SAINT ANTOINE-MARIE ZACCARIA
l'apôtre Barnabé. Et c’est bien le titre d'ami qui revenait à Antoine-Marie Zaccaria.
Epître de saint Paul à Timothée, 1, 4.
« La piété est utile à tout et possède la promesse de la vie, de la vie présente et de la vie à venir. C’est une chose certaine et qui mérite toute confiance, Si, dans cette vie, nous nous donnons du mal et si nous luttons, c’est parce que nous avons placé notre espérance dans le Dieu vivant, Sauveur de tous les hommes et principalement des fidèles, Voilà ce que tu dois prescrire et enseigner.
Que personne ne méprise ta jeunesse, Maïs sois l’exemple des fidèles, par la parole, la conduite, la charité, la foi, la chasteté.
Jusqu'à ma venue, applique-toi à la lecture, à l’exhortation, à la doctrine. Ne laisse pas inactive la grâce qui est en toi, que tu as reçue en accomplissement de prophéties, par l'imposition des mains du presbyterium. Pense bien à ces choses, et en vis, afin que tes progrès soient visibles à tous les yeux. Sois attentif à toi-même et à l’enseignement. Fais-en ta comstante occupation. En . agissant ainsi, tu te sauveras, toi et ceux qui t'écoutent. »
Ces conseils à Timothée s'adressent directement à Antoine-Marie Zaccaria. Jeune comme prêtre et fondateur d'ordre, il pouvait craindre de ne pas avoir l'autorité suffisante. Mais s’il était jeune d'âge, il portait en lui la maturité de la grâce de Dieu.
Graduel : « Dieu m'est témoin de l’amour que j'ai pour vous dans le cœur de Jésus-Christ.
Et je demande surtout que votre charité abonde de plus en plus par la science et de toute manière. — Afin que vous connaissiez ce qui est meilleur, que vous soyez purs et sans reproche au jour du Christ.
Alleluia, Alleluia. Soyez remplis du fruit de
la justice, qui nous vient par Jésus-Christ, à la gloire et à la louange de Dieu ».
Evangile selon saint Marc, c. 10.
« En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Celui qui n’estime pas le royaume de Dieu comme le ferait un enfant, n’y entrera pas. Et comme il était sorti dans la rue, quelqu'un accourut, fléchit le genou devant lui et lui demanda : Bon Maître, que dois-je faire pour arriver à la vie éternelle ? Jésus lui dit : Pourquoi m’appelles-tu bon ? Dieu seul est bon. Tu connais les commandements : tu ne commettras point d’adultère, tu ne tueras point, tu ne voleras point, tu ne diras point de faux témoignage, tu ne feras aucune fraude, honore ton père et ta mère. Il répondit : Maître, j'ai observé toutes ces choses depuis mon enfance. Jésus le regarda, se prit d'affection pour lui et lui dit : Une chose te manque, va, vends tout ce que tu possèdes, donne le prix aux pauvres et tu auras un trésor dans le ciel. Puis, viens, suis-moi. »
Dieu seul est bon, dit le Maître. Ce qui est bon, en dehors de Dieu, l’est par sa souveraine Bonté. Lui, il le savait, qui rend gloire à la bonté de Dieu. Mais ce jeune homme qui est.
devant lui, intéresse Jésus. Il le regarde de ce regard qui va jusqu’au fond de l’âme ; il voit sa pureté, sa sincérité et Jésus aime ce jeune homme. Il le veut pour lui, à sa suite. Tout ce que tu as fait est bien, mais il y a mieux.
Dégage-toi de la terre complètement. Vends tes biens, plus d'attache aucune, je te veux tout entier, viens, suis-moi. C’est l’appel religieux, qui brise toutes les amarres avec le monde. Dieu seul et pour lui tout travail, toute pensée, tout amour.
Offertoire : « Je chante vos louanges, devant les saints Anges, je vous adore dans votre temple, je glorifie votre Nom ».