‹ La loge du portierChapitre 3 sur 19 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

PIED-LÉGER, Me. JACOB .paraissant , puis le petit

JACOB

Mœe< JACOB.

Eh bien! M. Pied-Léger , qu'y a-t-il ?

PIED -LÉGER

Il y a que, depuis une heure «, vous me faites attendre à là porte; j'en ai l'onglée , et la distribution en souffre... Voilà d'abord vos journaux. ( Cherchant parmi ceux qu'il a). Monsieur Selmar négociant, rue delà Chausséed'Antin.

M.me. JACOB.

Y sont -ils tous les trois.

PIED -LEGER

Eh ! oui, y compris le journal des modes. Mais savezvous , madame Jacob , qu'excepté vous , on se lève de bon matin dans votre maison... Au moment où j'entrais, il y a un monsieur qui descendait l'escalier.

Mme. JACOB.

Monsieur de Selmar serait déjà sorti! à cette heure , à pied , cela n'est pas possible.

PIED -LÉGER

Je vous dis que je l'ai vu... un petit, enveloppé dans un quiroga.

Mme. JACOB.

Un petit... et M. Selmar est grand , et puis... (à son fils) dis donc , Jacob, est-ce que monsieur a un quiroga!

JACOB

Est-ce que je le sais! ne me parlez pas de manteaux et de pelisses... moi , ça m'embrouille.

Air : Tenez-moi je suis un bon homme.

C'te mode nouvelle a moi m* semble

Devoir prodirrc: des abus , Par ce moyen tout Y monde se r'semble ,

Jeunes et vieux sont confondus :

Et l'autre soir vous savez comme

C'te jeun' dame en sortant d'ici,

S'en allait avec un bel homme

Qu'elle avait pris pour son mari.

Mad. JACOB.

Il faut cependant que ce soit monsieur ; car il n'y a p^s d'au{res personnes dans la maison.,, l'hôtel entier n'est habité que par M. de Seimar, et sa femme... et mademoiselle , Gabrielle leur fille.., pas d'autres locataires.

PIED-LEGER

Ce serait en effet assez bisarre. ( Il regarde dans la loge.) Ah ! mon dieu ! votre pendule va-t-elîe bien... Ma levée de huil heures qui devrait être terminée... voilà vos lettres... nous réglerons une autre fois. Mad. JACOB.

Dites donc, M. Pied-Léger, vous viendrez un de ces joins, faire la partie de loto... Lundi, nous recevons... une soirée tranquille, sans cérémonie... le cidre, et les marrons. Et nous causerons des nouvelles du quartier.

PIED-LEGKR.

Justement , j'en ai de bonnes... vous savez bien... la portière du n°. 9.

Mad. JACOB.

Cette jeune veuve !

PIED-LEGER

Ah ! bien oui... je vous apporterai une lettre de faire part... la mère et l'enfant se portent bien... à ce soir,, madame Jacob, à ce soir après la dernière levée.

Il sort»

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