‹ La Loterie d'État en PologneChapitre 30 sur 106 · EG · texte numérisé non relu

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cette date, les loteries devinrent des entreprises de jeu ayant un caractère de spéculation ou même d'institution fiscale. Les bénéfices de ces loteries furent versés aux caisses de l'Etat, aux Caisses des municipalités, ou même réservés aux entrepreneurs particuliers. De plus en plus disparurent les lots en objets de valeur, qui, par contre, cédèrent la place au paiement des lots en espèces.

En 1695 et en 1696, l’organisation de la loterie en Hollande atteignit son point culminant : 24 cités organisèrent différentes loteries, et, parmi ces villes, celle d’Amersfoort accorda, outre des lots en espèces, dont le plus gros s'élevait à 72.000 florins, des primes qui consistaient en biens fonciers ruraux ou en immeubles urbains. En 1696, la ville d'Amsterdam établit une loterie n’offrant cette fois que des lots en numéraire. En 1726, la Hollande transforma la loterie et en fit un monopole d'Etat. L'histoire de la loterie, en Hollande, est parfois liée à l’histoire de certains grands monuments, comme par exemple le Mauritshuis, édifice d’une grande célébrité à la Haye, actuellement aménagé en musée, ancien palais du duc Maurice, brûlé en 1704. Pour se procurer les fonds nécessaires à la reconstruction du bâtiment, comme il avait été procédé en Angleterre pour la construction du British Museum, on organisa une loterie et le succès en fut tel, que le splendide édifice du Mauritshuis put de nouveau être un sujet d’orgueil pour les habitants de la ville.

La 4622 loterie d'Etat (1\, présentement en vigueur aux Pays- Bas, fut organisée par décret royal du 14 décembre 1885. Elle est fondée à peu près sur les mêmes principes qui servirent d'exemple aux Etats de l’Europe centrale qui établirent chez eux des loteries en classes. Actuellement, chaque année, sont jouées, en Hollande, trois loteries divisées chacune en cinq classes comprenant 21.000 billets avec 10.500 lots à gagner. Le prix du billet entier (divisé en vingt parts) se compose premièrement d’une somme de 60 florins destinée au capital de la loterie et secondement d’une majoration fixée par la direction au profit du collecteur et variable selon les classes et la date de la vente. Sur ce prix, qui n’est donc pas unique pour toutes les classes,

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