MACHINE DE MÉR1TENS
Fig. 160. Diagramme des bobiues de Méritens.
lames de tôle douce, d-un millimètre d*épais3our, découpées à l*emporte-pièco. Le fil induit est enroulé transversalement sur ces noyaux, et des soins particuliers sont pris pour obtenir un isolement parfait, tant entre le fil et les noyaux qu'entre les spires elles-mêmes. Les espacements des bobines et des aimants sont divisés avec une très grande précision; les distances entre les pôles consécutifs de deux aimants voisins et entre les pôles d'un même aimant sont parfaitement égales, et chaque distance correspond à la longueur de deux bobines complètes.
Chaque anneau contient 16 bobines enroulées avec du fil d'un millimètre et neuf dixièmes de diamètre. Le poids total du (il des 80 bobines est de 55 h 60 kilogrammes.
Toutes les hélices sont reliées en un seul circuit; mais comme, par suite de la disposition des inducteurs, les bobines induites passent successivement devant des pôles do noms contraires, et que les courants produits au même instant sont de sens opposé d'une bobine à l'autre, elles sont accouplées deux à deux par leurs bouts d'entrée et de sortie. Le diagramme de la figure 160 montre de quelle façon est fait cet accouplement, qui permet de les réunir en un seul circuit dont les bouts extrêmes sont reliés séparément à des anneaux de frottement, montés sur Tarbre de la machine et isolés convenablement. Nous avons vu que les courants sont alternatifs, parce que chaque passage devant les pôles se compose de deux périodes. Tune de rapprochement et l'autre d'éloignemeut.
Les cinq anneaux sont accouplés de façon à fournir deux courants distincts, que l'on peut associer à volonté. Ces courants sont recueillis sur quatre anneaux ; des frotteurs, portés par de longs ressorts, appuient sur ces anneaux et les relient aux quatre bornes de prise de courant.
Lors des expériences faites à Paris, par M. Allard, directeur
LUH. ÉLECT. 21
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e â foomi, avec le régulae iDO\'entiç de 636 becs »T9#hM»parininDlf et une dépense . ««t près Ae fô becs par cheval.
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MÎ JVpaisscur. Le poids lolal des iuduo-1
16) kilu^rainmes. L'anneau induit est]
■uèt^ gmnJe mavhine.
^jOkit^n'eM munie tVun dispositif qui a
UACHINE DE HÊRITENS.
le nom de pitilcau perrautaleur et qui perinel, par k' simple déplacement (U> chevilles miîtiilliqiHss, de grouper les boliinos ïnduiles de façon à varier les conditions ihi courant. On pt'ut réunir les 16 bobines en tension, et dans ce cas, lu nuK^hîno prut alimenter quatre bougies JablochkofE on cinq régulateurs Berjot, de 18 à 20 carcels chacun ; la vitesse est de 1,000 tours par minute et la force motrice dépensée est de trois chevaux environ.
Y\^. li>;. Miu-liine magDéto-àlectrîque i cuijkll.i- . i!.. ■ ''i ■ ■■'■
On poHt égalemoul- iissocicr en quantité diMix courants de huit bobines i-n Usnsiou, et alimenter deux régulateurs de 40 à 80 carcels chacun. Enfin, en associant les bobines pur quatre en quantité et quatre en tension, lu machine alimente un régulateur de 100 cjircois.
En réduisant à quatre le nombre des champs magnétiques, M. de Mérilens a obtenu une machine magnéto-électrique à courants continus qui possède tous les avantages propres h. ce genre d'inducteurs (fig. 162). Les aimants pei-manents forment
uéfiuc.
3î» MACHINE DE MÉRITENS.
quatre faisceaux, composés chacun de soixante-quatre lames J'aoior d'un millimètre irépaisseur, assemblées sur les counmiios d'un bâti en bronze. Leurs extrémités, en saillie sut le bâti antérieur, forment quatre surfaces cylindriques, a^ oenliv desquelles tourne Tanneau.
