‹ La littérature SyriaqueChapitre 187 sur 214 · Comp. ci-dessus, p. 276, note · texte numérisé non relu

Comp. ci-dessus, p. 276, note

5. Voir Ibn Abi Ouseibu , ï , 409 ; D' Leclerc , Histoire de la médecine QrabCf 1, 113-117; comp. ci-dessus, p. 278, note 1.

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DU IX« SIÈCLH:. 387

De la même époque est Jésu bar Ali, un disciple d'Honein, qui composa aussi un lexique syriaque (cidessus, p. 302).

Quoique un traité de lexicographie soit attribué à Jésu bar Noun (ci-dessus, p. 299), c'est plutôt par ses écrits théologiques que ce patriarche nestorien est connu. Jésu bar Noun avait eu pour maître Abraham bar Daschandad et pour condisciple Timothée, auquel il succéda sur le siège patriarcal. Pendant son séjour dans le Grand couvent du mont Izla , il s'appliqua à réfuter la doctrine de Timothée sur le dogme de l'Incarnation. Dans la suite, il dirigea une école à Bagdad, où il eut parmi ses élèves Jean bar Maswai. Jésu bar Noun était au couvent de Mar Elias, à Mossoul, depuis une trentaine d'années quand il fut nommé patriarche le 18 juin 823 * ; il mourut quatre ans après , à l'â^e de quatre-vingt-quatre ans. Ses œuvres, suivant Ébedjésu'^, se composaient : d'un traité de théologie; de questions sur les Écritures (ci-dessus, p. 84 ) ; de canons ecclésiastiques et décisions juridiques (ci-dessus, p. 177); d'oraisons funèbres 3; de lettres; d'un traité sur la division des services de l'Église^; des interprétations ; et un traité sur l'efficacité des hymnes et des antiennes ^.

Denha ou Ibas , dont l'époque est incertaine , et que Wright place au IX® siècle, est l'auteur, suivant Ébed-

1. Sur cette date voir Ébedjésu dans Lagarde, Prœtermissorum libri duo, p. 93, 1. 3; Amr, éd. Gisuo?(di, p. 67, donne l'année 824. 3. AssÉMAM, B, 0., III, pars l, 16a.

3. Conservées en partie dans le ms. Add, 17217 du Musée britannique, Wright, Catal.y p. 613.

4. De ce traité faisaient partie , suivant Assémani, les Réponses aux questions du moine Macarius, voir Catal. ms, Vat.t II, 483; III, 281 et

5. Mari, éd. Gismondi, I, 20, attribue à ce patriarclie une version des homélies de Grégoire de Nazianze; comp. B, 0., III, pars I, 279.

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jésu^ de sermons et de dissertations sur les lois ecclésiastiques , de commentaires sur les Psaumes , sur les œuvres de Grégoire de Nazianze , diaprés la version de Tabbé Paul, et sur la dialectique d*Aristote (comparer ci-dessus, p. 84, 260 et 313).

A ce siècle semble appartenir le prêtre Sliba, fils de David, de Gozarte, dont le P. Cardahi fixe la mort en 900^. Ce prêtre composa un poème sur les docteurs grecs et trois poèmes sur la pénitence.

Nous ne reviendrons pas ici sur Thomas de Marga dont nous avons parlé précédemment (p. 216), ni sur Jésudad, évêque de Haditha, connu seulement par son commentaire de la Bible (ci-dessus, p. 84) '.

Denys de Tellmahré, auteur d'une histoire estimée des Syriens, mais aujourd'hui perdue^, ouvre la série des écrivains jacobites de ce siècle. Denys était né à Tellmahré , localité située sur le Balikh (un affluent de l'Euphrate) , non loin de Callinice. Il fit ses études au couvent de K^ennesré , qui était à proximité , et , après rincendie qui détruisit ce couvent en 815, il passa au couvent de Mar Yakoub à Kaisoum. C'est là qu'il se trouvait lorsqu'il fut élu patriarche des Jacobites par le synode des évêques tenu à Callinice en 818 , après la mort du patriarche Cyriaque. Son existence devint dès lors aussi agitée et troublée que celle de son prédécesseur ; nous ne rappellerons pas les luttes incessantes qu'il eut à soutenir contre ses adversaires et contre les

1. AssÉMAi», B. 0., ni, pars 1, 175; Wright, Syriac lit., 2« éd., p. 218.

2. Liber tfiesauri, p. 59. Un extrait d'un de ses poèmes sur la pénitence, tôtd., p. 57.

3. Sur Théodore bar Koni et Aaron, voir ci-dessus, p. 213 et 214.

Kendi, que cite Ébedjésu dans Assémami, B. 0., ni, pars I, 213, est probablement l'auteur arabe Abd al-Masih ibn Isalik al-Kiudi, comme Ta remarqué Wright, Syriac lit., p. 221.

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