SAINT AUGUSTIN
yeux comme ils le sont par l’âge; être purs comme eux, confiants comme eux.
Cette « petite voie de l'Enfance spirituelle » de Thérèse de l'Enfant Jésus, la voici. C’est le Seigneur lui-même qui la trace, qui l’impose à tous sans exception, sous peine de ne pas entrer dans le royaume des cieux. Petite voie d’humilité, de simplicité, de pureté, qui exige le renoncement complet à soi-même.
N'oublions pas que si nous ne la suivons pas en ce monde dans la perfection, le Purgatoire est là qui redressera nos voies tortueuses, qui abaïissera nos orgueils vaniteux, qui purifiera nos attaches mauvaises. Si nous ne suivons pas la petite voie des enfants en ce monde, il faudra bien la prendre au Purgatoire. La parole du Seigneur est absolue : on n'entre dans le ciel que par elle.
Postcommunion : « Seigneur, sanctifiés par ce mystère de salut, nous vous demandons, par l’'intercession de saint Joseph, votre Confesseur, d'avancer toujours dans la perfection de la piété ».
Saint Augustin, Evêque et Docteur de l'Eglise.
MESSE : In medio, p. [14].
Oraison : Ecoutez, Dieu tout-puissant, nos supplications et, par l’intercession du bienheu-
reux Augustin, votre Confesseur et pontife, accordez à ceux auxquels vous donnez la confiance d'espérer en votre bonté, le don de votre miséricorde habituelle »,
Augustin, c’est la miséricorde de Dieu en marche vers sa plénitude. Elle est merveilleuse, cette marche de la miséricorde, cette poursuite de la brebis perdue d’abord, et puis après, cette effusion de la grâce, double grâce : celle de la lumière et celle de la sainteté. C’est pourquoi on a choisi cette oraison qui chante la bonté infinie de Dieu et nous fait espérer ses effets en nous-mêmes.
Quand Dieu veut une âme, quand il l’a marquée de son sceau éternel pour son bercail à lui, il la prend où qu’elle soit et quoi qu’elle fasse.
Très loin, ce jeune africain, très loin des vues de la Providence sur lui. Il est intelligent, il aura du génie — et quel génie ! — Mais alors son idée est de paraître. Dans ce vieux monde romain qui va vers sa ruine, il veut être quelqu’un, un savant, un philosophe que l’on écoute, un Docteur que l’on admire. La foi chrétienne, celle de sa sainte mère Monique lui tient peu. il n’est pas encore baptisé, du reste. Ses passions l’écartent de plus en plus du Christ. Il va se perdre dans les rêveries malsaines des Manichéens. Et Monique, qui sans s’en douter, a reçu du Maître la mission de lui ramener cette brebis perdue, Monique pleure sur lincrédulité et la vie déréglée d’Augustin. Elle pleure et elle prie. Augustin, du reste, aimait tendrement sa mère, mais il aimait aussi autre chose.
Jésus le poursuit par les larmes de Monique.
Quand il s’embarque pour l'Italie, croyant dépister sa mère, Monique, désolée, prend un autre