FÊTE DES SAINTES RELIQUES
lement, dans son esprit et dans sa chair. Le Saint-Esprit vivifie l'âme et le corps. Et ce corps devient son instrument. Par lui, il opère ses. actes les plus beaux de bonté, de charité, de dévouement. La chair vivifiée par l’Esprit-Saint souffre et meurt, s’il est besoin, pour la gloire de Dieu. Et c’est pourquoi, rachetée, sanctifiée, vivifiée par le sang du Sauveur, destinée à être éternellement glorifiée, béatifiée, cette chair est vénérable, précieuse, elle est divinisée. Nous sommes les amis de Dieu et par notre esprit et par notre chair, par tout ce que nous sommes.
C’est la raison profonde du culte des saintes reliques, des ossements, des corps des Saints.
Oraison : « Dieu, qui avez voulu que cette Eglise fût enrichie de tant de reliques des saints, accordez à vos serviteurs d’être un jour les compagnons, dans le ciel, de ceux dont nous vénérons la mémoire sur terre ».
Lecture du Livre de la Sagesse, Eccli., c. 44.
« Ce sont des hommes de miséricorde, leurs vertus n’ont jamais défailli. Leurs biens se perpétuent avec leur postérité, leurs descendants sont un héritage saint et leur race se conserve dans l'alliance de Dieu. A cause d'eux, leurs fils demeurent éternellement et leur race, ainsi que leur gloire, ne finira point. Leurs corps ont été ensevelis dans la paix, et leur nom vit de génération en génération. Les peuples proclament leur sagesse et l'assemblée leur louange. »
Graduel : « Les saints exultent dans la gloire, ils se réjouissent dans leurs demeures. — Chantez au Seigneur un cantique nouveau: Sa louange éclaté dans l'assemblée des saints.
Alleluia, Alleluia. Les justes sont assis au ban-
quet et se réjouissent en la présence de Dieu, ils se délectent dans la joie ».
Le banquet où sont assis les saints, c’est Dieu lui-même qui offre à ses amis la possession joyeuse de tout ce qu’il est. Que sont loin les tristesses et les souffrances de la terre! Mais à ce banquet tout l’homme prendra sa part de joie : l’âme et le corps. Tous deux ont peiné sur la terre, tous deux seront béatifiés au ciel.
Evangile selon saint Luc, c. 6.
En ce temps-là, Jésus descendit de la montagne e1 s'arrêta dans la campagne, la foule de ses disciples et une grande multitude venue de la Judée, de Jérusalem, des bords de la mer, de Tyr et de Sidon l’entouraient. Ils étaient venus pour l'entendre et être guéris de leurs infirmités. Ceux qui étaient tourmentés par les esprits mauvais se trouvaient guéris. Et toute cette foule cherchait à le toucher, car une force sortait de lui, qui les guérissait tous. Et lui, levant les yeux sur ses disciples, leur dit : Bienheureux les pauvres, car le royaume de Dieu est pour vous. Bienheureux vous qui maintenant avez faim, car vous serez rassasiés. Bienheureux vous qui maintenant pleurez, car vous rirez. Bienheureux serez-vous, quand les hommes vous haïront, quand ils vous sépareront et vous couvriront de honte, quand ils rejetteront votre nom comme une chose mauvaise à cause du Fils de l’homme. Réjouissez-vous en ce jour, et soyez dans l’allégresse, car: votre récompense sera grande dans le ciel. »
Offertoire : « Dieu est admirable dans ses saints. Le Dieu d’Israël donne lui-même force et puissance à son peuple. Dieu soit béni ! »
Il est besoin de force, de puissance pour souffrir toutes les tribulations que Jésus prédit à ses amis. Mais c’est lui qui souffre, combat et triomphe en eux. Il ne nous laisse pas seuls dans la lutte. Nous savons qu’il est avec nous, qu’il regarde et soutient nos efforts, qu’il nous attend