Mém. d'un Roy., I. p
liste S que M. de Persigny avait laissé, lui aussj, des Souvenirs; qu'un jour viendrait où ce^ Souvenirs seraient imprimés % et qu'on y lirait le passage suivant. « Tout ce que je pus faire, fut de persuader au prince d'introduire dans ce cabinet un de mes amis légitimistes, M. de Falloux, qui, très hostile à l'élément orléaniste, pouvait contrecarrer les intrigues de M. Thiers, ou, tout au moins, Jes surveiller'*. » Ainsi M. de Falloux est devenu ministre par la grâce de M. de Persigny. Et il est devenu ministre parce qu'il était légitimiste, et, comme tel, disposé à ne pas subir l'influence de M. Thiers, que les amis personnels et les conseillers occultes du président redoutaient par-dessus tout*. Mais comment M. de Falloux devînt-il ministre?
Odilon Barrot, exposant les conditions dans lesquelles il avait formé son cabinet, s'exprime ainsi : « Le choix à faire
dans le parti légitimiste n'était pas sans difficulté Ce
choix fut heureux; il tomba sur un jeune député de la droite qui, après s'être fait remarquer, sous le régime parlementaire, par un talent distingué et élevé, avait montré un grand courage dans l'affaire des ateliers nationaux : il joignait à des convictions catholiques très prononcées des sentiments libéraux incontestés. Je le vis à cette occasion et fus assez heureux pour le décider à accepter*. » M. de Falloux,