‹ La liturgie dominicaineChapitre 57 sur 178 · SAINT JOACHIM · texte numérisé non relu

SAINT JOACHIM

S'il en est ainsi de tous les élus, à plus forte raison la Mère de Dieu a-t-elle, au ciel, ce souvenir de nos nécessités de chaque jour. Elle n’est pas une étrangère pour nous, elle demeure, à la lettre, notre mère.

Communion : « Heureux le sein de la Vierge Marie, qui a porté le Fils du Père éternel ».

Postcommunion : « Après avoir participé au banquet céleste, nous implorons votre clémence, Seigneur, notre Dieu, afin que, en célébrant lAssomption de la Mère de Dieu, nous soyons délivrés par son intercession de tous les maux qui nous menacent ».

Saint Joachim, Père de la très sainte Vierge Marie.

LA MESSE

A la gloire de l'Enfant l'Eglise, toujours très délicate, unit la gloire du Père. Et cette gloire du Père, si inférieure à la gloire de l'Enfant, est une louange très belle à la bonté de Dieu, qui choisit la fille de Joachim pour être sa propre mère.

Introït : « Il a répandu ses biens sur les pauvres. Sa sainteté demeure pour l'éternité. Il sera exalté dans la gloire. — Heureux l’homme qui craint le Seigneur, qui met tout son cœur à observer sa loi ».

Joachim est le juste, celui qui sait ce qu'est Dieu et lui rend l'hommage qui lui est dû. C’est la première justice, la plus essentielle à toute créature, celle qui commande toutes les autres.

Oraison : « Dieu qui, de préférence à tous les autres saints, avez voulu que le bienheureux Joachim fût le père de la Mère de votre Fils, faites que nous ressentions la protection de celui dont nous vénérons la solennité ».

Lecture du Livre de la Sagesse, Eccl. c. 31.

« Heureux l’homme qui se montre sans tache, qui ne court pas après l’or, et ne met pas son espoir dans l’argent et les trésors. Quel est-il ? Nous le comblerons de louanges. Car il a fait des merveilles pendant sa vie. 11 fut éprouvé et trouvé parfait. Il put transgresser la loi et ne l’a point transgressée, faire le mal et ne l’a point fait. Aussi ses biens sont en sûreté dans le Seigneur et toute l’Assemblée des Saints publiera ses aumônes. »

Libre choix fait par le juste sous la douce et forte motion de la grâce de Dieu. En face du bien et du mal, il a choisi le bien. Se tournant vers Dieu, il lui dit par son cœur et ses actes : vous êtes la vérité, c’est vous que je suis ; vous êtes le bien, c’est vous que j'aime. À vous je m'attache, car vous êtes ; le reste ne m'est rien, car ce qui n'est pas vous, ou pour vous, n’est pas. C’est l’unique moyen de mettre « ses biens en sûreté », c’est-à-dire son âme, sa vie, son bonheur pour l'éternité. Il faut, pour être éternellement dans la joie de Dieu, être en ce monde uni à Celui qui est. Le reste ne compte pas, car le reste n’est pas.

Graduel : « Il a répandu ses biens sur les pauvres. Sa sainteté demeure pour l'éternité.

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