‹ La liturgie dominicaineChapitre 97 sur 178 · SAINT FRANÇOIS D’ASSISE · texte numérisé non relu

SAINT FRANÇOIS D’ASSISE

effet, nous le fêtons, le Pauvre d'Assise, comme notre Père, car il fut l’ami du bienheureux Dominique.

Leurs voies ne sont pas les mêmes. Elles se rencontrent cependant dans l'amour de Dieu et le désir violent de le faire aimer. François s'attache plus intimement à la pauvreté, au dénuement du Christ. Il en fait comme sa spécialité, si bien que cette pauvreté devient pour lui sa méthode de prédication. Il regarde Jésus dans l’étable de Bethléem, il le regarde sur sa croix et le voyant si pauvre, si indigent, si dénué de tout ce qui est de la terre, son cœur se fond d'amour à ses pieds. Il n’a plus qu'un désir, limiter, réaliser en lui-même ce dénuement du Crucifié. Il se passionne pour Dame Pauvreté, sa Dame à lui, car en cette âme il y a de la passion chevaleresque. Né en Ombrie, au milieu de cette nature si riche de lumière, de verdure, de fleurs, François vit de toute cette beauté divine et la chante à son Créateur. Il se dépouille, nu, devant l’évêque d'Assise, au commencement de sa conversion, il se fait étendre nu sur la cendre, au moment de sa mort. Tout son amour est au dedans : rien de la terre en son cœur qui ne soit une louange à la bonté de Dieu. C’est pourquoi, sur la cendre où il meurt, François chante la joie des créatures d’être ce qu’elles sont par leur très bon Créateur. C’est lui qu’il aime en elles, qu’il chante en elles. Dans le cœur de François, un amour seul, amour passionné chante l'amour de Dieu.

Epître de saint Paul aux Galates, c. 6.

« Frères, pour moi, puissé-je ne me glorifier en rien, si ce n’est dans la croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ, par

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lequel le monde a été crucifié pour moï et moi pour le monde, car la circoncision n’est rien, ni non plus l’incirconcision. Il: n’y a plus qu’une nouvelle créature. Tous ceux qui s’attacheront à cette règle, paix sur eux et miséricorde, ainsi que sur l’Israël de Dieu. Dorénavant que personne ne me soit méchant, car je porte dans mon corps les marques de Jésus.

La grâce de Notre-Seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit, frères. Amen. »

L'union de François devint si profonde, si intime avec Jésus, pauvre, dénué de tout, que le Sauveur voulut imprimer extérieurement sur le corps de François ses « marques > à lui, ses divines blessures. De sorte que Jésus et François, même au dehors, ne faisaient plus qu’un. En regardant François portant sur ses mains, sur ses pieds, sur son côté les blessures du Crucifié, on voyait Jésus lui-même.

Graduel : « Comme l'étoile du matin dans la brume légère, comme la lune en sa splendeur, il a brillé pendant sa vie. — Comme le soleil resplendissant de lumière, il a brillé dans le temple de Dieu.

Alleluia, Alleluia. O Patriarche des pauvres, . François, augmente, par tes prières le nombre de tes enfants dans l’amour du Christ, ces enfants que, comme Jacob mourant, les bras croisés, les yeux éteints, tu as bénis. »

SÉQUENCE

De nouveaux prodiges de sainteté apparaissent dignes de louange, vraiment admirables et doux, révélés en François.

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