‹ La locomotion à travers l'histoire et les moeursChapitre 109 sur 247 · Voir Georges Chastelain. Chronique des ducs de Bourgogne · texte numérisé non relu

Voir Georges Chastelain. Chronique des ducs de Bourgogne

3. Voir Montfaucon. Les Monuments de la Monarchie française. — Viollet-le-Duc- Dictionnaire du mobilier.

LA LOCOMOTION DANS L'HISTOIRE

selle appartenaient, l’un à la Reine, femme de Henri II, l’autre à Diane de Poitiers, maîtresse du Roi. Diane, fille légitimée de ce même prince et femme de François de Montmorency, en posséda également un qui était luxueux et très orné. On cite aussi celui de Raymond de Laval, seigneur de Rois-Dauphin, homme obèse et riche.

Mais ce ne sont là encore que des exceptions.

Toute cette première moitié du xvic siècle sera peu fournie en

carrosses.

« En 1550, dit Ramée1, il n’y avait toujours que trois carrosses à Paris, sous le règne de Henri III; un particulier en possédait un quatrième. »

Quant au Roi, il ne tarda pas à se lasser de la possession d’un seul carrosse. Rientôt ses distractions devinrent si nombreuses qu’on fut obligé de lui en construire plusieurs. Ecoutez, à ce propos, ce que dit L’Estoilc2 : « Le Roi va en coche avec la Reine sa femme par les rues et maisons de Paris, prendre les petits chiens damerets qui à lui et à elle viennent à plaisir : il va semblablement par tous les monastères de femmes estans aux environs de Paris, faire pareille queste de petits chiens, au grand regret et desplaisir des dames auxquelles les chiens appartenoient. »

Ainsi étaient les amusements royaux !

Plus loin, L’Estoile raconte l’aventure qui arriva au roi et à la reine qui étaient allés se promener aux environs de Paris et qui ne pouvaient rentrer, le coche s’étant rompu. Le couple, dit le fidèle chroniqueur, fut obligé de revenir à pied par « un despiteus temps qu’il faisait », et ils arrivèrent au Louvre après minuit3.

\ . Ramée. Histoire des chars, carrosses et omnibus.

2. Journal de Henri III, par L’Estoilf,, collection Michaud et Poujoulat.

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