‹ La lumière électrique, son histoire, sa production et son emploi dans l'éclairage public ou privé, les phares, les théatres, l'industrie, les travaux publics, les opérations militaires et maritimesChapitre 113 sur 183 · D' 2 HOO · texte numérisé non relu

D' 2 HOO

La machine D' est une très petite machine qui tourne à 1 ,300 tours environ et n'est employée que comme excitatrice.

LES MACHINES SrBHENS.

Les marliines i'i courants allerniiIiF» et à divisinii de M. Sie- i mens présentent uno |iurticulanté (ju'il importe de signaler; i les noyaux dp fer des bobines induites sont totolemenl supprimés cl la seule induction ulilisf'e est celle (jui se produit

directement dans 1rs fils dont elles sont formi'ies (fig. HO).

L'élément mobile esl plus léf^er et ht principale cause d'échaufTement se trouve supprimée.

Les inducteurs sont des électro-aimants droits, partagés en deux séries parallèles plncéps en face l'une de l'autre ; ils sont lixéa circulairemenL sur les faces opposées de deux bâtis eo fonte, boulonnés verticalement sur un socle eu fonte el solidement entretoisés; les noyaux sont terminés par des lames polaires épanouies en forme de secteurs. Les pôles consécutifs de chaque série sont alternés, el h cliacun d'eux est opposé un

MAnHliSKS A COUHANTS ALTEHNATI KS. -287

lie df nom conlrairc, de sorte que les cliamps magmatiques il aUeriialivemciil renversés. Toutes les hélices ma^néliites do ces éleclro-aîmants sont enroulées dans le même t c'est en changeant, par le modo d'attache des fils itrée et de sortie, la direction du courant qui les traverse, le l'on intervertit leurs polarités.

L'élément induit est composé de cadres galvanométriques t les fils sont enroulés autour de noyaux en hois, serrés iti'e deux joues de cuî\Te ; des trous percés dans les joues permellimt h l'air d'enlever le peu de chaleur qui pourrait se dégager dans les Tds. Ces cadres sont également allongés en forme de secteurs et fixés pur leurs joues autour d'une roue en hronzc; l'ensemble présente la forme d'un disque plat, qui tourne dans l'espace laissé libre entre les deux couronnes d'in- -llucteurs, dont il reçoit l'inihiencc latéralement, tandis que les WBtèmes précédents sont influencés cyliodriquement. P Lu partie centrale de la roue en bronze est goi'uic d'un plateau en bois sur lequel sont attachés les fils de communication des cadres, soit entre eux, soil avec les anneaux de frottement. Les cadres gai vanomé triques induits sont reliés, soit en tension, soil en quantité, suivant les besoins; ils forment ainsi une ou plusieui'3 séries dont les courants sont recueillis séparément; chacun de ces courants sort de la machine par un annetiu spécial; mais tous les retours s'effectuent par un anneau commun , un peu plus large que les autres.

II existe trois types de ces machines, désignés par la lettre \V, I pouvant donner un, deux ou ijuatre courants : W, à 16 bobines, marchant à 500 tours par minute et pount alimenter de 1 6 à 3â lampes différentielles de M. Siemens, 'ec la machine D' pour excitatrice ;

W*, ft 12 bobines, marchant à 600 tours, et pouvant alimenter (, i 6 et 20 lampes avec la machine D' pour excitatrice ; W, il 8 bobines , marchant à 700 tours et pouvant alimenter ^ 6, 8 ou 1 0 lampes, avec la machine D' jiour excitatrice. U. HefTner von Aïteneck a réussi, par quelques modifications

très ingénieuses, à transfonner cette machine à courants alternatifs en une machine à courants continus qui ne contient qu'ao seul collecteur et deux trotteurs seulement ^, quel que soit le nombre des inducteurs. C'est une nouvelle voie ouverte pour la construction de générateurs encore plus puissants que les machines à quatre champs magnétiques déjà existantes, telles que la machine octogonale de M. Gramme , dont nous avons déjà parlé , et la machine magnéto-électrique du loéme genre construite par M. de Méritens, machine que nous examinerons plus loin.

Nous n'entrerons pas ici dans l'étude très intéressante, mais en même temps assez compliquée, de la marche des courants dans ce genre de machines et de la façon de les recueillir; ceux de nos lecteurs que ces questions spéciales intéressent, la trouveront dans la revue des machines de l'Exposition d'électricité de Paris, publiée parle Génie ctW/(l" novembre 1881).

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