‹ La locomotion chez les animauxChapitre 107 sur 130 · COURANTS CRÉÉS PAR L'AILE ARTIFICIELLL · texte numérisé non relu

COURANTS CRÉÉS PAR L'AILE ARTIFICIELLL

ment, de telle manière qu'elle ne perd ni temps ni puissance. Elle saisit et évite alternativement l'air, de manière à en extraire le maximum de support avec le minimum de glissage, et le minimum de force. Elle fournit un degré vraiment remarquable de support et de force propulsive. Sa surface de support est à peu près égale à un demicercle. Elle peut agir sur Tair, et elle peut créer et utiliser ses propres courants. Je le prouve de la manière suivante. Je fais donner à l'aile un coup horizontal de droite à gauche au-dessus d'une bougie ; l'aile s'élève rapidement comme le ferait un cerf- volant, et après un court intervalle, la flamme de la bougie est soufflée avec persistance de droite à gauche. J'attends alors jusqu'à ce que la flamme de la bougie ait repris sa position perpendiculaire normale, après quoi, je fais donner à l'aile un autre coup opposé de gauche à droite. De nouveau l'aile s'élève comme un cerf-volant, et la flamme est une deuxième fois modifiée, étant dans ce cas soufflée de gauche à droite. Je fais maintenant vibrer l'aile vivement et rapidement au-dessus de la bougie, avec ce résultat curieux, que la flamme ne s'incline pas allernativement de droite à gauche et de gauche à droite. Au contraire, elle s'éloigne nettement de moi, dans la direction de l'extrémité de l'aile, montrant ainsi que les courants artificiels faits par l'aile se rencontrent et se neutralisent toujours au milieu des coups. J'ai aussi trouvé que dans ces remarquables circonstances, la puissance de support de l'aile est remarquablement augmentée. ♦

Rotation composée de Vaile ondulée artificielle : les différentes parties de Vaile voyagent avec des vitesses

différentes. — L'aile artificielle, comme la naturelle, tourne autour de deux centres {ab, cd de la fig. 80, p. -206; fig. 83, p. 218, et fig. 122, p . 324) et doit beaucoup de sa puissance de s'élever, de progresser, de saisir et d'abandonner, à ce que ses différentes portions voyagent avec des vitesses différentes (voyez fig. 56, p. 167), à l'énergie avec laquelle elle se roule et se déroule pendant le mouvement de va et vient. Ainsi l'extrémité de l'aile se meut dans un temps donné dans un espace beaucoup plus grand que la racine, tandis que le bord antérieur est le centre ou Taxe de rotation de la marge postérieure. De plus, le momentum acquis par Taile pendant le coup de droite à gauche est dépensé à retourner l'aile, et à la préparer au coup de gauche à droite et vice versa ; un mouvement continuel de va et vient, dépourvu de points morts, s'établit ainsi. Si l'aile artificielle est prise à la main et subitement abaissée dans une direction plus ou moins verticalOy elle s'élance de nouveau vers le haut et entraîne la main avec elle. Elle décrit en effet une courbe dont la convexité est dirigée vers le bas, et en le faisant, elle entraîne la main en haut et en avant. Si l'on ajoute un second coup descendant, on forme une seconde courbe ; les cournes se fondant l'une dans l'autre et produisant une ligne ondulée semblable à celle qui est représentée en a, c, e gf, i, de la fig. 81, p. 216. Ce résultat est facilité si l'opérateur court en avant de manière à ne pas empêcher ou limiter l'action de l'aile.

Comment Vaile artificielle crée des courants et s'élève sur eux, et comment Vair aide à l'élévation de Vaile. — Afin de s'assurer dans quelle proportion l'air contribue à

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