‹ La loge l'Émancipation [microforme]Chapitre 4 sur 7 · ESS · texte numérisé non relu

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au Monument National et si nous voulons, nous ferons salle comble.

Le musée est dans la dèche et il est grand temps que l’on vienne à son secours.

Un concert sera donné, pour nous permettre d'amasser les fonds nécessaires, pour soutenir le lycée des jeunes filles.

Assemblée du 24 décembre 1909

Décès du docteur P. S. Côté. — Funérailles civiles. == Converti. — Mort en athée. — Inv'ita

tion aux funér”illes. — “Laval en corps”. — Couronne de fleurs — Inconnus. — La nonexistence de la loge. — Le réveil. — Traqués, poursuivis, persécutés. — On nous croit des milliers. — Notre force serait nulle. — Le corps de Côté sera incinérée. — Ce n'est pas dans son testament. — Le Questionnaire. —

Nous aurons des journaux à nous. — Proposition de nouveaux membres, — Il ne désire que parvenir. — C’est un jo. naliste très avancé. Le lycée des jeunes filles. — Ce n'est pas l'affaire des prêtres. — Tu iras au lycée quand même. — Une mère qui connaît son devoir,

Cette assemblée fut surtout remarquable par la longue discussion que s'<citèrent le déces et les funérailles civiles de feu le Dr P. S. Côté, qui demeurait au No. 75 de la rue Saint-Denis, à Montréal. (Ces funérailles eurent un grand retentissement par toute la province.)

Voici ce qu’un frère .:, disait à ce propos: Les “atholiques vont encore essayer de faire croire que Côté s’est çonverti, mais je suis en mesure de prouver qu’il fut biäve jusqu’au bout et qu'il est 11ort en athée, Les frères .:. dcivent se faire un devoir d’assister aux funérailles civiles du défunt, dimanche après midi. Que tous les membres, soit par téléphone ou autrement, avertissent leurs amis, afin qu'il y ait une suite nombreuse. S'il y a possibilité, il faudra faire en sorte que les étudiants de Laval assistent en corps.

Il est proposé par un frère .:. que la Loge l’'Emancipation envoie une couronne de fleurs avec le nom de la loge écrit sur la carte. Un des fondateurs répond: “Ce qui a fait notre force depuis 14 ans, c’est que nous sommes restés inconnus. On doute de l'existence de la loge l’Emancipation et ce que le frère .:. vient de proposer donnerait l'éveil. Nous sommes poursuivis, persécutés. On nous croit des milliers et si un jour on savait le nombre des membres, notre force

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serait nulle. Je propose donc que la loge envoie une couronne de fleurs et que sur la carte on inscrive tout simplement : par des amis” Quelqu'un dit que le corps de Côté sera incinéré. Un autre reprend que ce n'est pas dans son tr -t1ment, et le

premier réplique que maintenan west pa:

nécessaire.

Un membre propose que les rép au questionnaire que devra donner tout 2=e re @&: en-

trant, soit la propriété de la loge x … que plus tard si un membre voulait trahir, la !: ge pwæisse lui lancer ces réponses à la face. Espésons que dans ce temps-là, ajoute le même frère .:., nous zur des journaux à nous.

Il est proposé par frère .:. Goctefroy La nglois, secondé par frère .: , Adelstan De Morte Le ‘un comité soit formé pour étudier les rapp qu doivent exister entre les deu. loges

A cette même réunion MM. Albert ‘erland, Raoul Sylvestre, Adolphe Descarrie tave Valois, Alcipiade Brosseau, avocat, sont ; 1sés comme nouveaux membres de la loge. Quelqu'un fait remarquer que M. Alcibiade Brossezu désire entrer à le loge, non pas parce qu’il est convaincu, mais simplement parce qu’il désire parvenir, et un membre se permet de plaisanter en ces termes: “Attendons qu’il soit parvenu et alors nous l’ac

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cepterons.” A cette mème réunion M. Nighthingale est

aussi proposé comme nouveau membre. A l’appui de £a proposition le proposeur fait remarquer que c’est un journaliste très avancé.

Il est proposé de préparer une liste de souscription pour venir en aide au lycée des jeunes filles. A ce moment un membre raconte l’anecdote suivante : Une jeune fille est allée à confesse et le prêtre lui a défendu de continuer ses études au lycée. La jeune fille fit part de cette défense à sa mère, qui lui répondit : Ca ce n'est pas l'affaire des prêtres, tu y retourneras quand même.” Et le frère .:. ajoute : “Heureusement que c'était une mère qui connaissait son devoir.”

