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roubles, soit 380.898 anciens zlotys polonais

A partir de 1865 et jusqu’en 1915, à la suite de la réforme du plan et de l’augmentation du nombre des billets, le bénéfice annuel se traduisit par le chiffre de 275.000 roubles, soit 1.831.500 anciens zlotys polonais.

Les frais d'exploitation, aussi bien que les dépenses de la Direction, furent portés séparément au budget des dépenses de la Trésorerie d'Etat. D’après les calculs budgétaires, les bénéfices de la loterie représentaient :

LEE PR A Re 21 %Y AB Se ee CU CEA 1,36 % AB EE Ci NE 1,2 % TR ol ee te 1,22% MOSS A AN NON A EE 1,2 %

de tous les revenus variables du royaume de Pologne.

$ 2. — La DIRECTION DE LA LOTERIE.

Dès sa création par le décret de 1808, la loterie en classes fut rattachée, comme département autonome, à la Direction de la Loterie nationale. Les quatre départements dépendant de cette Direction générale furent ainsi constitués : le premier comprenait le service général, le deuxième et le troisième furent chargés de la comptabilité et de la vérification du lotto, et le quatrième se vit attribuer l’organisation de la loterie en classes.

Avec la liquidation du lotto et la suppression de ses deux services, la Direction générale fut chargée exclusivement de tout ce

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qui concernait l’activité de la loterie en classes. A partir de ce moment, grâce à la compétence du Directeur aidé des deux chefs des départements restants, on put observer un perfectionnement sensible du service de la loterie Une atmosphère d'activité inlassable, d’exactitude scrupuleuse, d'économie remarquable, qui fut créée dès le début, caractérisa la Direction jusqu’à sa réorganisation forcée à la suite de la fermeture de la Banque de Pologne.

Le maintien de la Direction de la loterie n’a pas nécessité de grandes dépenses. D’après les prévisions budgétaires de la Commission des revenus et de la Trésorerie, la somme fixée, en 1825, pour les frais de la Direction de la loterie s'élevait à 88.818 anciens zlotys polonais. Ces frais représentaient, vers 1862, une somme de 10.000 roubles (66.600 anciens zlotys polonais).

Après la suppression du système de concession, nous assistons à une augmentation de ces dépenses. Tout d’abord 11.000 roubles égalant 73.260 anciens zlotys polonais, furent absorbés par les frais d'impression des billets, des listes de tiragess, etc. Ensuite le Conseil de l'Administration de Pologne, constatant que la gestion directe contribuait à l’accroissement de l’activité de la Direction, se vit dans la nécessité d'augmenter le nombre des employés aussi bien que le montant de leurs appointements. C'est ainsi qu'un tantième se montant à 1,1/2 % du revenu annuel de la loterie, fut accordé aux employés.

En 1862, par décision du Conseil de l'Administration de Pologne, un élément civique (c’est-à-dire des représentants de la population) fut introduit à la Direction de la loterie (1).

D'après cette innovation, deux conseillers, dits conseillers d'honneur, choisis parmi les citoyens de la capitale par la Commission des revenus et de la Trésorerie d'Etat furent attachés au service de la loterie. Le 19 novembre 1862, la dite Commission reçut des instructions tendant à régler le mode d’élection et à déterminer les fonctions de ces conseillers d’honneur auprès de la Direction de la loterie.

Conformément à celles-ci le maire de la ville de Varsovie devait présenter à la Commission quatre candidats (deux con-

4. Balinski, Loterje publiczne w Polsce, Varsovie, 1918, p. 16.

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seillers et deux suppléants) choisis de préférence parmi les membres du Conseil municipal pour la durée d’un an.

