DEUX RÈGLES POUR LA MÉTHODE
7. Traiter les choses, autant qu'il se peut, dans leur ordre naturel, en commençant par les plus générales et les plus simples, et expliquant tout ce qui appartient à la nature du genre avant que de passer aux espèces particulières.
8. Diviser, autant qu'il se peut, chaque genre en toutes ses espèces, chaque tout en toutes ses parties, et chaque, difficulté en tous ses cas.
CHAPITRE XII. — De ee qae nous eoimalssons par la foi, soit humaine, soit divine.
» Il y a deux voies générales qui nous font croire qu'une chose est vraie. La première est la connaissance que nous en avons par nous-mêmes, pour en avoir reconnu et recherché la vérité, soit par nos sens, soit par notre raison : ce qui peut s'appeler généralement raison, parce que les sens mêmes dépendent du jugement de la raison; ou science, pre-
'nuit ici ce nom pins ginèralement ([u'pii ne le prend iam ki écoles, /pour loDtB wniMisBaucfl d'un objet lire de l'objol même. ' D L'autre ïûie est l'ttulorité in personne» digaes de uropnce qui neiis i sssurenl iiu'uue Celle chose esl, qiioiqne par Dong-m^nies nous u'cn sa> ehiuuB rien; m ooi s'appelle foi on croyance, selon celle pawle Je uint Augustin : Quoi làntus, debemut ralimi; qvuij tndivnts, auolo-
fut.
les qii il n arrive jamais, ou foi't iire- ?s Eoienl iccompignées de fansaeû, 1 j croire que cela est vrai, et i! a raiidoite de la vie, i]ui ne demande pas c certitude moi aie, et qui doit niËme is de lu pluB grande probubililé.
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au Un n m i\ m i ' lemuignagc ile=quelli'- iinu s SI toutes Les circonslaoccs 31 ment, que de pareil k s urcoi notre espfil so porlp nal irfl Min de le faire, surloot dins une plus grjnde ci:ilitude qu se couleiiler en plueicurs reu
CQAPITRE XVI. — DBjuseinant qae l'ea delt taire dei Boelduiti
» Ces règles, qni servent ï jii(;er des fuils pasiée, peuvent ficilemenl t'iinpUquer auxulisâ venir; car, voinoie l'on doit croire probablement qu^in iflll esl arriva lorsque les circonstances cerlainca que l'on eonnolt Boni ordinuircm«nt jointes av«c co Tait, on doit croire aussi prob^bl^ lUenl qu'il arrivera lorsque les circonstances présenlea sont tellee an'etlds BOul orrjiuairi^ment sniviM d'un loi ellel. C'est ai usi i)uo les ni«decine
Senvenl jngei' du bon on lia mauvais succès des maladies, leï capitaines es éviucnienls faturs d'une guerre, et qne l'oD Juge dans le monde de ta pkuai'l des atsiies contiogenles.
fiAlEtis & l'égard desaecidents où
DD procurer ou BUipêchet enqoeiqt ,
DU en lue ÉviUflt, il active i bien des gens de tomber dans
Si e>t d'iuUot pins irompeuse qu'elle leur paraît plus raisonnable. est qu'ils ne regardent que la grandeur et la ceuséqnence de l'avaulage qu'ite Muball«nt ou de t'inconvcnicnt qu'ils cralanent, eaus cunaidOcer ea lucane sorte l'apparonco al la urobabilitâ qu'il j a que cet ivaotago DU cet ineonvi^i'ienl arrive on u'vrnve pis, n
a quelque part, et que l'on peut
La Logique de Port-Royal aurait besoin d'être à la fois simplifiée et complétée. Pour la simplifier dans une certaine mesure, nous avons fait imprimer en petits caractères les parties de l'ouvrage les moins importantes et les plus obscures ; de plus, nous nous sommes efforcé de ne pas compliquer pour les .élèves les difficultés du texte par des notes trop nombreuses. Gomme complément de VArt de penser, nous avons placé à la suite les pages les plus remarquables des grands philosophes sur la Logique, depuis Aristote jusqu'à Kant et Sluart Mill.