Le frère Dubois a été prié de se choisir une salle convenable pour les artistes. Il aura un programme ragoüûtant et cette séance sera au profit du iycée. Un membre ajoute: Veuillez re téléphoner demain et si le frère .:. Dubois a choisi le Monument National, je ferai imprimer les billets immédiatement.

Funérailles oiviles du Dr Côté (26 décembre 1909)

M. Honoré Gervais. — L'Emancipation y est rebrésentée. — On ignore l'Eglise Saint-Jacques. M. Clément Robillard, — Gonsate Desaulniers Coin Rachel et Saint Denis. — A la Salle Saint- Joseph. — Le cercle Alpha-Oméga. — Mgr Paul Bruchési. — Une femme difficile à influenccer, — Côté jugé par un des leurs. — Cusson et Bcauchemin. — Education à donner aux enfants. — Côté était libre-penseur.

Il y avait déjà une heure que j'arpentais la rue Saint-Denis, de la rue Lagauchetière à la rue Dorchester, lorsque le cortège commença à défiler Pendant ce temps j'observais ce qui se passait, M. H. Gervais, député de Saint-Jacques au fédéral, probablement averti par des amis, se rendit à la demeure du Dr Côté, consulta quelques amis, puis revint à la pharmacie Saint-Denis, coin de la rue Dorchester, où il entra quelques instants, I] retourna à la demeure du Dr Côté. Chemin faisant, il serra la main à droite et à gauche, puis tout à coup se sentant très probablement dans une atmosphère insalubre, prit le parti de retour-

ner chez lui en passant par la rue Dorchester. J'avais remarqué un très grand nombre de membres de la loge d'Emancipation qui s’allignaient derrière le corbillard. Le cortège suivait la rue Saint-Denis, passa devant l’église Saint-Jacques que tous les bons catholiques de la loge oublièrent de saluer. Au coin de la rue Sherbrooke, monsieur C. Robillard quitta le cortège. M. G. Desuulniers, qui arriva à ce même endroit quelques instant trop tard pour se joindre aux amis, prit un char, qui se dirigeait dans la direction de la rue Rachel. Je me rendis à l'intersection des rues Saint-Denis et Rachel. Le cortège s'arrêta. Quelqu'un dit : “Nous allons nous rendre à la salle Saint-Joseph, il n’y a que ceux qui ont des cartes qui soient admis.” Je revins avec ceux qui retournaient à la salle Saint-Joseph. Un jeune membre du cercle Alpha-Oméga que je rencontre très souvent depuis, conversait avec ses compagnons et voici ses paroles: “Ca, au moins, c’est un brave, il est mort comme un homme, et je vous assure que quand même Paul Bruchési, ou n'importe qui aurait voulu le voir, sa femme n'est pas une personne que l’on peut influencer.” Et après d’assez longs commentaires, il en vint à cette conclusion: “Entre nous, si Côté est chez le diable, comme le disent les catholiques, il ne l’a

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pas volé, car s'il y a quelqu'un qui l'a mérité, c’est bien lui. Ses compagnons soulignèrent cette farce par des rires ironiques. MM. Cusson et Beauchemin étaient ensemble, l’un d'eux dit:

Tout à l'heure, au coin de la rue Rachel, une petite fille m'a demandé: Qui est mort ?. — je lui dis: c'est le Dr Côté.—Etait-il catholique? — Non, lui dis-je. — C'est donc pour cela qu'il n'y a pas

de croix sur le corbillard. — Mais alors, il est donc protestant ? — Non. — Mais que peut-il être s’il n’est ni protestant, ni catholique? — Il est

libre-penseur. — Il est sûrement en enfer, alors! je me mis à rire et lui dis: Pauvre petite, tant qu’on est jene, on nous fait facilement croire à ces choses-là. Mais quand tu seras grande, tu n'y croiras plus. Je laissai ces libres penseurs convaincus au coin des rues Sainte-Catherine et Saint-Denis.

Voici le rapport que donnait le Canada du 27 décembre 1909.

“Une foule nombreuse accompagne sa dépouille jusqu’au cimetière Mont-Royal.

“Les funérailles civiles du Dr P. $. Côté ont eu lieu hier après-midi à trois heures. La dépouille mortelle est partie de la maison mortuaire No 75 rue Saint-Denis, et le cortège funèbre à suivi ensuite les rues Saint-Denis, Rachel, jusqu’au cimetière Mont-Royal.

“Le deuil était conduit par MM. N. Circé, beau-père du défunt, J. Michaud, son beau-frère et V. Plamondon son cousin.

