‹ La liturgie dominicaineChapitre 90 sur 178 · NOTRE-DAME DE LA MERCI · texte numérisé non relu

NOTRE-DAME DE LA MERCI

Son cœur furent consacrées à ce service. Service régulier, sans éclat de prodiges, mais service actif, dévoué du serviteur qui ne se lasse jamais. Il ‘circule dans toutes les villes d'Italie, semeur infatigable, et sa parole que l’on sent la parole de Dieu pénètre les âmes et les arrache au péché.

On aime à regarder cet homme apostolique, qui n’éblouit pas par des merveilles inabordables. Marc reste le modèle des Prêcheurs, modèle très élevé, sans doute, mais à la portée des âmes généreuses.

Il mourut à Pesaro, en 1498, les lèvres collées à son crucifix. Symbole touchant de toute sa vie d'apôtre. Il avait parlé de Jésus crucifié, il meurt en attachant ses lèvres à Jésus crucifié.

Notre-Dame de la Merci.

MESSE : Gaudeamus, Fête de Notre-Dame du Mont-Carmel, p. 40

Oraison : « Dieu, qui, par la très glorieuse Mère de votre Fils, avez daigné donner à votre Eglise une nouvelle famille, pour délivrer les fidèles du Christ de la puissance des païens, faites, nous vous en prions, que celle que nous vénérons comme fondatrice d’une si grande œuvre, nous délivre également, par ses mérites et son intercession, de tous nos péchés et de la captivité du démon ».

Cette œuvre de la Rédemption des captifs nous est déjà connue. Pierre Nolasque, un français, Raymond de Pennañfort, Catalan et dominicain, concoururent à cette institution. Mais la vraie fondatrice de la Merci, celle qui a inspiré ce magnifique projet, celle qui a préparé et Pierre Nolasque et Raymond de Pennafort pour le réaliser, c’est la très sainte Vierge Marie. Et il est touchant de penser à ce souci maternel de la sainte Vierge pour les pauvres chrétiens prisonniers des Maures. Elle voyait leurs: souffrances, elle entendait leurs gémissements et surtout elle craignait pour ces malheureux l'apostasie. Son cœur de Mère n’y tint plus. Elle descendit sur terre, elle apparut à Pierre Nolasque et à Raymond de Pennafort pour leur dire ses volontés. Elle apparut même au roi d'Aragon, afin qu’il prît l’œuvre sous sa protection. Et c’est pourquoi, aujourd’hui encore, sut leur scapulaire blanc, les Mercédaires portent les armes du roi d'Aragon.

Que de fois la Mère de Dieu descend sur terre ! Nous ne la voyons pas, maïs elle y est. Elle est auprès de ceux qui souffrent ; elle assiste ceux qui meurent; elle console et réconforte ceux,qui pleurent. Elle protège, elle défend, elle soutient ceux qui luttent contre le démon. Sa joie est grande quand elle lui arrache une âme. Si nous regardions bien, noùs verrions près de nous la sainte Vierge Marie, qui veille sur nous. Son regard maternel, si doux, si tendre, ne nous quitte pas. Sainte Mère de Dieu, notre mère, restez avec nous !

La Commémoraison de notre Bienheureux Père saint Dominique à Soriano

MESSE : comme au 4 août, p. 86, sauf que l’on ne dit que les 4 dernières strophes de la Séquence : Laudes ergo Dominico…

Voici le fait miraculeux que l’on célèbre en ce jour.

En 1530, le couvent de Soriano était gouverné par un vicaire, Frère Dominique Galiano. Il s'y trouvait, pour le service, un Frère Convers appelé Laurent di Grotteria.

Or, le 15 septembre 1530, Frère Laurent était dans l’église, trois heures avant l’aurore. Il vit tout à coup devant lui trois Dames d’aspect majestueux, richement vêtues, radieuses de beauté. Comme la porte de l’église, à pareille heure, était encore fermée, Frère Laurent, stupéfait -et quelque peu effrayé, ne savait que penser. Mais l’une de ces Dames, qui lui parut la plus vénérable, lui adressa la parole. Elle lui demanda s’il y avait dans cette église quelque image de saint Dominique : « Oui, répondit le Frère, nous avons une image assez vulgaire peinte sur le mur. — Prenez donc celle-ci, lui dit la Dame, portez-la à votre supérieur et vous lui direz de la placer sur l’autel ». Ce disant, elle lui remit ure image soigneusement roulée. Frère Laurent la porta immédiatement au Prieur. On déplia le rouleau : c'était une image de saint Dominique.

Le Prieur et les autres Frères se précipitèrent vers l’église pour voir et remercier les donatrices. Mais elle était vide et la porte toujours fermée.

Toute la littérature de la Calabre, où se trouve Soriano, est remplie de cet événement.

L'image de saint Dominique fut en grande vénération. De nombreux et éclatants prodiges attirèrent les foules à Soriano. De sorte que Dieu signa lui-même, pour ainsi dire, l'authenticité de l'apparition. Nous la fêtons comme un témoignage de la bonté maternelle de la sainte Vierge, qui daigna rappeler elle-même à l’ordre combien elle désire que soit vénéré, prié son fils Dominique.

Le bienheureux Dalmace Moner, Confesseur, de notre Ordre.

MESSE : Os justi, p. [18].

Oraison : « Dieu, qui avez orné de prodiges et de vertus votre humble serviteur Dalmace et qui l'avez merveilleusement embrasé de votre amour, en fui donnant le mépris de toutes les choses de la terre, faites que, dégagés par son intercession de toutes les attaches humaines, délivrés de toute adversité, nous désirions uniquement les choses du ciel ».

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