CHAPPUIS (C
Professeur de philosophie à Besançon.
Sa spécialité consiste à donner des Conseils auxjeunes gens qui étudient la philosophie (jn-S""), conseils que ces derniers d'ailleurs s'empressent de ne pas suivre... 0 folle jeunesse!
CHARAUX (Ch.)
Si jamais vous allez à Bar-le-Duc, je vous recommande d'y acheter : i° des confitures de groseilles; — 2° des madeleines à la fleur d'orange et... et... la brochure de M. Charaux intitulée : Simple Exposé des principes de la philosophie morale à l'usage de tous (in-52, librairie C. Laguerre).
CHARLES (Emile).
Professeur au lycée de Bordeaux. En arrivant dans cette ville il a présenté aux Bordelais: Roger Bacon, sa vie, ses œuvres, ses doctrines.
CHARMA (Antoine).
Mort le 5 août 1869. (Voyez le Dictionnaire des Contemporains.)
CHASERAY (Alexandre).
Boum ! boum ! Zim laï la ! ! !
M. Chaseray va faire une Conférence sur Pâme... Entrez, entrez, messieurs.,., on ne paye qu'en sortant si l'on est content. Zim laï lâl Boum! boum!
CHASLES (Emile).
M. Emile Chasles a longtemps professé à la Faculté des lettres de Nancy où il était très-aimé des jeunes gens. Aux examens du baccalauréat il était toujours d'une politesse exquise.
Sa Morale en exemples nous paraît bonne à suivre.. , même en voyage.
CHASSANG (Alexis).
Maître de conférence à l'École normale.
Ce savant professeur a fait paraître en 1869, sous le titre suivant : Le spiritualisme et l'idéal dans Part et la pensée chez les Grecs, un gros ouvrage qui mérite d'être lu attentivement. Il se divise en trois parties. Dans la première, M. Chassang s'occupe de l'immortalité de l'âme; dans la seconde, il traite la question du beau, si vigoureusement carambolée déjà par M. Lévêque; dans
— 4? — la troisième, enfin, il prend à partie MM. Henri Meilhac et Ludovic Halévy, auxquels il reproche amèrement d'avoir ridiculisé l'antiquité grecque et d'avoir douté de la vertu de la belle Hélène. (0 Schneider, pendez-vous !)
Examinons tour à tour chacune des parties fondamentales de l'ouvrage.
« La négation de l'autre vie, dit M. Chassang, a été plus rare dans l'antiquité que dans les temps modernes, et elle a rencontré un moins grand nombre de partisans. «
Nous nous permettrons de trouver cette affirmation un peu risquée; elle étonne chez un helléniste aussi ferré que M. Chassang.
Zenon et Épicure niaient tous deux l'immortalité de l'âme. Platon, le divin Platon, le Platon chéri de l'Université, dit en propres termes, dans son livre des Lois, que c'est tout bonnement une hypothèse vraisemblable, mais nullement une chose démontrée. Dans son Phédon, il fait dire à Socrate : « La chose vaut qu'on se hasarde d'y croire ; c'est une chance à courir. » Cicéron dans sa première Tusculane n'ose résoudre la question de l'immortalité. Les mêmes doutes à ce sujet se retrouvent dans ses œuvres oratoires...
Dans la seconde étude, M. Chassang pique dans la question du beau, cite Platon, Cousin, etc., et pose en article de foi la connexité absolue du vrai, du beau, du bien. C'est pour lui une sorte de trinité.
La troisième partie enfin, la plus remarquable, est intitulée : Hélène dans l'art et dans la poésie, ou du culte et du respect de la beauté chez les Grecs.
« Nous voyons sous nos yeux, dit M. Chassang, avilir l'une des plus ravissantes créations du génie d'Homère, le personnage d'Hélène. Cette figure favorite de la poésie grecque, prise à contre-sens, vient d'être pendant plusieurs mois tournée en dérision chaque soir sur un de nos théâtres, devant un public qui est porté à se croire l'héritier du goût attique. En vain les protestations se sont succédé. »
Ceci prouve i°que M. Chassang a été voir (a été siffler peut-être!) les cascades de M"^ Schneider, distraction peu académique en vérité. En critiquant cette pièce de théâtre, M. Chassang a pu sans doute se concilier la Sorbonne et l'École normale, mais il s'est créé un ennemi redoutable dans la personne de M"° Schneider.
Cette adorable actrice (qui vaut bien la première Hélène) dispose de tout un public et passe pour avoir la mémoire longue. Ah ! infortuné monsieur Chassang, qu'avez-vous fait là? Qui vous assure que lorsque vous serez professeur à la Sorbonne M"® Schneider n'enverra pas à son tour ses amis troubler votre cours .'' Sur votre âme et conscience, dites-moi, l'amitié de M"* Schneider n'est-elle pas infiniment préférable à celle de tous les vieux déplumés de l'Université?
M"* Schneider n'a d'ailleurs nullement avili le personnage d'Hélène; elle a au contraire tiré de l'oubli cette héroïne grecque et l'a mise à la portée d'une multitude de gens qui n'auraient, croyez-moi, jamais été l'admirer dans Homère.
Il ne fallait rien moins que l'hellénisme de MM. Meil-
— AS — hac, Halévy, la musique d'Offenbach et la voix de M"'= Schneider pour redonner à Homère et à Hélène un regain de popularité et les remettre à la mode.
En fin de compte, les études classiques y ont énormément gagné.
Quanta moi, je connais bien des lycéens, voire même des normaliens, ennemis déclarés du grec, qui, après avoir vu et entendu la diva, Dupuis et Grenier, se sont sentis pris d'un immense désir de mieux connaître Homère et cette brillante antiquité grecque, qu'ils avaient si peu connus et appréciés jusqu'alors.
De grâce, monsieur Chassang, dans la prochaine édition de votre ouvrage, supprimez ces appréciations hostiles à M'^® Schneider. Au nom de votre intérêt, au nom de votre avenir, au nom delà galanterie française, suivez mon conseil !
CHAUVET (Emmanuel).
Professeur de philosophie auquel la France doit une nouvelle et bonne traduction des Lettres à Lucilius, le chef-d'œuvre moral de Sénèque, et une étude excessivement intéressante sur les Médecins philosophes contemporains.
CHAUVET (Le D^ N.-M.).
Esprit, Force et Matière (i vol.). La seconde partie de cet ouvrage est une réfutation peu polie des doctrines de Louis Buchner.