Les nominations devaient être faites par la Commission ellemême. Les conseillers d'honneur devaient être appelés à remplir les fonctions suivantes :

a) Etre présents lors de la confection finale des rouleaux portant les numéros et l’indication des lots de la RES ; b)- assister aux tirages de la loterie ;

c) prendre part, avec voix cosultattée, aux délibérations’

de la Direction de la loterie, en vue : 1° de l’établissement du plan de la loterie suivante ; 20 de la nomination et de la mise à la retraite des collecteurs ; de la fixation des pénalités par ceux-ci encourues et de la

détermination du nombre des billets à attribuer à chacun d’entre eux.

En même temps les conseillers d'honneur devaient être autorisés à s’adresser à la Commission pour lui présenter leurs observations relatives aux décisions prises par la Direction quand celle-ci, à leur avis, leur paraïîtraient susceptibles de nuire aux intérêts de la loterie.

Cependant le Conseil de l'Administration de . n'avait pas accepté dans toute leur plénitude les instructions accueillies par la Commission et, par décision du 28 février 1863, il limita les fonctions des Conseillers d'honneur à leur présence à l’accomplissement de toutes les formalités des tirages.

Après la suppression du Conseil municipal de la ville de Varsovie par les autorités tzaristes, ce fut le maire qui invita ces personnalités, choisies parmi les notables de la cité, à assister officiellement aux tirages.

Au début, les tirages avaient lieu dans la grande salle du Palais de Staszic, mais, à partir de 1869, ils furent transférés au siège de la Banque de Pologne où un cadre correspondant à ce genre d'opérations officielles leur fut aménagé.

Lors du tirage, «les arrêts dictés par le sort, les sentences de chance rendues par la déesse du hasard de ient être écoutés par un public de choix, accouru pour y assister ».

Les autorités prirent toutes mesures nécessaires, pour qu’un grand apparat fût réservé aux tirages de la loterie. L’élite de la

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société se donnait rendez-vous à ces solennités avec l'espoir que la grande déesse « Fortune », malgré ses yeux bandés, apparaitrait sur la roue allégorique pour accorder ses faveurs aux assistants.

C’est ainsi que les instructions de 1835, concernant le tirage de la loterie, outre les soins scrupuleux avec lesquels devraient être confectionnés les rouleaux, avant leur mise en roue, prévoyaient d’imposants apprêts suivis d’un cérémonial en grande pompe (1).

L'article 41 de ces instructions disait en effet : « Le maire adjoint de la capitale, qui présidera le tirage, le commandant de la place de Varsovie et le Directeur général de la loterie doivent être présents, en uniforme. »

L'article 42 déclare : «Le tirage sera assisté d’une garde comprenant soit des militaires, soit des agents de police. »

Les articles 43 et 73 prévoyaient le cérémonial suivant :

« Le jour du tirage, à l’heure fixée d’avance, le Directeur général de la loterie, accompagné des commissaires délégués, du Contrôleur général, du secrétaire chargé du procès-verbal, des officiers de la direction de la loterie, des huissiers et de cinq jeunes garçons, demandés auparavant à l’orphelinat de l’Hôpital de l’Enfant-Jésus et chargés du tirage des rouleaux de la roue, feront leur entrée dans la salle. Dès que la garde, après avoir fait entrer le public, aura occupé sa place, la séance du tirage commencera. »

Même l’habit des garçons de l’orphelinat était prévu par ces dispositions.

« Les garçons de l’orphelinat, vêtus d’une veste et pantalon blancs, d’une écharpe rouge, et munis de gants dépassant le coude, seront placés un auprès de la roue des numéros et le deuxième auprès de la roue des lots. »

Le maire-adjoint de Varsovie et le Commandant de la Place se virent attribuer une fonction assez fatigante.

Suivant l’article 71 : «Le garçon placé près de la roue des numéros tire un rouleau et le passe au maire-adjoint de la capitele ; au même moment, le deuxième garçon, après avoir tiré,

4. « Instrukcja organiczna dla Dyrekcji Jeneralnej Loterji » promulguée par la Commission des revenus et de la Trésorerie d'Etat le 21 octobre 1835, n° 83380, comprenant 209 articles.

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