‹ La Loterie d'État en PologneChapitre 2 sur 106 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Depuis les temps les plus reculés, le goût du jeu de hasard existe au cœur de l’homme, au point qu’il le faut croire inhérent à la nature humaine. Si au cours des âges, il a pu, parfois, paraître en sommeil, ses réveils ont été multiples et de longs siècles de civilisation n’ont pu l’anihiler, ni même l’atténuer.

Cette inclination se révèle à tous les degrés de la société, mais il est explicable qu’elle fieurit principalement chez les classes pauvres qui cherchent, dans le né le moyen d’améliorer leur sort.

Il a paru à de bons esprits que c'était, pour le corps social, une nécessité de parer aux dangers causés par une passion si funeste, en éloignant le joueur de la source d’un vice où il peut voir s’engloutir la totalité de ses biens.

Toutefois, l'absolu étant irréalisable, il n’a pas été possible de décréter une prohibition complète qui, bien au contraire, n’eût pu que favoriser le développement du jeu clandestin, infiniment plus pernicieux,

Un compromis a donc semblé nécessaire. D’où la recherche d’une méthode de prophylaxie lente capable d’immuniser, par une éducation sociale appropriée, les générations futures contre les dangers du jeu.

Mais d’ici l’avènement d’une humanité meilleure, plus évo-

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