Anecdoki Oxon,, 1896, p
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60 LES LEGTIONNAIRES
grecs. M. Nestlé est d'un avis contraire; il croit que les leçons n'étaient pas empruntées à une édition complète de la Bible , mais que chaque leçon fut traduite ad hoc d'un lectionnaire grec ^
Les textes syropalestiniens de l'Ancien Testament procèdent des Septante, mais d'après un ms. grec différent de ceux connus. Ces textes sont postérieurs, au moins en ce qui concerne le Livre de Job , à la recension d'Origène, puisque le fragment de ce livre (ch. xxii) publié par M. Burkitt^ se trouve dans la partie que ne possédait pas la version Septante primitive et qui a été ajoutée par Origène d'après Théodotion. D'autre part, M. Stenning^ a établi que le fragment du IIP Livre des Rois suit littéralement la recension des Septante de Lucien, publiée en partie par Paul de Lagarde. Il est admissible que, pour les autres Livres de l'Ancien Testament, le syropalestinien concordait également avec cette recension qui, au IV® siècle , était reçue par tous les chrétiens de la Palestine et de la Syrie. M. Nestlé admet des conclusions analogues pour le lectionnaire de Mrs. Lewis : « Dans les grands Prophètes, dit-iH, le lectionnaire concorde souvent avec les gloses marginales du codex Marchalianusy attribuées à une ou plusieurs des dernières versions d'Aquila, de Symmaque et de Théodotion. Cela montre clairement que le lectionnaire repose sur un texte dépendant d'Origène. Il est probable que les lectionnaires sont de beaucoup postérieurs au temps d'Origène, mais ils ont néanmoins de la valeur pour le
1. Studia Sinaitica, n° YI, p. XVII (notes critiques sur l'édition du lectionnaire de M" Lewis). M. Nestlé annonce qu'il prépare une esquisse grammaticale du dialecte syropalestinien.