Wiener Zeitschrift, 4801, p. 2D
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sont également incorrects ^ En 1890, M. Bedjan a donné du texte syriaque une seconde édition beaucoup meilleure 2. Pendant les derniers temps de sa vie, Barhebraeus fît une recension arabe de sa première chronique sous le titre de Histoire abrégée des dynasties , qu'il enrichit de nouvelles notices empruntées à la littérature musulmane. Cette recension a été publiée une première fois par Pococke, en 1663,-à Oxford, avec une traduction latine, et une seconde fois par le P. Salhani, en 1890 , à Beirouth , sans traduction , mais avec un index des noms propres et une concordance des années de l'Hégire et de l'ère chrétienne.
Le ms. 167 de la Bodléienne d'Oxford, qui a la première partie du Chronicort syriacurriy ajoute, comme complément de cet ouvrage , trois autres textes historiques : le premier, intitulé Expédition des Huns^ des Persans et des Mongols dans la province de Diar^ békir, va de 1394 à 1402 ; le second , intitulé Raçages de Timour-Khan dans le Tour-Abdin^ comprend les années 1395-1403; et le troisième, un fragment de chronique, renferme des récits concernant les années 1394-1493. Bruns les a édités, sous le titre de Appen^ dix ad Chr, Bar-Hebrœi dans le Répertoriant fur bibL iind morg, Litteratur de Paulus, léna, 1790, I, p. 1-116. Behnsch a réédité le troisième texte en 1838 ^.
Le Chronicon ecclesiasticum est divisé en deux par-
\, Bar-Hebraei Chronicon syriacum^ Leipzig, 1789 (texte syriaque), et Gregorii sive Bar-Hebraei Chronicon syriacum, Leipzig, 1739 (tra- \ duction).
' 2. Gregorii Barehbrœi Chronicon syriacum, Paris, 1890. M. Bedja?( a utilisé les travaux que Lorsbacii, Arnold, Mayer et Bernstein ont publiés au sujet de l'édition de Bruns et Kinsco. Berastein avait collationné les ms. du Vatican et de la Bodléienne en vue d'une nouvelle édition. 3. Rerum sseculo quinlo decimo in Mesopotamia gestarum librum e codice bibliothecœ Bodleianœ syriace ediâit et interpretatione latina illuiiravit D' Ottamar BeJnisch, Vratislaviœ, 1838.
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210 HISTOIRE GÈNÉaA.LE,
lies. La première partie , commençant à Aaron, est très concise jusqu'à l'ère chrétienne. L'histoire de l'Église syrienne occidentale et des patriarches d'Antioche y est traitée par Barhebraeus jusqu'en 1285 ; un auteur anonyme l'a continuée jusqu'en 1495. La seconde partie, consacrée à l'Église syrienne orientale, renferme l'histoire des patriarches nestoriens et des maphriens jacobites de Tagrit ^ Barhebraeus l'avait achevée l'année même de sa mort, 1286; elle a été continuée jusqu'en 1288 par Barsauma, le frère de Barhebraeus, et jusqu'en 1496 par un anonyme. Le Chronicon ec-^ clesiastlcum y auquel Assémani s'est souvent référé dans sa Bibliotheca orientalisy a été édité avec une traduction latine par MM. Abbeloos et Lamy en trois volumes^. Les éditeurs ont contrôlé les données de Barhebraeus à l'aide de la Chronique d'Elias de Nisibe, que nous citerons plus loin.
Une des sources de Barhebraeus pour la seconde partie du chronicon ecclesiasticum, c'était Le livre de la tour y écrit par Mari ibn Soleiman, un auteur nestorien du XÏP siècle , et dont nous devons parler ici quoiqu'il soit écrit en arabe. Le Im^e de la tour de Mari est conservé dans deux manuscrits arabes du Vatican, 108 et 109, et dans un ms. de la Bibliothèque nationale , arabe 190 ; ces manuscrits indiquent à tort Amr ibn Matta de Tirhan comme l'auteur de l'ouvrage. Il est divisé en deux parties : l'une est théolo-
1. On appelait maphriens les évêques qui avaient cure des intérêts des Jacobites établis dans les provinces orientales. La série des maphriens commence avec Marouta de Tagrlt (629). Barhebrœus éiait luimême maphrien de l'Orient. Les derniers maphriens ne résidaient pas à Tagrit, mais à Mossoul et dans le couvent de Mar Mattai, au nord de cette ville.
