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DU VIII° SIECLE

Bagasch. Son élection fut le résultat d'intrigues et souleva de vives contestations de la part de plusieurs évêques; nommé en 779, il ne fut installé qu'au mois de mai 780. De nombreuses missions nestoriennes dans l'Asie centrale signalèrent son administration zélée. 11 mourut le 9 janvier 823 *. Timothée fut un des écrivains les plus féconds de son siècle; ses œuvres comprennent : une lettre synodale (ci-dessus , p. 177) ; un volume de questions juridiques (ci-dessus, p. 186) : un volume de questions diverses; un autre contenant des controverses contre le patriarche George , qui lui avait été préféré pour le siège patriarcal, mais qui mourut presque aussitôt après son élection ; environ deux cents lettres en deux volumes; une discussion avec le calife Al- Mahdi; et un traité d'astronomie 2. Barhebraeus ajoute des hymnes et un commentaire des œuvres de Grégoire de Nazianze^.

La part des Syriens occidentaux dans l'œuvre littéraire de cette époque est mince; on croirait qu'une éclipse a voilé les esprits pendant les trois premiers quarts du VHP siècle.

Lazare de Beit-Kandasa n'est connu que par le commentaire qu'il compila sur le Nouveau Testament*. Il vivait vers 775, à en juger par une liste chronologique à la fin de la troisième partie des Épîtres Paulines , la-

1. Sur cette date voir Ébedjésu dans Làgarde, Prœtermissorum libri duo, p. 93, 1. 1 ; comp. Amr, éd. Gisuondi, p. 66.

S. Suivant Ébedjésu dans Asséuani, B. 0,, ni, pars I, p. 160; comp. cidessus, p. 282, et Mari, éd. Gismondi, I, 74.

3. BARHEBRiBus, ChroH, cccL, H, p. 179; comp. ci-dessus, p. 313.

Sur Jésudenah, évéque de Bassora, et ses œuvres, voir ci-dessus, p. 213,215 et 260.

4. Voir ci-dessus, p. 78. Le ms. Add. 18293 du Musée britannique contient aussi une scolie de Lazare sur un passage de Pseudo-Benys TAréopagite.

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quelle se termine cette année-là au calife Al-Mahdi*.

Contemporain de celui-ci était peut-être Daniel , fils de Moïse le Jacobite , cité par Elias de Nisibe comme l'auteur d'une chronique ^.

Théophile d'Édesse, fils de Thomas, jouit d'une notoriété rare chez les Syriens occidentaux de ce temps. C'était un astronome distingué, particulièrement estimé du calife Al-Mahdi ; il appartenait à la confession maronite; sa mort eut lieu en 785. Les œuvres de Théophile, aujourd'hui perdues, comprenaient une histoire et une version syriaque de V Iliade et de V Odyssée; on attribue à cet auteur l'invention des signes des voyelles employés par les Jacobites ^.

Le patriarche d' Antioche George fut élu en 758 dans un synode tenu à Mabboug. La minorité opposante nomma, de son côté, Tantipatriarche Jean de Callinice. Celui-ci excita le calife Al-Mansour contre George, qui fut mis en prison et y demeura pendant neuf années. Ce patriarche mourut en 790 au couvent de Barsauma près de Mélitène pendant une tournée épiscopale. Outre un commentaire sur l'Évangile de saint Mathieu (ci-dessus, p. 78), George composa pendant qu'il était en prison , des discours et des homélies métriques qui ne nous sont pas parvenus.

Le second successeur de George sur le siège d'Antioche, Cyriaque, fut élu en 793 et mourut en 817. Les réformes liturgiques qu'il voulut établir , le pacte qu'il signa avec Gabriel, patriarche des Julianistes , échouèrent devant la résistance de ses adversaires , et la fin de sa vie s'écoula dans l'amertume et les soucis ^. Les

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