbân ou Sindibâdh , en syriaque Histoire de Sindbân et des Philosophes qui étaient avec lui*. Le syriaque dérive de la version arabe que Mousa fit sur le pehlev^i dans la seconde moitié du VIII* siècle ; il reproduit la plus courte des deux recensions que Ton connaît de la version arabe ^. Le syriaque a ensuite passé en grec dans la traduction de Michael Andropoulos, faite pour le prince de Mélitène, Gabriel (1086- 1100), où elle porte le titre de SvvxLnaq. C'est à la même époque que Siméon Seth rendait en grec , à la demande de l'empereur Alexis Comnène, le livre de Kalila et Dimna^.
Sur une version syriaque des fables d'Ésope, voir ci-dessus, p. 268.
Il aurait été amusant de retrouver Y Iliade et Y Odyssée travesties sous le costume syriaque dont Théophile d'Édesse (f 785) les avait affublées , au rapport de Barhebraeus ^. La traduction de Théophile est perdue, mais les quelques vers cités par Sévère bar Schakako ^ prouvent par eux-mêmes que cette traduction comprenait les deux livres d'Homère et non pas seulement les deux premiers livres de Ylliade^ comme quelques savants l'avaient cru autrefois*.
1. Teste édité d'après un ms. de Berlin et traduit en aHemand par Baetug£N, Sindbân oder die sieben Weisen syrisch und deutsch von Fried. Bmihgen , Leipzig, 1879. Rœdiger en avait imprimé un spécimen dans sa Chrestomathia syr,y 2* éd., Halle, i868, p. 100.
2. NOELDEKE, Zettschr, der deut, morgenU Geselî.^ XXXlII, 521.
3. COMPAUETTi, Ricerche intorno al libro di Sindibddf Milan, 1869; Wright, Syriac liter.y 2« éd., p. 241.
♦. Histoire des Dynasties ^ 40 et 228 (trad. 26 et 148), éd. Pococke; p. 41 et 220, éd. Sàlhani.
5. Ces vers ont été recueillis et publiés par Lagarde, The Academy, !•' octobre 1871, p. 467; comp. Merx, Historia artis gramm.. p. 211, 1. 2 et iO. Le P. Cardahi a cité un autre vers dans son Liber Thesauri de arte poelica, p. 40.
6. Wenrich, De auctorum grœcorum versionibus et commentariis, Leipzig, 1842, p. 74.
LITTÉRATURE SYRUQUE. 19
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