2. Gregorii Barhebrxi Chronicon ecclesiasticum^ I-III, Louvain, 1872- 1877. OvERBECK avait imprimé le commencement de la seconde partie dans son livre, cité ci-dessus, S. Ephrœmi,.. opéra selecla, p. 414-423.
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gique et dogmatique ; l'autre , théologique et historique, renferme une histoire concise des patriarches nestoriens, qui finit avec Ébedjésu bar Mouki de Mossoul (f 1147), mais qui a été continuée jusqu'en 1317. Saliba ibn Yohanna de Mossoul et Amr ibn Matta, qui vivaient dans la première moitié du XIV** siècle, firent, chacun de son côté, une recension abrégée du Livre de la tour qui présente le même texte avec cette différence que Saliba donne des additions qui manquent à Amr. On ne sait pas encore quel est celui des deux qui a copié l'autre; il est possible que ce soit Amr, lequel aura supprimé les additions de Saliba. La recension de Saliba est contenue dans le ms. du Vatican 41 (provenant de la Bibliothèque des Néophytes) et, incomplète, dans le ms. k. VI, vol. 14, du Musée Borgia. Celle d'Amr nous est parvenue dans le ms. arabe 110 du Vatican, qui semble être un autographe *. Le P. Gismondi a publié, en 1896-1899, la section du Livre de la tour relative aux patriarches nesto riens. La recension d'Amr et de Sliba, qui est parfois plus développée que l'œuvre originale et présente une rédaction différente, a été publiée in extenso^,
La chronique qu'Elias bar Schinaya , métropolitain de Nisibe , écrivit en 1008 , ne nous est parvenue que dans le ms. Add. 7197 du Musée britannique^. Ce manuscrit, décrit dans le catalogue de Rosen, p. 86-90, est contemporain de l'auteur, mais ce n'est pas, comme
4. Le ms. 687 du VaL contient une partie du texte, analogue au ms. HO; un ms. de Berlin, Coll, Sachau, n° 12, et un ms. de Cambridge semblent renfermer la recension d'Amr, voir Wuigut, Syriac liter, 2« éd., p. 236, note 1.
2. Maris Amri et SUbae de Patriarchis Nestorianorum commentaria, Rome; pars prior, Maris textus et versio latina, 4899; pars altéra, Amri el Slibœ textus, 4896; versio latina, 48D7.
3. Le ms. de Berlin, Coll, Sachau, 408, fol. 444-147, renferme un extrait de cette chronique.
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2t2 HISTOIRE GÉNÉRALE.
on l'avait pensé , un autographe d'Elias ; de la main de celui-ci il n'y a probablement que la partie ancienne du texte arabe ^ . Les pages sont divisées en deux colonnes, dont la première contient le texte syriaque , et la seconde, en regard, la version arabe faite en grande partie par Elias lui-même. Cet ouvrage commence par plusieurs tables chronologiques, suivies de la liste des papes jusqu'au concile de Chalcédoine^, de la liste des patriarches d'Alexandrie jusqu'à la même époque , des listes des différentes dynasties ^, et du catalogue des patriarches nestoriens jusqu'à Jean V (•}• 905) . La chronique proprement dite comprend les événements de l'Orient de l'an 25 à l'an 1018 de l'ère chrétienne. Malheureusement le manuscrit est incomplet, surtout pour la période antérieure à l'Islam ; pour la période suivante, il manque les années 169-264 et 361-384 de l'Hégire. Cette chronique est surtout précieuse parce qu'elle indique, sous chaque paragraphe , les sources où Elias a puisé ses notices ; elle nous fait connaître les titres d'un certain nombre d'œuvres historiques aujourd'hui perdues. Comme il arrive dans les compilations de ce genre, le même événement est parfois rapporté sous plusieurs années , d'après des documents différents *. M. Lamy a publié la portion qui va jusqu'à la conquête musulmane^. La suite avait été éditée auparavant par M. Baethgen ^.