‹ La locomotion à travers l'histoire et les moeursChapitre 186 sur 247 · WAGON PRIMITIF VERS 1832, D’APRÈS UNE VIEILLE ESTAMPE · texte numérisé non relu

WAGON PRIMITIF VERS 1832, D’APRÈS UNE VIEILLE ESTAMPE

D'après une Estampe satirique.

LES CHEMINS DE EER

quement, ne purent malheureusement être appliqués aussi bien par la construction. Aussi peut-on dire réellement que l’homme qui, le premier, établit la voiture se mouvant à l’aide de la vapeur est le Français Nicolas- Joseph Cugnot, ingénieur. Le maréchal de

beauval, le duc de Choiseul, mi- XV, comprenant de quelle utilité pourrait être un appareil basé sur les données de Cugnot, en ordonnèrent la construction. « La voiture de Cugnot, dit Deharme, était un fardier à trois roues, destiné au transport des canons.

La vapeur produite dans une chaudière placée en porte-à-faux agissait dans deux cylindres en bronze dont les pistons, alternativement soulevés et abaissés, actionnaient un petit arbre à manivelle, relié au moyen d’engrenages à la roue d avant. Cette roue était garnie d’un large cercle faisant prise sur le sol au moyen de fortes saillies et pouvait, à l’aide d’engrenages placés sous la main du conducteur, se déplacer sur elle-même de manière à faire prendre au véhicule les directions variées de la route à parcourir1. »

On peut voir encore aujourd’hui, au Conservatoire des Arts et Métiers, cette machine primitive de Cugnot2. L'es expériences tentées avec une machine aussi peu perfectionnée ne pouvaient réussir pleinement. Le cabriot ou fardier à vapeur , ainsi qu’on appela la nouvelle voiture, commença, paraît-il, par renverser les murailles3.

Pourtant ceux qui virent cette

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