Un extrait dans le Liber thesauri du P. Gardâhi, p
byGoogk
DU XIIP SIÈCLE. 409
a laissé une liturgie * et des homélies en arabe pour les fêtes de l'année^.
Barhebraeus cite à Tannée 1228 le médecin Gabriel d'Édesse qui composa en syriaque des livres de médecine et de philosophie (ci-dessus, p. 278 , note 2).
Il nous est agréable de clore ces notices par Barhebraeus dont le nom revient si souvent dans l'histoire de la littérature syriaque. Ses nombreuses œuvres s'étendent sur toutes les branches des sciences ; il semble qu'il ait senti venir la fin de la vie intellectuelle en Syrie , et qu'il songea à ériger un monument résumant toute la civilisation passiée , plutôt que de créer de nouvelles voies à l'avenir. De là le caractère impersonnel de ses livres qui manquent d'originalité ; Barhebraeus est avant tout un vulgarisateur, mais c'est en même temps un savant encyclopédiste qui a à son service une méthode claire et précise , une critique sagace. On doit i cependant lui reconnaître un vrai talent d'historien ; sa Chronique syriaque et sa Chronique ecclésiastique \ sont à placer sans conteste au premier rang de ses | écrits. Ses poésies sont tournées avec facilité et ne i manquent pas de grâce ; elles forment un heureux con- ^ traste avec les élucubrations métriques des Nestoriens ' de son époque qui travestissaient l'art d'une manière ' si pitoyable. On s'étonne que Barhebraeus ait été un si ! grand écrivain quand on pense aux temps calamiteux \ pendant lesquels il vivait.
La vie de Barhebraeus nous est connue en détail grâce aux informations qu'il nous a laissées dans ses chroniques^. Grégoire Abou'l-Faradj était son vrai nom ; il avait reçu le nom de Grégoire quand il fut con-
i. Voir Renaudot, LU, Orient,^ n, 512.