‹ La liturgie dominicaineChapitre 152 sur 178 · LE BIENHEUREUX JEAN DE VERCEIL · texte numérisé non relu

LE BIENHEUREUX JEAN DE VERCEIL

sur une litière qu’ils portaient sur leurs épaules. Ils allaient ainsi, par petites étapes, de couvent à couvent, À son arrivée à Montpellier, le niaître se sentit défaillir. Il tint cependant le chapitre Dans la circulaire, qu’il adresse à l'Ordre, la dernière, il disait : « Je vous en conjure, souvenez-vous plus fréquemment de moi dans vos prières, afin que vos suffrages suppléent aux nombreuses faiblesses de la condition où je suis réduit et me rendent capable de servir l’ordre tant que j'en aurai la charge ».

Après le chapitre de Montpellier, Jean de Verceil, toujours infatigable, voulut se mettre en route vers Bologne, Ses forces le trahirent. Non loin de Montpellier, le saint vieillard, exténué, dut demander l’hospitalité dans une abbaye cistercienne. Mais sentant que son heure approchait, il se fit transporter au couvent de Montpellier. Il y languit, pendant quelques semaines encore, édifiant les Frères par sa piété, sa foi, sa patience. Le 30 novembre 1283, le maître rendit son âme à Dieu. Ses funérailles furent ua triomphe. Les Frères l’ensevelirent dans l’église conventuelle, au côté gauche du maître-autel.

Il y reposa dans la paix, entouré de la vénération de ses fils, jusqu’en 1562. À cette date les Calvinistes, devenus maîtres de Montpellier, pillèrent le couvent des Prêcheurs et le démolirent de fond en comble. Il n’y a plus trace de la sépulture de maître Jean de Verceil. Mais ni l'Ordre, ni l'Eglise n’ont oublié ce grand serviteur de Dieu. En 1903, Pie X a élevé Jean de Verceil sur les autels.

Saint François Xavier, Confesseur.

MESSE : Os justi, p. [18], sauf ce qui suit.

Oraison : « Dieu, qui avez voulu réunir à votre Eglise les nations des Indes, par la prédication et les miracles du bienheureux François, accor- . dez-nous avec bonté d’imiter les vertus de celui dont nous vénérons les glorieux mérites ».

François Xavier incarne en sa personne l'idéal du missionnaire. C’est un Espagnol, un des premiers compagnons d’Ignace de Loyola. Il vivait avec lui à Paris et, étudiant plus riche d'intelligence que d’argent, il suivait les cours de l'Université. Ignace aimait cet étudiant, dont il pressentait la générosité de cœur. Peu à peu il lui fit comprendre le bonheur profond de se donner à Dieu. Il lui révéla l’idée qu’il caressait depuis longtemps de fonder un nouvel ordre religieux, dont les membres se mettraient au service de l'Eglise, pour soutenir ét développer toutes les œuvres d’apostolat. François fut séduit par cette magnifique perspective et fut l’un des neuf Maîtres de Paris qui, à Montmartre, sous la direction suprême de saint Ignace, établirent les fondements de la Compagnie de Jésus.

I me plaît de rappeler que saint Ignace et ses compagnons suivirent les cours de Saint-

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