‹ La logique de Port RoyalChapitre 54 sur 170 · CHAPITRE Yin · texte numérisé non relu

CHAPITRE Yin

PES PROPOSITIONS COMPLEXES SELON l'aFFIRMATION OU LA NÉGA- TION, ET d'une espèce DB CES SOBTliS DE PROPOSITIONS OUI! LES PEUOSOPllES APPELLENT U0DALG5.

Outre les propcâiliona dont le sujet ou l'nttribut esl un Lerme CDsaplexe, il y CD t d'uulres qai sont complexes, parce qu'il y a dee termes ou lies prDpoeitiooa iiicidentea qui ne regardent que lï fonne de la propositlDD, c'est-k-dire l'aHirinatioa uu la iiégation qui tit eiprimée par le verbe, comuie ai je dis : je laulieni gue ta tem Ml rtmde; je louliiiu, n'est qu'uue proposition incideole, qui doit Taire partie de quelque efacaa dans là propDsiUoa principale; et cependsutilest visible qu'elle ne fait partie ni du Eiqel, ni de l'attribut; car cela u'j change rien du loul, et ils seraient eonfus entiËrenienl de la même sorte, ai je disais simplement, In lerre at rondu; et ainsi cela ne tombe gne sur l'afai'natlon qui est exprimée en deux manièrcB : l'une k l'ordinaire par le verbe «si ICTTC est rende; et l'autre plus expressément par le yerbeje soatimi.

C'est de même, quand on dit : ;« me, il cil «raf, il n'esl fias «rai, on qu'on ajoute dans une ptopositioa ce qtù en appuie la vérilé, comme quand je dis ; Les miiaiis d'unlrunomie nous amvainqvetit qm le siliil lit besxco^ fiai ^nd jne la Inrt,- car cette premiËre partie n'est qr' l'appui de l'alllrmation.

E^éanmoins il est important de remarquer qu'il 7 a de ces sortes de proportions qui sont arnbïguSs, et gui peuvent être prises différemment, selon le dessein de celui qui les prononce, comme si je dis : Imui la vKilotopliei nous assarenl que Us cAoïM puunfet tombent d'eUM-mimu m hat; si mon dessein est de montrer que les eboses pesattes tombent d'elles-ménieB en bas, la première partie de cette proposition ne sera qq'incidente, et ne fera qu'appuyer l'aUrmation de la dernière partie ; mais si, au contraire, je n'ai dessein que de rapporter cette opinion des philosophes, sans que moi-même je l'approuve, alors la pjemière partie gemla proportion principale, et la dernière sera seulement une partie de l'attribut; car ce que j'afOnnerai ne sera pas que les choses pesantes toflibent d'elles-mêmes, mais seulement que tous les philosophes l'assurent. Et il est aisé de voir qne ces deux dilTérenles nianiêreg de pren~ ^e cette même proposilion la cbangent tellement, que ce sont deux différentes propositions, et qui ont des sens tout différents. Hais il est lOnyent aisé de Juger par la suite auquel de ces deux sens on la pi'endj ear, par exemple, si, après avoir fait cette proposition, j'ajoutais : 01 les pitrrw joiil ftianlts; 'ionc «Iki tombent en fins d'etlea-mfmis, il sera visible que je l'aurais prise au premipi' sens, et que la première partie

seustëut: partie. I33

le sernit qu'iacidenle ; mais si, aa conlrjire, je coacloais ainsi : or, cih st uiu erreur,- etpitr conififueul il peut se faire jii'uni! erreur loit taaeignie par tout le$ pMlanapliCS, il aernit niiiuifeale que je l'aurais [irise duos \e sewnd B«ns ; e'esl-â-dire, ijne U première partie serait la proposilion principale, et que la aecoode Teratt partie scnlcmeat de l'attribal.

Dfcee propaaîtioDs complexes, ob la cwnplexioik tombe sur le verbe it son sur le aujel ai sur l'alliibut, lee philgaopbes ont particulièremeat lemarijuj celles ipi'ils ont appelées moiatu, parce que l'aflirmaUon OQ U négation y est modiUée par l'im de ces quatru modes, poanibU, can- Hnfnit, tmfossibU, niceitaiTe; et parce qne cbaqne mode peut ttre , affirmé on aie, comme, il est impuisible, il n'est pas iiupoMiblt, et en l'aile et en l'autre fagoa être joint aveo une proposition aflirniative ou n^gaiti-ve, que lu lerre est rovtifi, qae la terrs n'ai jias nndf, chaque mode peut avoir quatre propositions, et les quatre ensemble seiie, qu'Us ont marquées par ces quatre mots ; Puskirea, IilaCe, Amabibub, Koss- ' :i Uial le mii^tère. Chaque syllabe marque un de ces

qahig^i

a 1", possible;

La 2", continsenl;

La 3", impossible;

La 4', aécegsaire.

Et k voyelle qui se tronve dans chaque ssllabe, qui est ou A, ou E, on I, ou U, marque si le mode doit être aUtroiË ou aie, et si la propo- Bilion qu'ils appellent diclTim doit ttic alUnaêe od niée en celte ma-

A. L'afArmalioa du mode, el Vatfirmalion da la proposition.

E. L'affirmation du mode, el la uègalioa de la proposition,

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