L'anneau contient également 16 bobines induites; mais ^^^ lames des noyaux sont découpées de façon à présenter qu»^"** siiillies entre lesquelles le, (il enroulé forme quatre hélices *3- "*' lin4*tes . fiiT. IG3). Ces bobines sont montées de la même faM^ ^ autour d'une roue en bronze; elles sont reliées en série conm "•eellesS d'un anneau de Gramme, et des dérivations sont étab J ^
à chaque jonction, pour les relier -«-^
64 lames du collecteur.
L'emploi de quatre champs mag^^^
tiques alternés entraîne deux plans ^
commutation, jilacés comme ceux cjt , nous avons rencontrés dans la machin
Ki^:. lïîCl.lViaihle l'anneau i i »■ !-• »i ^ ^
■X oourauts continus octogomile de M. Gramme. Il y a do/irr
a^ Meriieus. quatre frotteurs, deux ])Our chacuQ
des courants recueillis au même instant, courants que Ton peut utiliser séparément ou associera NoUuUè.
Le collecleur est monté sur le moveu de la roue t»n bronze, oo qui èvilt» lt>ut déplacement des iils, lors des démoulages. tti anneau de bronze mobile sert de support aux axes des portefivlteurs, el fai'ilile le réglage exact dt^s points de conta<'l des ft\»lteurs sur le collecteur. Cetle disposition permet aussi de ivuNcrser b*s frotteurs, lorsque» Ton veut employer la machine connue moltMir électrique.
i!eMe machiiu» est ])référal)l(> aux machines dvnamo-électri- ^ue^i pour le chargement des piles seiN)nilaires. En effet, lorsque KV«^ piles sont en chargement, il arrive un moment où l'énergie ^vumulêe dépasse la puissanct; de la machine qui fournit le cvttVttiU; avec une machine dynamo-électrique, à moins d'emtttojvr un appareil de sûreté spécial, la circulation de rélcctri-
CONDITIONS GENERALES DES MACHINES. .îi".
cité peut s'établir en sens inverse, et c'est la pile qui se Jêoharsre à travers la machine. Mais le courant, ainsi renverse, chanire la polarité des inducteurs et. la machine continuant à tourner, tout le travail fait précédemment se détruit. Avec des aimants permanents pour induottrurs. cet inconvénient ne peut {uis se produire.
En dehors des machines que nous venons de passer en revue, il en existe encore un assez grand nombre qui marchent également bien et dont la description nous entraineniit trop loin. Les explications que nous avons données permettront de comprendre facilement leur fonctionnement, les ditrérences ne reposant que sur la forme et la positiim relative de leurs éléments constitutifs. On comprend que nous ne pouvons leur assigner de valeur comparative : en général, chaque machine fait partie d'un système pour lequel elle est spécialement établie, et les résultats d'exjiériences représentent plutôt la valeur de rensemble que celle de la machine en particulier.
Nous résumerons seulement les conditions principales qu'il importe de rechercher. Les machines doivent s'écluuiirer le moins possible, jiarce que la chaleur ainsi dégagée est une perte de travail et qu'elle peut devenir une cause de destruction pour les isolements. Cette production de chaleur ne peut pas ètro évitée complètement; mais on peut la diminuer en réduisant les résistances inutiles, comme celle des lils qui no concourent pas îi la jiroduction des courants. Les noyaux métalliques mobiles doivent être construits de façon à diminue^ la production des courants parasitaires et à empêcher la circulation de ceux que Ton ne peut entièrement supprimer.
Le fil induit doit être divisé en un nombre aussi grand que possible d^hélices ou de faisceaux, afin que les courants partiels soient plus faibles, co qui diminue la puissance des étincelles sur les collecteurs; il est vrai qu'il faut alors augmenter le nombre do ces courants et, par suite, la vitesse des pièces mobiles; mais celles-ci étant plus légères et plus faciles à équi-