‹ La liturgie dominicaineChapitre 27 sur 178 · OCTAVE DES SS. APOTRES PIERRE ET PAUL · texte numérisé non relu

OCTAVE DES SS. APOTRES PIERRE ET PAUL

monde avec chacun la mission spéciale qui leur fut confiée.

Lecture du Livre de la Sagesse, Eccli. c. 44.

« Ce sont des hommes de miséricorde dont la vertu n’a jamais succombé. Leurs biens se perpétuent avec leur race ; leurs descendants sont un héritage saint, leur postérité garde l'alliance avec Dieu, Leurs enfants demeureront à cause d’eux éternellement. Leur race et leur honneur ne finiront point. Leurs corps ont été ensevelis dans la paix et leur nom vivra de génération en génération. Les peuples rediront leur sagesse et l’assemblée proclamera leur louange, »

Qui sont « ces hommes de miséricorde » dont le nom vivra éternellement, dont la postérité sera sainte comme ils furent saints eux-mêmes ? C’est Pierre, le pêcheur de Bethsaïde, simple, sans instruction, et on « proclamera sa sagesse dans tous les siècles ». C’est que sur cet homme s’est reposé longuement le regard de Jésus. Il la choisi, formé, façonné à son image à lui.

Il a mis dans cet homme sa lumière divine, toute la sagesse de Dieu et il lui a dit : Va ! Elle demeurera en toi toujours. Il lui a donné autre chose, un cœur chaud et humble. Pierre était très ardent, il aimait Jésus avec passion, mais son amour très expansif, très spontané, manquait de profondeur. Jésus la lui donna. Il laissa à Pierre son ardeur de cœur, mais il y ajouta, en permettant qu’il le reniât trois fois, ce je ne sais quoi de plus intime, de plus grave, de plus humble, qui, loin de diminuer son amour, le fit plus profond.

Ces hommes de miséricorde, c’est Paul. Un homme instruit, fier de sa race, attaché à la loi mosaïque. Dès la première heure, il se révolte contre Jésus, il le considère comme un imposteur,

le destructeur de son peuple et il le combat à outrance. Ame ardente qu’il fallait abattre pour la vaincre.

Jésus le jeta à ses pieds sur le chemin de Damas. Et comme Paul était sincère, quand il vit la vérité, quand il comprit le Christ crucifié, Messie universel pour le salut des juifs et de tous les peuples, il se donna à lui sans réserve. Sa vie appartient à Jésus. Il ne vit plus lui-même, c’est Jésus qui vit en lui, qui pense, qui aime, qui parle, qui agit. Et Paul, comme Pierre, selon son mode à lui, selon la grâce qu’il a reçue, a pour Jésus l’amour le plus profond.

Hommes de rien par eux-mêmes, Pierre et Paul sont, par Jésus, les colonnes de l'Eglise, Leurs noms sont éternels et devant les tombeaux qui contiennent leurs cendres tous les peuples s’inclinent et prient à deux genoux.

Graduel : « Leur voix a pénétré par toute la terre ; leurs paroles sont entendues jusqu'aux extrémités du monde. — Les cieux redisent la gloire de Dieu, le firmament proclame qu’il est l’œuvre de ses mains.

Alleluia, alleluia. Ceux-ci sont deux oliviers, deux candélabres qui brûlent devant le Seigneur. Ils ont le pouvoir de fermer le ciel sous les nuées et d'ouvrir ses portes, Car leurs langues sont devenues les Clefs du ciel ».

Deux oliviers dont les fruits abondants fournissent l’huile, qui alimente ces deux candélabres qui brülent devant le Seigneur. Leurs paroles ouvrent le ciel et le ferment. Elles l'ouvrent à ceux qui croient, elles le ferment à ceux qui ne croient pas. Tout ce que tu délieras sur terre, dit Jésus à Pierre, sera délié dans le

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