‹ La lumière électrique, son histoire, sa production et son emploi dans l'éclairage public ou privé, les phares, les théatres, l'industrie, les travaux publics, les opérations militaires et maritimesChapitre 166 sur 183 · LES APPLICATIONS INDUSTRIELLES · texte numérisé non relu

LES APPLICATIONS INDUSTRIELLES

Malheureusement l'éclairage él(»ctrique ne rentre pas encore dans les conditions ordinaires ; nous n'avons {>as rélcctricité à notre disposition comme le gaz qui vient nous trouver sans que nous ayons à nous préoccuper de sa production; c'est à cela que Ton doit arriver, peut-être même prochainement; ce jour là, l'éh^ctricité ne sera plus discutable, elle s'imposera. En attendant, pour avoir de la lumière, il faut fabriquer soi-même rélectricité ; il faut faire Tavance des dépenses d'installation, entretenir et amortir le matériel; cela devient, comme nous allons le voir, un élément assez important du prix de revient, élément qui, pour le gaz, se trouve compris dans le prix de vente, et qui ne le grève j)as beaucoup, parce qu'il est réparti sur un chiffre énorme de consommation. L'importance de cet élément est naturelh»ment proportionnelle au nombre d'heures d'éclairage. C'est peu de chose jjour les opérations qui marcheni jour et nuit sans interruption, comme certaines usines et certains serv-ices de chemin de fer; c'est grave pour une industrie qui n'a besoin de la lumière artihcielle que pendant la soirée ; malgré cela la lumière électrique, judicieusement employée, est déjà, dans beaucoup de circonstances, plus économi(|ue que le gaz, non seulement au prix él(»vé que l'on pai<; à Paris, mais même au prix léduil consenti aux municipalités et aux compagnies de chemins de f(T, et même au prix encore plus faible que coûte le gaz dans les pays producteurs de charbon.

Depuis Tannée 1856, où l'on commençait à faire des essais d'éclairage électrique, d'un côté avec les anciennes piles, et de l'autre avec la machine de l'Alliance, alors à ses débuts, le prix de celte lumière a continuellement diminué.

Lors des expériences fait(»s à Lyon, en 1857, par MM. Lacassagne et Thiei's, une lumière d'environ cinquante becs carcels, produite avec 60 éléments Bunsen, coûtait, d'après M. Bec- (juerel, î) fr. 55 cent. j»ar heure; c'est encore à peu près ce quelle coûtenut aujourd'hui, avec ce mode de production. Lors des essais faits au Conservatoire des Arts et Métiers avec la machine de l'Alliance en 1856, M. Leroux a trouvé pour 100 becs

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