“Parmi les personnes présentes à ces imposantes funérailles on remarquaient: l'Hon. L. O. David, les juges Lafontaine, St-Pierre et Choquette; l'échevin Dagenais, Dr. Globensky, Dr Louis Laberge, Dr Bourdon, MM. Godefroy Langlois, Juies Helbronner, C. Charbonneau, Arthur Maillé, Gaston Maillet, Honoré Gervais, Clément Robillard, Gonzalve Désaulniers, Clovis Laporte, Paul Turgeon, Olivar Asselin, Fred. Villeneuve, Achille Goyette, échevin Prud'homme, H. Avayou, Honoré St-Martin, H. Péloquin, Dr Asselin, J. A. Bleau, Dr H. Renaud, Guillaume Boivin, E. Laliberté, O. Normandin, Palmiéri, L. C. Petit Arthur Lamalice, Geo. Poliquin, F. Marrié, N. Lefaivre, D. Versailles, Chs. Roger, Touis Flenti, Ach. Cuson, Camille Dumouchel, Pierre Drolet, A. Martin, Albert St-Martin, L. P. Dupré, Ernest Lafontaine, H. Viser, J. B. Viger, C. A. Rodier, W. Bessette, Louvigny de Montigny, ]J. À. Lamer, Louis Lefaivre, D. Villecourt, D. Danaldson, Chs. Holmes, J. Beauchemin, Osc. Hémond, Aimé Dufresne, Emile Ritchot, H. M.

Duhamel, Alph. Ouimet, Camille Massard, Ernest Deguise, A. Foucher, Marc Lachambre, A.

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“areau, Jos. Marcotte, Henri Mathurin, A. Le- , Eug. Pelletier, F. J. Pelletier, Geo. Normandin, M. Hess, Noury, J. F. Jacques, J. A.

Ritchot, Ern. Ritchot, Jules Aigré, Pierre Beaudoin, Louis Payette, F. Télat, P. Noel, Dr Dufeutrelle, Dr Marcil, Dr. H. Desmarais, Inspecteur Grandcamp, Elz. Boulay, Pierre Saillard. Dr.

Bourdon, Michel Helbronner, ex-éch. Gagnon, Léger Mercier, Alphée Mercier, Dr. Ad. Lebe”’, Cap. ©. H. Bélanger, Jos. Grenier, Dr. Aubry, A. L. Chapdelaine, Rob. Maillet, Cherrier, A. Parent, Béliveau, Chas. Nasgelé, E. Bourdette, A. Geoffrion, J. A. Perron, Al. Duhamel A. B. Côté. Chas. Côté, À. A. Beauedt, L, A. Lepage, J. S. Lepage, A. Larocque, L. P. H. Dastoor, L. N. Betournay, Jos. Moquin, L. Bolduc, Pierre Gouiller, P. Bourchet, J. B. Laplante, A. L. Forget, Ed. Glas, P. Lassonde, Louis Becquette, Louis Houle, C. Lacombe, A. Brière, le personnel de la rédaction du “Canada”, Gustave Comte, Paul de Martigny, Alfred Mouseau, A. Lalonde, M. E. Arby, E. Vernier, Albert Laberge.

“Mesdames Viger, Lassonde, Duplessis Donaldson, Drolet et Mile Dumas.

“La famille avait reçu comme témoignages de sympathie à l'occasion de la mort du Dr. P. S. Côté, 10mbre d'offrandes de fleurs, parmi les-

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quelles on remarquait celles envoyées par le “Canada” ; le Dr Louis Laberge, au nom de l“Alliance Scientifique Universelle”; les professeurs et les élèves du Lycée de jeunes filles. MM. Robert Ernest, A. E. Beauchemin, Horace Kearlry, le “Cercle Littéraire” ; la famille Vandelac.

“Après les funérailles, les membres du cercle Alpha-Oméga, se sont réunis et M. Elz Boulay fit l'éloge du défunt qui fut suivie de la lecture d’une poésie à sa mémoire, par M. E. Laliberté.”

Assemblée du 14 janvier 1910

Albert Ferland. — L. P. Dupré. — Il a volé. — Pierre Leclerc. — Ses indiscrétions n’ont pas fait de tort. — M. Giroux. — On veut le faire consentir à être incinéré. — Arthur Lamalice Frédéric Villeneuve — Le Sénateur Gasgrain.

Honoré Mercier et Payette. — Dr Dagenais dans Saint-Gabriel, — Dr Louis Laberge. — Agénor Tanner. — Télégramme de Québec.

Olivar Asselin. — Dr Villecourt est un indiscret. — Larose visite le cercle Alpha-Oméga.

Il ne faut pas dire qu'on est maçon. — Un frère .:. indiscret. — Ce n’est pas E C. Villemagne de Saint-Jean. — Le “Pays”. — Le

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