‹ La loi de conciliation [microforme]Chapitre 4 sur 35 · LETTRE DE M. FLOURENS · texte numérisé non relu

LETTRE DE M. FLOURENS

Panis, 7 Avril 1899.

Monsieur:—J’ai lu avec le plus vif intérêt la lettre que vous m'avez fait l’honneur de m'adresser à la date du 17 Mars dernier, ainsi que le Bill que vous y avez annexé. Je suis heureux de voir défendre, avec tant de talent, de persévérance, et de succès, des idées si françaises, dans une langue toujours si correcte, si pure et élégante par des compatriotes qui nous restent unis, en dépit des hasards de la guerre, non-seulement par la communauté d’origine et de religion, mais, plus encore peutêtre par cette commune compréhension des pensées larges et humanitaires, propres à nos races latines. L’'arbitrage entre les individus, comme entre les peuples doit, avec les progrès de l’humanité, se substituer aux guerres et aux procès, aussi ruineux les uns que les autres.

Veuillez agréer, monsieur, avec mes félicitations pour votre premier succès, l’assurance de mes sentiments très sympathiques

et distingués.

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