‹ La littérature SyriaqueChapitre 83 sur 214 · AssÉMANi, B. 0., II · texte numérisé non relu

AssÉMANi, B. 0., II

byGoogk

HISTOIRE GÉNÉRALE. 21 o

syriaque , mis sous le nom de Diodes le Sage et relatif à la Phénicie et aux origines de Rome. Ce texte semble provenir d'une histoire de Rome attribuée à Dioclès Peparethius ; il a été publié par Paul deLagarde [Analecta syriacay p. 201-205) d'après le ms. Add, 12152, fol. 194, du Musée britannique , et traduit par Cowper, Syriac Miscellaniesy Londres, 1841, p. 48^.

§ 2. — Histoires particulières.

Les écrits syriaques qui traitent d'un point particulier de l'histoire ont presque tous un caractère religieux. Les actes des martyrs et les vies des saints ont fait l'objet du n** IX ci-dessus ; nous avons parlé aussi sous ce n'' de V Histoire de la nlle de Beit^Slok; nous n'y reviendrons pas ici. Un certain nombre de récits historiques concernent les couvents nestoriens les plus célèbres ; les auteurs jacobites semblent s'être moins préoccupés de l'histoire de leurs couvents. Mais la malechance des manuscrits nestoriens nous fait regretter la perte de plusieurs histoires monastiques. Celles de Jésudenah et de Thomas de Marga ont seules vu le jour jusqu'ici.

On doit à M. l'Abbé Chabot l'édition du Liseré de la cAasZeté* de Jésudenah, évêque de Bassora, qui vivait à la fin du VIII* siècle , et dont les autres œuvres (une histoire ecclésiastique , une introduction à la logique, des homélies et des discours métriques) ne se sont pas retrouvées. Le Livre de la chasteté est composé de cent quarante notices sur les fondateurs des monastères

i. Wright a donné quelques corrections à l'édition de Lagarde, Catal, p. 499, note 2.

2. Le livre de la Chasteté composé par Jésudenah, évêque de Baçrah, publié et traduit par J.-B. Chabot^ Rome, 189C. Malgré les doutes émis par l'éditeur, on doit considérer ce texte comme l'œuvre même de Jésudenah.

byGoogk

orientaux. Ces notices étaient tirées du Paradis des Orientaux de Joseph Hazzaya (voir ci-dessus, p. 158) , à en juger par un passage de Bar Bahloul sur Sahdona ^ ; elles forment un recueil utile à consulter pour l'histoire de l'Église nestorienne et la géographie de la Mésopotamie et la Babylonie.

L'histoire monastique de Thomas de Marga, beaucoup plus développée, porte le titre de Livre des goui^erneurs. Elle était connue par la Bibliotheca orienta^ lis d^Assémani qui en contient une analyse^ ; M. Budge l'a publiée avec une traduction anglaise et une introduction très documentée qui ajoute à la valeur de son édition^. Thomas était entré en 832 comme moine dans le couvent de Beit-Abé (près de Marga), dont il devint bientôt le directeur. Mar Abraham, qui fut patriarche des Nestoriens de 837 à 850, le prit pour son secrétaire; il le nomma ensuite, évêque de Marga et, quelques années après, métropolitain de la province de Beit-Garmai. C'est à la demande du moine Ébedjésu et d'autres moines du couvent de Beit-Abé que Thomas écrivit en 840 l'histoire de ce couvent. Cette histoire n'est pas seulement celle du couvent de Beit- Abé ; Thomas y a inséré le récit de la vie de Maranammeh, évêque d'Adiabène (avec une longue homélie métrique qu'il avait composée en l'honneur de cet évêque) , de Babai et de plusieurs moines célèbres du Grand couvent du mont Izla. « Cette œuvre, dit M. Budge*,

i. Comme le remarque M. H. Goussen, MartyriuS'Salidona'*s Leben und WerkCy Leipzig, 1897, p. 13, note I.

Page 1