M. Levasseur. Hist. des classes ouvrières. L. 1, Ch
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« siers d'une nation sans industrie : ce sont les charpen- « tiers, les teinmturiers, les cordonniers ou bourreliers, « les corroyeurs, les ouvriers en airain et les potiers. »
Nous trouvons dans l'exercice de ces professions une première application du contrat qui nous occupe. En effet, si le lien corporatif engendre certains effets à l'égard des membres du même collège (sodales), s'il peut être la source de certains devoirs réciproques d’assistance, il n’est pas assez fort, à cette époque du moins, pour détruire la hberté de louvrier, pour absorber sa personnalité : Sa capacité Juridique reste intacte. Au fond, le collège est, comme la plupart des institutions de Numa, une aësociation purement religieuse destinée à grouper les artisans d’une profession autour de l'autel du Dieu qui la protège. (1)
En outre, dès cette époque, il y a un certain nombre d'affranchis ou d'étrangers « que le sort de la guerre, « la misère et quelquefois les promesses du Sénat atti- « raient à Rome » (2) et il est certain que, pour subsister, ces individus devaient louer leurs bras.
Les travaux publics sont, dans un Etat complètement formé, l’occasion de nombreux louages d'industrie ; mais, dans une société et à une époque guerrières, il ne peut être question que d'ouvrages militaires. Les tâches les plus dures sont laissées aux esclaves, aux prisonniers de guerre. Cest ainsi qu'après une sériede victoires remportées sur les Etrusques, Servius Tullius fit élever les