II. BARHEBRiEUs, Chvon, eccl.y l
byGoogk
DU Xni« SIÈCLE. 401
hebrœus dans son Nomocanon; un traité sur Finstitution sacerdotale, et une profession de foi^ ; un poème sur le procès fait au maphrien en 1159^.
L'histoire de Théodore bar Wahboun , un disciple de Michel le Grand, est intimement liée à celle de son maître^, contre lequel il s'insurgea. Il semble avoir rejeté la doctrine monophysite et s'être rapproché des Orthodoxes ^ ; ses partisans le nommèrent patriarche à Amid en 1180 sous le nom de Jean, tandis que Michel occupait le siège d'Antioche. Cependant la fortune de Bar Wahboun fut de courte durée ; il fut déposé et relégué dans le couvent de Barsauma, d'où il parvint à s'échapper. Finalement il se retira en Arménie où le roi Léon le nomma patriarche des Jacobites de son territoire, et il mourut en 1193. Barhebraeus^ vante sa science; Bar Wahboun, dit-il, possédait quatre langues : le grec, le syriaque, l'arménien et l'arabe. Cet auteur écrivit une liturgie^, une explication de la Messe et un livre en arabe contre le patriarche Michel ^.
§ 7. — Le XI1I« siècle et la fin de la littérature syriaq^ie.
Ce siècle a produit encore quelques écrivains de bonne marque : Salomon, métropolitain de Bassora, plusieurs poètes, et Ébedjésu, métropolitain de Nisibe,
\. Ces deux écrits se trouvent en arménien ajoutés^ à la version de la chronique de Michel.
2. Comp. la notice sur Bar Salibi, ci-dessus, p. 400. Michel revisa en 1185 la vie d'Àbhai , évêque de Nfcée, Asséuani, B. 0., II, 505; Wright, CataL, p. 1124; Syriac Hier,, ^ éd., p. 251.
3. Elle est racontée par Barhebrxus avec celle de Micliel, Chron, eccl,^ I, 553-589.